Carnet de route, Cape Town: “Entangled Nations”

janvier 31st, 2007

cape_town1_south_africa.jpgJe mettais les pieds pour la première fois dans cette ville sud-africaine: Cape Town. J’étais l’invité de l’association “Africa Centre”, pour participer à une série d’ateliers devant répondre à cette question précise, dans le texte original, s’il vous plaît: “What kind of knowledges and practices might strengthen the diverse collective experiences of African peoples today?” Une vingtaine de participants venant d’Afrique et de la diaspora, parmi lesquels quelques vieilles connaissances: Ngoné Fall, Werewere Liking, Souleymane Koly, Ray Lema… et un certain Sami Tchak, victime d’une de mes farces; en effet Sami et moi nous sommes retrouvés dans le même avion sans qu’il sache où j’allais exactement… jusqu’au dernier moment, il n’a jamais su que nous étions tous les deux invités du même programme!
22 janvier: Le premier soir, Ray Lema s’exerce au piano, en compagnie de Neo Muyanga, jeune pianiste sud-africain. Le duo nous gratifie d’une improvisation autour de l’archi-classique “Ata Ndele”. “Nous sommes un peu ingrats pour le second pianiste”, me fait remarquer Patrice Nganang. Et il a raison: chaque fois que Ray laissait Neo jouer tout seul, l’attention du public se relâchait. Neo Muyanga est pourtant un artiste très connu chez lui, mais il faut croire que Ray Lema attire plus encore les suffrages par son jeu tellement décontracté qu’on se demande où il a appris à jouer. Un maître est un maître, c’est comme ça, c’est comme ça!
Grâce à ce voyage à Cape Town, j’ai pu rencontrer pour la première fois l’écrivain camerounais Patrice Nganang. La rencontre avec l’auteur de “Temps de chien” fut passionnée. L’occasion de lever plusieurs malentendus entre lui, Sami et moi, à propos de notre vision de la littérature africaine et de la question de la dépendance supposée ou réelle des uns et des autres vis-à-vis des institutions littéraires françaises. Jusqu’à 2h du matin, dans le bar du Spier Estate abandonné par les participants aux ateliers de l’Africa Centre, nous avons palabré les yeux dans les yeux. Mais puisque Patrice ne souhaitait pas que je rapporte sur mon blog certains de ses propos sur notre « petit milieu », je préfère ne pas en dire trop. Juste ceci : Patrice est un garçon intelligent et sensible (trop ?) qui comprend les choses quand il accepte de vous laisser argumenter jusqu’au bout. Encore faut-il qu’il accepte…
L’Africa Centre est un projet qui donne la mesure de l’hégémonie future de l’Afrique du Sud sur le reste du continent. Un projet entièrement financé de l’intérieur, alors que ailleurs on aurait appel aux subventions internationales. Ce qui autorise une certaine arrogance dans les propos des participants sud-africains. Nous sommes sur un domaine immense appartenant à la famille Spier, des descendants de colons Afrikaners établis au Cap depuis le 17e siècle. Nous logeons dans un hôtel chic appartenant aux Spier, lesquels ont offert le terrain sur lequel vont être construits les locaux du projet. Je suis sensible au geste : voilà des riches qui font quelque chose de leur argent en l’investissant dans la culture, l’activité considérée comme la moins rentable. Dans le reste de l’Afrique, l’égoïsme des riches interdit de telles pratiques, à moins que je me trompe ! Très peu le font, investir dans la culture des céréales oui, mais financer des musées, des centres culturels, racheter des cinémas en faillite, ouvrir des bibliothèques, etc., voilà le genre de gestes qu’on rêve de voir nos bourgeoisies locales accomplir, pour passer à la postérité autrement qu’en se gavant de vins fins et de champagnes importés par la valise diplomatique !
23 janvier : Incident, le soir, entre Werewere Liking et Faustin Linyekula, chorégraphe de la RDC. Nous étions au deuxième jour d’une improvisation de danse contemporaine. Faustin danse et chante, ou plutôt fait du rap sur fonds d’images interactives, une répétition d’une compagnie de Johannesburg retransmis en direct par la vidéoconférence ! L’Africa Centre en a les moyens. Soudain, Faustin explose : « Fuck Africa ! » Personnellement, j’avoue que ce genre de phrase a fini de me choquer depuis longtemps. Ce qui n’est certainement pas le cas de Werewere qui se lève, furieuse, et se dirige avec sa canne de reine mère (Mama Africa ?) vers le praticable au milieu du public où se tenait Faustin. Elle lui arrache le micro des mains, et véhémente, se met à l’engueuler : « C’est de la délinquance. Vous voulez baiser l’Afrique, eh bien baisez-moi maintenant ! » Et la voilà qui se met à pousser le danseur avec ses fesses de reine, à le