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Charlie Chaplin une voix portee par le mime Le langage du cinema muet a travers le personnage de Charlot

Charlie Chaplin une voix portee par le mime Le langage du cinema muet a travers le personnage de Charlot

Entre satyre et burlesque, endossant le costume du clown triste, Chaplin, par le mime, se démarque volontiers du cinéma parlant.

Charlie Chaplin (Charles Spencer Chaplin) est un des plus célèbres personnages hollywoodiens, né à Londres le 16 avril 1889, et mort le 25 décembre 1977 en Suisse. Acteur, producteur, réalisateur, scénariste, il s’est illustré au début du cinéma muet. Il apparait pour la première fois dans Kid Auto Races at Venice en 1914. Chaplin utilise le langage gestuel dans la plupart de ses films, langage qui repose sur le mime, universel et compris de tous.

Ses films décrivent la réalité sociale : ayant vécu une enfance difficile et séjourné à l’orphelinat, Charlot se sent préoccupé par la misère sociale qui l’environne et propose une satyre du monde contemporain.

Principaux films

  • Charlot est content de lui – 1914 – (muet)
  • Le Vagabond – 1915 – (muet)
  • Le Kid – 1921 – (muet)
  • La Ruée vers l’or – 1925 – (muet)
  • Le Cirque – 1928 – (muet)
  • Les Lumières de la ville – 1931 – (sonore)
  • Les Temps modernes – 1936 – (sonore)
  • Le Dictateur – 1940 – (parlant)
  • Les Feux de la rampe – 1952 – (parlant)

Charlie Chaplin a réalisé en fait plus de 70 films. Faisant résistance au cinéma parlant, il a longtemps continué de créer des films sonores mais non parlants.

Le cinéma muet : un langage universel

Dans ses films, il entend créer le contraste, la surprise et l’inattendu, servis par une mise en scène qu’il est le seul à diriger.

Depuis ses débuts, il reste farouchement opposé au cinéma parlant, estimant le dialogue dans les films comme peu nécessaire. La parole, pour lui, suppose un barrage de la langue, alors que le mime est un langage universel. Ainsi, il entend bien faire de Charlot un personnage mondialement connu. Le succès est tel qu’il crée ses propres studios dans lesquels il tournera Une vie de chien, Charlot soldat, Le Kid… Pourtant, Chaplin introduit peu à peu le sonore dans ses réalisations : les lumières de la ville en 1931 est le premier film qui peut en bénéficier. Par les sons produits par un saxophone à la musique imparfaite, il ironise sur le rôle du bruit au cinéma. Dans Les Temps modernes, au moment de chanter, Charlot se défile : “J’ai oublié les paroles!”. Il en ressort un langage incompréhensible. Le son, le hoquet ou le discours politique ennuyeux sont exploités à des fins comiques et toute ébauche de parole est rendue cynique.

Pour Charlie Chaplin, son vagabond est, et reste un personnage muet. Cinéaste indépendant, malgré l’apparition du sonore, il rêvait que le cinéma muet soit reconnu comme un genre à part entière, tout aussi puissant que la parole et surtout, qu’il subsiste…

Le clown triste

Charlie Chaplin s’est avant tout illustré dans le mime : son personnage muet s’est exprimé par une gestuelle clownesque. Anti-héros, Chaplin critique la société par le biais de la satyre. Il crée en 1914 son personnage, Charlot le vagabond, the Tramp, porte-parole et dénonciateur d’une société abusée.

Le personnage de Charlot révèle des ambivalences : vagabond et aristocrate, populaire et controversé, comique et tragique, clown mais triste… Le vagabond aux allures de gentleman se crée un costume : un chapeau melon, une canne, une veste noire, un long pantalon et des chaussures trop grandes. Cet accoutrement évoque le déguisement des clowns, et tend vers le comique, parce qu’il entraine une gestuelle maladroite dans une démarche toutefois très élaborée. Charlot le vagabond reste le clown triste. Il constate amèrement la misère sociale, et se propose d’incarner cette humanité souffrante, tout en mettant en scène des situations par lesquelles il critique les régimes politiques, la consommation de masse ou le travail à la chaine… Dans son film, Le Cirque, Charlot débarque au milieu d’un numéro de clown, prend sa place et déclenche les rires par inadvertance. Dans ce film, plus que dans tout autre, Charlot revendique explicitement le rôle du clown triste… et déchu.

Charlie Chaplin a réalisé environ 70 films, de 1914 à 1923.

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