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Cote dIvoire les habitants victimes de la greve des transports

Cote dIvoire les habitants victimes de la greve des transports

Les Ivoiriens ont souffert de la grève des transporteurs. Malgré la baisse du prix du gasoil, le coût du transport reste élevé sur certaines lignes.

Les Ivoiriens n’oublieront pas de sitôt la grève enclenchée dans le milieu du transport terrestre le 12 avril 2010 pour dénoncer la cherté du prix du gasoil à la pompe. Durant sept jours, les véhicules de transport en commun qui permettent à la majeure partie de la population de se déplacer ont “garé”. Cela a paralysé le travail dans tous les secteurs d’activités.

La croisée des chemins pour les populations

Après avoir déposé un préavis de grève auprès du chef de l’État, du Premier ministre et des ministères de tutelle, les transporteurs sont effectivement entrés en grève le lundi 12 avril : les taxis intra- et extra-communaux, les minicars communément appelés “Gbakas”, n’ont pas roulé. Les compagnies de transport assurant le déplacement des personnes et des marchandises d’Abidjan vers l’intérieur du pays sont restées fermées.

Seuls les autobus de la Société des transports abidjanais (SOTRA) essayaient tant bien que mal d’assurer le transport des centaines de milliers pour ne pas dire de millions d’Abidjanais. Pour les zones non couvertes ou d’accès difficile, les gens n’avaient d’autre solution que la marche. Aux heures de pointe, on apercevait de longues files d’hommes en pleine marche sur les voies de la capitale économique.

Chacun faisait comme il pouvait pour se rendre sur son lieu de travail, ou au marché pour faire ses amplettes. Les légumes et certaines denrées alimentaires qui proviennent des villes de l’intérieur du pays ont commencé à se rarifier. Le peu qui restait est devenu cher. “On ne peut rien acheter au marché. Tout est devenu cher“, se lamentait le jeudi 15 avril Traoré Mariam, habitante d’un quartier de la commune d’Adjamé.

Devant le manque des véhicules qui les transportaient habituellement, de nombreuses personnes sont restées terrées chez elles. Certains citoyens, dont le lieu de travail est éloigné, ont pu parfois se rendre au boulot en bénficiant de l’appui d’un frère, parent ou ami véhiculé, qui sortait. Quand ils se sentaient épuisés, certains optaient pour l’auto-stop.

L’attente a été longue

Les populations qui espéraient voir cette crise s’estomper le plus rapidement possible, comme cela a toujours été le cas dans ce secteur sensible, ont perdu, cette fois-ci, leurs illusions.

L’appel à la reprise, lancé à la télévision nationale le jeudi soir par le ministre des Transports, Albert Flindé, n’a en rien changé la décision des protestataires, lesquels se sont opposés à la proposition du gouvernement qui avait consenti à faire une réduction de 15 FCFA sur le coût du gasoil, là où les transporteurs plaidaient pour l’enlèvement des 30 FCFA ajoutés au prix du litre de gasoil lors de la dernière augmentation.

Le gouvernement revoit sa position

Devant la fermeté des grévistes, qui ont, pour une fois, tous respecté le mot d’ordre de grève, comme un seul homme, le gouvernement a revu sa copie. La baisse de 30 FCFA a été consentie, et le travail devait en principe reprendre dès le samedi 17 avril au soir.

En dépit de cette avancée, il y a eu des blocages. Certains chauffeurs qui avaient repris le travail, ont “garé” à nouveau, au motif que la réduction annoncée n’était pas encore effective à la pompe – c’est à la date du 19 avril que le nouveau tarif au rabais devait rentrer en vigueur. Ceux qui croyaient en cette mesure roulaient, pendant que les sceptiques attendaient, pour reprendre le travail, de voir les prix baisser effectivement dans les stations services.

Certains ont profité pour augmenter le coût du transport


Lorsque la dernière augmentation du prix du carburant est survenue, certains transporteurs ont profité de ce cafouillage pour majorer le coût du transport sur certaines lignes. C’est le cas à Cocody où les taxi intra-communaux, appelés “wôrô wôrô”, qui effectuent le trajet Zoo-Sococé II Plateaux, sont passés de 200 à 250 FCFA, soit une majoration de 50 FCFA. Idem pour les “wôrô wôrô” qui font le tronçon Agban-Vallon où le transport est passé de 200 à 250 Fcfa.

Mais en dépit de la normalisation et de la baisse du prix du carburant à la pompe, les transporteurs de ces lignes ont conservé le coût du voyage majoré à la suite de la dernière augmentation.

Les coûts pratiqués avant la dernière hausse

Les prix du carburant ont grimpé pour la énième fois à la date du 1er avril en Côte d’Ivoire. Le litre du gasoil est passé de 615 à 645 FCFA, soit une augmentation de 30 FCFA. Pour l’essence super, le coût du litre est passé, à la même période, de 738 à 779 FCFA. Un responsable de syndicat de transporteurs indique que la dernière augmentation des prix du carburant est survenue, alors que les acteurs plaidaient déjà pour une baisse du prix de l’essence et du gasoil dans les stations-services.

CONT 9

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