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Carlos Mozer le roc de lOlympique de Marseille

Carlos Mozer le roc de lOlympique de Marseille

Regard sur le passage à l’Olympique de Marseille du joueur de football brésilien Carlos Mozer

International en équipe du Brésil, passé par les clubs de Flamengo, Benfica, Kashima Antlers et bien évidemment l’Olympique de Marseille, c’est dans la cité phocéenne que Carlos Mozer, de son propre aveu, atteignit son meilleur niveau de footballeur.

Mozer entre dans la légende de l’Olympique de Marseille

L’année dernière, à l’occasion des 110ans du club, il est élu par les supporters marseillais libéro du siècle devant des défenseurs aussi illustres que Laurent Blanc et Marius Trésor.

Arrivée à maturité à l’OM (29ans), il participe de 1989 à 1992 à l’hégémonie marseillaise sur le football français aux côtés des Jean-Pierre Papin, Chris Waddle et autre Abedi Pelé. Il remporte ainsi trois championnats nationaux et il est de la finale malheureuse de 1991, perdue aux tirs au but (sur un penalty de Darko Pancev) face à l’Etoile Rouge de Belgrade en Coupe d’Europe des clubs champions.

La charnière centrale qu’il forma avec Basile Boli fut sans nul doute, de par son impact physique et sa complémentarité (au premier le sens du placement, au second la vitesse de course) une des plus redoutée de l’époque.

Mozer, un roc pas si méchant

On a pris l’habitude de qualifier Mozer de défenseur violent aux tacles assassins. Cette image a fortement nourri sa légende; Didier Deschamps disait encore récemment de lui: ” c’est avec lui que je me suis rendu compte que les attaquants pouvaient avoir peur d’un défenseur. Il faisait ce qu’il fallait dès la première intervention pour qu’ils aient peur d’ailleurs’, mais cette image est réductrice.

Rigoureux, dur sur l’homme, joueur de duels doté d’un solide jeu de tête, le grand libéro marseillais (1,87m) aimait impressionner l’attaquant adverse par l’intensité qu’il mettait lors des contacts physiques; mais, des défenseurs olympiens (Di Meco et Boli en tête) il était certainement le moins agressif et le plus joueur. Bien souvent son parfait placement lui permettait d’intervenir proprement. Possédant une technique intéressante il n’hésitait pas à se mêler, balle au pied, aux joutes offensives de son équipe (pour la petite histoire, il finit milieu offensif lors de la finale de 1991).

Un homme attachant

D’un abord facile, avec son allure dégingandée et son sourire franc, le roc venu du Brésil conquit rapidement le coeur des supporters et de ses coéquipiers. Aussi Intraitable sur un terrain de football qu’il était agréable à l’extérieur. On se souvient pour l’anecdote d’un loup, amené là pour un reportage commandité par Didier Roustan, effrayant toute l’équipe et le staff marseillais, et qui finit par faire ami-ami avec Mozer. Une bête féroce finalement bien attachante; un peu comme lui.

Fidèle au club ciel et blanc, Carlos Mozer revient régulièrement à Marseille à l’occasion de diverses commémorations. On peut louer l’ouverture d’esprit d’un homme qui se fondit dans l’âme phocéenne et qui, tout au long de sa carrière, alla partager son talent et sa joie de vivre aux quatre coins du globe: Du Brésil au Japon via le Portugal et la France (en tant que joueur), et aussi en Angola, au Maroc et un retour récent au Portugal (en tant qu’entraîneur).

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