maudire plutôt, tellement ce geste de frapper avec le postérieur m’a rappelé celui des femmes togolaises traînant leurs fesses nues par terre pour maudire un certain M. Bonnecarrère, gouverneur colonial au Togo juste avant l’indépendance. Juste après avoir lancé son défi ou sa « malédiction », Werewere s’en est allée, nous laissant suivre le spectacle qui a continué malgré le malaise. Né de la confrontation violente de deux visions artistiques, elle la doyenne du panafricanisme artistique féru de belles choses soignées et fidèle à une certaine idée de l’Afrique, et le jeune Faustin, moderne, branché nouvelles technologies, plutôt enclin à la déconstruction et à l’expérimentation sans limites ! Il faut dire aussi que le mécontentement contre le jeune homme couvait depuis la veille. Une unanimité négative contre sa performance : Ray Lema, Souleymane Koly et Liking unis dans leur jugement définitif contre Faustin et ses danseuses. « S’il fait ça à Kin, il va mourir de faim » a lancé un des censeurs. Il faut dire que la cacophonie de l’improvisation a de quoi dérouter un puriste. A part la plastique irréprochable d’une des danseuses sur laquelle Sami et moi sommes tombés d’accord, le spectacle de danse lui-même était répétitif et lassant. Mais de là à maudire ce jeune homme avec nos postérieurs réunis… Plus de peur que de mal, néanmoins, car le lendemain Werewere et Faustin ont calmement échangé en privé. Plus tard, radieux, il nous dira : « C’est ma mère, elle a parlé, que voulez-vous que je dise ? Quand la mère parle, on ne dit rien. »
24 janvier : Ray Lema bis, concert improvisé de plus d’une heure. Ici, je ne puis m’empêcher de faire état de l’insatisfaction des autres délégués africains. Il se trouve que, par déduction, nous sommes arrivés à comprendre qu’on nous avait invités à Cape Town sans savoir qui était qui. Le mystère des listings d’artistes ? Le concert de Ray est une demande de ses fans dont je fais partie. Inviter une pointure musicale sans en profiter, sans prévoir dans le programme quelque performance, voilà ce qui s’appelle se comporter comme des aveugles, à moins que ce ne soit de l’indifférence ? Sans compter que la convivialité n’est pas au rendez-vous. Blancs et Noirs se côtoient sur le domaine des Spier sans partager réellement. Un délégué s’interroge à haute voix : « sommes-nous vraiment en Afrique ? » Un autre délégué, américain, lui répond : « Nous sommes à côté de l’Afrique ».
25 janvier : Le dernier jour de notre séjour, petite équipée en ville. Cape Town est une cité à l’architecture massive. Son centre-ville ressemble au centre-ville de n’importe quelle ville européenne ou américaine. Après nos courses dans un magasin de disques (j’en ai profité pour éduquer Sami sur le jazz sud—africain !), et quelques menus achats, Sami, Koly et moi-même entrons dans un café pour déjeuner. La serveuse est joviale et nous demande d’où nous venons. Nous lui répondons, et lui posons des questions sur la réputation et l’image à cape Town des Spier, viticulteurs, hôteliers et organisateurs de manifs culturels. Elle botte en touche. « Je ne suis pas d’ici, je suis Hollandaise ». Quelques heures plus tôt, nous avions rencontré un Ouest Africain, un vendeur d’objets d’art qui nous avait raconté comment la police sudaf’ fait la chasse aux immigrés africains sans papiers. Des Somaliens ont même été brûlés dans un township, nous rapporte-t-on. La nouvelle Afrique du Sud qu’a voulu Mandela tiendra-t-elle longtemps à ce rythme ? Beaucoup de frustrations, de non-dits entre Blancs et Noirs, entre les Noirs d’ici et leurs « frères et sœurs » immigrés. Que dire, que penser ? Observer, espérer. Demain nous serons partis. Sur le chemin du retour, le taximan, un Indien, nous montre la photo de son fils. «Il fait ses études à Londres. » Le soir, pendant que je fais mes valises, stupeur, je découvre qu’un employé de l’hôtel a fouillé mes affaires, plus de la moitié de mes euros ont été raflés dans mon portefeuille. J’ai porté plainte à la réception, pour rien. Allez, me suis-je dit : « Bye, bye, Cape Town, ville blanche, noire et sèche. »
P.S. Quitter Cape Town pour Lomé est une galère. Il faut faire des sauts de puce. Cape Town, Jo’burg, Accra, Abidjan puis Lomé. J’ai raté ma correspondance à Abidjan avec quatre heures de retard et dormi au Plateau. Le lendemain, re-stupeur, ma valise principale a été visitée également : chaussettes, DVD, mes CD de jazz sud-africains (oh my God !) ont disparu. Alors je m’interroge : qui cette fois-ci a frappé, les frères sudafs ou les frères ivoiriens ? Ah, décidément, les voyages forment la jeunesse et appauvrissent les pauvres !

