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Carnaval de couleurs en Colombie Toute la splendeur de la Colombie de Bogota a Carthagene

Carnaval de couleurs en Colombie Toute la splendeur de la Colombie de Bogota a Carthagene

« Le risque, c’est de vouloir y rester ». La Colombie dispose désormais, dans la majeure partie de son territoire, de tous les atouts pour séduire les visiteurs.

En arrivant à Bogotá, on est frappé par la forte présence militaire, assez imposante notamment aux abords du confortable hôtel Sofitel Victoria Regia. Le tableau colle assez bien avec l’image que l’on peut se faire d’une Colombie sulfureuse et peut-être périlleuse; pourtant, au fil des heures, cette vision s’estompe au profit d’une réalité bien différente. Il suffit d’une escapade dans cette capitale de huit millions d’habitants s’étalant à plus de 2600 mètres d’altitude, sur l’une des trois branches de la cordillère des Andes qui modèlent la géographie de la Colombie, du nord au sud.

Musée Botero

La promenade en bus à travers les montagnes russes des rues colorées de Bogotá conduit jusqu’au quartier de la Candelaria, facilement repérable par sa surprenante réplique de la cathédrale de Florence. Candelaria est l’endroit idéal pour flâner à pied et sentir toute la vie de cette cité joyeusement animée. La balade passe par les petites places pavées aux façades vertes ou jaunes recouvertes de fleurs fuchsias, et dont l’ombre abrite la foule de petits vendeurs de bonbons et cigarettes. Un détour par le musée Botero, une visite grand musée de l’Or (unique au monde dans sa catégorie), puis une pause pour un « tinto » (café), et l’on se surprend à se laisser imprégner par la douceur de vivre que respire Bogotá.

Temple de la fête

Alors, où est passée la périlleuse Colombie? Au milieu de l’après-midi, entouré d’une multitude de marchands et d’étudiants débonnaires sur la grande place près du palais présidentiel, la question de savoir s’il fallait venir ou pas ne se pose plus : les absents ont tort. Dommage de se priver surtout de ce rapport avec une population chaleureuse qui se retrouve en nombre -et en short- sur les grandes artères de Bogotá réservées au vélo le dimanche matin, ou dans la célèbre resto-bar-discothèque « Andrés Carne de Res », temple de la fête; au menu : viandes grillées, rhum, danses endiablées sur les pistes (et les tables) et… réveil difficile assuré le lendemain !

Histoire et authenticité

A peine arrivé, et on laisse déjà Bogotá à regret. Cap au nord, à travers les paysages verdoyants et vallonnés de la cordillère orientale. Un chemin où l’on croise, au hasard des haltes, cette jurassienne ravie d’être installée ici depuis trente ans pour y faire du fromage (dans un décor finalement pas si différent de sa terre natale); où l’on découvre aussi cette improbable « Cathédrale du sel » souterraine de Zipaquira, creusée dans une ancienne mine saline, et dont les galeries labyrinthiques conduisent jusqu’à l’imposante chapelle troglodyte. Et au bout de la route, à 177 kilomètres au nord de Bogotá : Villa de Leyva, une ville exceptionnelle en Colombie et sur le continent Américain. Son architecture coloniale a été préservée comme un joyau entre le désert de la Candelaria et la lagune sacrée d’Iguaque. La promenade sur la grande place centrale – qui garde intacts ses pavés et son couvent du XVIIème siècle – est un voyage dans le passé. Mais un passé bien vivant, car c’est aujourd’hui jour de marché à Villa de Leyva : les couleurs des étals, les interpellations joyeuses des marchands, les odeurs de cuisson des « arepas » (galettes à la farine de maïs) ravivent le charme de cette cité hors du temps.

Trésor d’architecture coloniale

Mais le meilleur reste sans doute à venir, encore plus au nord, sur la façade caraïbéenne de la Colombie, où ont été construites les fortifications de Carthagène (fondée en 1533). L’intérieur de l’enceinte en pierres recèle un véritable trésor d’architecture coloniale. Sous une chaleur anesthésiante, la promenade est un carnaval de couleurs entre les murs rouges, verts, ocres et bleus, entre les zapaptitos (ou “petits souliers” pour désigner les minuscules taxis jaunes) et les Chivas (bus-fanfares multicolores) qui jettent leurs échos de musique salsa dans la moiteur tropicale des rues du centre historique de Carthagène. Hors des fortifications, la ville s’est développée pour devenir aujourd’hui le pôle touristique majeur de Colombie, avec ses grandes tours en bord de mer formant un immense chapelet d’hôtels et de restaurants. Carthagène, ville de croisières, est aussi le point de départ pour les sorties balnéaires, jusqu’aux îles du Rosaire, de San Andrés ou de Punta Faro (pour nager au dessus des coraux), dont les hôtels étalent leurs bungalows sous les bougainvilliers et les hibiscus, jusque sur la plage baignée par les eaux vert-bleues. Encore un joli mélange de couleurs pour éclairer la Colombie sous un jour nouveau.

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