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51 Comments Add your own

  • 1. franck  |  janvier 31st, 2007 at 17:14

    Avais-je su que tu te rendais à Cape Town, je t’aurais recommandé quelques endroits à visiter à bord de mer : sublime beautés de la nature préservées par l’intelligence humaine. Ceux qui connaissent l’Italie parlent d’une Toscanie tropicale. Je n’en peux dire ne connaissant de l’Italie que Rome et Brindisi, une obscure ville au bord de la mer adriatique.Dommage pour les CD.

  • 2. Sami  |  janvier 31st, 2007 at 21:07

    Franck, nous n’aurions pas pu découvrir les beautés dont tu parles. Figure-toi que nous avons été enfermés dans l’hôtel et les lieux de débats sur ce domaine situé à 40 km de la ville et que nous n’avons vu la ville, enfin un bout de ville qu’au cinquième jour, quelques heures avant mon départ, un jour avant le départ de KA. Aucune visite n’avait été organisée et dans l’esprit des organisateurs c’était aéroport-domaine Spier-aéroport. C’est nous-mêmes qui avions tenu à voir la ville, certains d’entre nous du moins, les autres ayant fait plus de douze heures de voyage juste pour séjourner à l’intérieur d’un domaine qu’on aurait pu voir au Mexique, aux USA ou en Colombie. C’est te dire si le bord de mer, nous n’en aurions humé que le parfum salé.

  • 3. Zik  |  février 1st, 2007 at 14:56

    Pourquoi peu de riches Africains sont ils philanthropes?

    Bonne question K. A. Mais peut être qu’au bout du compte, l’environnement socio-économique Africain reste trop précaire, pour qu’on se permette de “partager” son argent. Dans un système où règne la peur, la saisie arbitraire des biens, le manque de confiance dans les institutions, qui va donc transferer ses avoirs de Geneve à Libreville où Lomé. A LBV, j’ai remarqué que les grosses fortunes (les vraies, pas les m’as tu vu qui s’estiment riches parcequ’ils ont acheté leur première Mercedes) sont très discrètes et vivent même souvent en dessous de ce qu’ils pourraient étaler. Ces gens ont tout simplement peur de faire ombrage aux gens du pouvoir, qui aiment être les seuls sous le “spotlight”. Si au Gabon, un riche autre que membre de la Famille Bongo, faisait de la philanthropie à coup de millions, je vous assure qu’on verrait en lui une menace pour le pouvoir, et on va le casser. En Afrique, il n’y pas de confiance possible à placer dans les institutions. Soyons réalistes, le genre de philanthropie dont parle K. A., à cette echelle, n’est encore possible qu’en Afrique du Sud. Il y a des petits actes dans les autres pays, mais l’echelle est differente.

  • 4. Sami  |  février 1st, 2007 at 16:55

    Zik, tu as tout dit. Dans le restaurant de l’hôtel des Spier, un homme blanc nous approche, KA et moi. Depuis au moins une demi-heure il nous regardait sans nous adresser la parole. Et quand il eut enfin le courage de nous l’adresser, ce fut pour nous dire que l’Afrique du sud, ce n’était pas l’Afrique (je suppose qu’il pensait précisément à l’Afrique noire). Il fut soulagé de nous entendre dire que nous pensions la même chose, ce que KA rapporte d’ailleurs: l’Afrique du sud est à côté de l’Afrique. Et puis des fortunes au Gabon, je doute fort qu’il y en ait de la nature de celle des Spier. Le domaine lui seul occupe un espace où on pourrait fourrer trois villes moyennes. Les champs de vignes sont à perte de vue, l’hôtel lui-même est un vaste quartier résidentiel avec lac, aires de jeux divers… Des fortunes méthodiquement construites depuis quatre siècles, ça aussi ce n’est pas sûr qu’on trouve des exemples équivalents au Gabon ou au Togo. Il s’agit bien d’autres choses. Il faut rappeler que ce projet d’un centre artistique sur le domaine des Spier a déjà fait l’objet d’un concret à New York et à Paris. Les moyens qui y sont mis sont au-dessus des budgets de la plupart de nos Etats. Mais on n’oublie pas de penser aux conditions dans lesquelles de telles fortunes ont été bâties. C’est l’histoire qui veut ça!

  • 5. Zik  |  février 1st, 2007 at 17:53

    Sami,

    S’il fallait penser à l’origine de ces fortunes, les Rockefeller, Kennedy, De Beers, Dassault et même le très sulfureux Bernard Tapie…
    Il est vrai que chez nous, l’échelle est différente. Un distant oncle à moi possède un hotel d’une dizaine d’étages à LBV. Mais ce monsieur dont la fortune peut facilement tourner dans les milliards cfa, est d’une discrétion presque maladive. Si vous lui proposez un acte collectif de type philanthropique, il vous répondra que ce genre de chose attire les jalousies. Restons tranquiles dans la famille etc… Les mentalités doivent évoluer.

  • 6. Zik  |  février 1st, 2007 at 21:08

    Sami,

    En faisant une fouille, j’ai découvert le fait suivant:
    -Le premier milliardaire Africain, reconnu officiellement comme tel, serait Moïse Tshombé.
    -Le même Tshombé serait le premier Africain à avoir acheté un avion gros porteur, en payant “cash”.

    Question: qu’en est-il de cette fortune aujourd’hui? Pourquoi contrairement aux Spier, il n’y a pas eu de fructification au cours des générations, dans le cas Tshombé?

  • 7. Sami  |  février 1st, 2007 at 22:48

    Ne cherche pas, Zik. La fortune des Tshombé, cela n’a rien à voir avec des affaires familiales intelligemment menées depuis des siècles. Il a acheté un avion gros porteur cash, eh ben d’autres ont investi l’équivalent de cet argent dans des secteurs porteurs à moyen ou long terme. Certaines fortunes renvoient à de solides visions du monde, à la projection des humains dans les lointains futurs, à l’idée de construction. La fortune des Spier, c’est le reflet de l’idée de construction de la nation, celle qui s’exprime à travers l’Afrique du sud, au point qu’on dise qu’elle n’est pas en Afrique, celle qui fait que l’Afrique du sud, ce n’est pas le Zaïre ni le Gabon ni le Togo, mais l’Afrique du sud. Tshombé et les Spier n’ont aucun point commun. Hélas, nous avons trop de Tshombé, à tous les échelons. Et peu de chance de construire des avenirs aussi solides et durables que le domaine Spier. Cela ne s’improvise pas, Zik. Ce n’est pas juste de l’argent qu’il s’agit, mais de l’inscription de l’histoire d’une famille sur une terre, au coeur de l’histoire d’un pays.

  • 8. Aminata D.  |  février 2nd, 2007 at 12:14

    Si on brûle des somaliens en Afrique du Sud, il faut savoir que Khaddafi a décidé de fermler ses frntières. Le panafricanisme est un gros mensonge alors?

  • 9. Abdon  |  février 2nd, 2007 at 12:25

    A propos de la danse contemporaine, personnellement je ne la comprends pas très bien… j’ai assisté à Kin à uyn spectacle récemment, pas de Faustin qui est très connu ici, mais d’un autre. j’avoue que ça n’a pas pris avec moi, la danse africaine contemporaine se base sur quoi exactement? Question bête mais je la pose…

  • 10. Zik  |  février 2nd, 2007 at 19:49

    Abdon,

    Je viens de lire, en retard, que le directeur de cabinet de Kabila fils aurait ete bastonne a Londres et mis a poil dans la rue, par des Congolais en colere. Vrai?

    K. A., j’aidais un pote medecin a demenager aujourd’hui et je suis tombe sur des documents d’une conference sur l’anesthesie. Un des participants venant du Togo s’appelait: Dr. Kangni. Un parent peut etre?

  • 11. Zik  |  février 2nd, 2007 at 21:33

    Aminata D.,

    La reponse a ta question se trouve peut etre ici:
    http://www.afrikibouge.com/index.php?option=com_content&task=view&id=333&Itemid=69

    Cliquer sur le lien en bas pour lire la presentation, tres interessant.

  • 12. Mayombe82  |  février 3rd, 2007 at 1:59

    J’arrive un peu en retard sur ce merveilleux carnet de route. Il faudra que j’y revienne… L’art, les arts, l’argent… L’an passé, j’avais entre les mains un livre, petit par son volume, mais très intéressant, de Aminata D. Traoré, L’étau (7,13€) dont je parlais à un tonton qui me l’a demandé. Je le lui ai offert. Il a un appartement non loin d’une Fnac en Ile de France, mais bosse au pays. Il s’est vanté plus tard d’avoir mis 1500€, un petit mot, dans une enveloppe, et offert le tout à une jeune fille qu’il avait trouvé belle dans un avion. Il était sûr qu’elle allait « céder », sans qu’il dise un mot ! « Réussite » totale car la fille l’a appelé dès leur arrivée à Paris. Ça n’explique pas tout, mais ça en dit long sur nos priorités. @ suivre, M82

  • 13. Edwige H.  |  février 3rd, 2007 at 21:37

    Kangni,
    puisque Ngoné fait partie de tes vieilles connaissances, on aura ps de problème de commissaire pour notre exposition. Ceci dit, je vous informe que j’ai présenté en avant première un film, mon film, “Vous avez dit art contemporain africain?” le jeudi 1er février à Bamako. Ngoné Fall partage l’affiche avec Yacouba Konaté, Ndary Lo, Dominique Zinkpè, Idélphonse Affogbolo, Karroum Abdellah etc Bon, c’était une parenthèse.
    Wêrê Wêrê Liking: plus rien ne me surprend chez cette femme. Elle est capable de tout. Je l’ai déjà vue à l’oeuvre.

    Abdon,
    Danse contemporaine. Je me suis posé la même question que toi et ça m’a renvoyé à la sempiternelle question de l’identité des arts et des artistes africains. Ceci dit, on connait et reconnait tous un pas de danse africaine et il y a très peu sinon pas du tout de pas de danses africaines dans les chorégraphies contemporaines de danseurs ou de chorégraphes africains.
    bon, je te donne le lien du site d’une danseuse congolaise sur qui j’avais fait un papier

    http://www.nyata-nyata.org/docs/presse/nsamu_2003_06_jfiddkf.htm

  • 14. Zik  |  février 4th, 2007 at 0:18

    M82,

    Le phénomène que tu as observé, la conquète par ton oncle d’une “petite” par le truchement de 1500 euros, est malheureusement bien universel. Je ne sais pas comment ça se passe en France, mais j’ai vu des tas de cas semblables aux USA. Bien entendu la forme était différente, mais le fond restait le même. Dans mon université, les petites blondes au physique athlétique, faisaient la queue, à la fin des matchs de football americain, devant les vestiaires des joueurs avec pour objectif de se faire repérer. Et les jeunes noirs des quartiers pauvres, qui avaient la chance d’être bons en football, ne se faisaient pas prier. Ils ne faisaient pas dans la dentelle et s’envoyaient ces filles à papa avec voracité. Ici ce n’était pas l’argent qui était l’apât, car ces filles en avaient, mais le statut de sortir avec une “superstar”. Pour ces filles, savoir que sur les milliers de belles filles sur le campus, l’incomparable athlete l’avait choisi elle, devait avoir le même effet que les 1500 euros de ton oncle eurent sur son Africaine.

  • 15. sami  |  février 4th, 2007 at 9:19

    Les gens qui ont construit de grosses fortunes, méthodiquement, ne se contentent pas de mille cinq cents euros, ils peuvent offrir des croisières à leurs conquêtes, des séjours dans des hôtels de luxe, des tours du monde, des sous-vêtements et bijoux que dix ans de salaires de Tonton ne suffiront pas à payer. C’est universel, comme dit Zik. Mais Zik, là où M82 a raison, tu vois, c’est que pour certains, cette chose devient si prioritaire qu’ils y mettent tout l’argent qu’ils ont. Ils ne sont pas forcément riches pour qu’on dise qu’ils ont leur caisse noire consacrée aux services sexuels. Berlusconi peut offrir cent millions de dollars ou d’euros à une maîtresse sans que cela soit quelque chose de particulièrement important, il en a tellement que ce ne serait qu’une miette. Mais si ton Bongo, qu’on dit riche, offrait la même somme, ce serait un scandale. Parce que, même s’il a tout l’argent du Gabon, sa fortune n’est pas celle de Berlusconi, quelque chose de solidement bâtie, qui sera là pendant des siècles encore. L’homme le plus riche d’Italie pourrait s’acheter l’homme le plus riche du Gabon. Que représente pour l’oncle les 1500euros qu’il a donnés? Peut-être beaucoup!

  • 16. Zik  |  février 4th, 2007 at 19:42

    Comme tu dis Sami, les echelles sont dramatiquement differentes. Oprah Winfrey vaudrait, selon le magazine economique “Forbes”, environ 1.5 milliard de dollars. Elle a fait construire une ecole d’elite en Afrique du Sud pour 40 millions de dollars, soit 20 milliards CFA. Beaucoup d’argent pour nous, mais cela represente seulement 2.6% de sa fortune. Donc meme si elle construisaist 10 ecoles semblables partout en Afrique, ceci ne representerait que 26% de sa fortune. Quel Africain peut se permettre de construire une ecole, ou meme un hopital a ce prix?

    N.B. L’hopital de Mutombo a coute 8 millions de dollars, soit 4 milliards CFA.

  • 17. Mayombe82  |  février 5th, 2007 at 11:48

    Juste un petit clin d’œil, les gars. Le cas de mon tonton m’interpelle parce que :
    • 1500€, à bien y regarder est censé être énorme pour lui (il gagne officiellement moins de 250.000 FCFA/mois…) ;
    • Il « investit » énormément dans la fesse et me parle entre autres régulièrement de culture (livres, musiques, traditions), et sur ce plan-là, je ne vois pas ses investissements dans ces domaines… ;
    • Dans ce que je qualifie d’un accès de folie, il s’est permis de dire devant plus de 10 personnes, à 3 reprises au total qu’il ne « mourrait jamais pauvre… » Je parle d’accès de folie car devant moi, il s’est permis de nier ces propos ;
    Berlu est en effet un très bon exemple, de même que les joueurs américains cités plus haut.
    Tout ça nous montre bien la relativité des choses. @+, M82

  • 18. Abdon  |  février 5th, 2007 at 15:01

    Zik, tu me demandes si le directeur de cabinet de Kabila fils aurait vraiment été bastonné a Londres et mis a poil dans la rue, par des Congolais en colere? La rumeur circule dans Kin, en tout cas il s’est passé quelque chose à Londres, si le gars a été mis à poil je ne sais, en tout cas beaucoup de Congolais n’ont tjrs pas digéré ce qu’ils appellent “le vol de la victoire de Bemba”. Donc si vous passez par Londres, évitez de dire que vous êtes pro-Kabila.

  • 19. Zik  |  février 5th, 2007 at 20:09

    M82, laisse tomber. L’Africain et la femme… Ce oncle qui donne 1500 euros à une dame, juste pour…., pourrait-il te donner cette somme pour payer ta scolarité? Ici à LBV, je vois des hommes s’endetter pour offrir des véhicules à leurs maîtresses, alors que leur propre femme est à pieds. La logique!

  • 20. franck  |  février 6th, 2007 at 2:28

    Zik,
    “La logique”? Tu penses qu’il n’y en a pas? Au contraire! Il en existe. Elle n’est peut-être pas rationnelle mais elle existe. Demande aux deux protagonistes: le donneur et le receveur, les raisons de leur relation; ils te l’expliqueront. Il importe peu que tu y crois, l’essentiel est qu’ils y croient eux-mêmes.
    Ici nous sommes dans les domaines des valeurs. Où il est plus valorisant de faire prevue d’audace que de responsabilité. Du point de vue du donneur, l’audace étant que l’on défie les normes de ce qui est raisonable; la responsabilité aurait voulu que l’on se montrât raisonable. Être raisonable, pour vertueux qu’il soit, ne vous fait pas forcément distinguer dans certaines de nos sociétés. Être audacieux? Oui. Et si l’audace passe par l’rresponsabilité, pourquoi pas ?

  • 21. Mayombe82  |  février 6th, 2007 at 12:09

    Zik,

    Tout petit, on me disait toujours « le cul et l’argent mènent le monde ! » ; « les hommes cherchent l’argent qui leur donnera le cul, les femmes donnent leurs culs pour avoir l’argent ». Je trouvais cela étrange. Puis le temps est arrivé, confortant certaines évidences et balayant d’autres.
    Les études, dis-tu ? Un jeune frère, très brillant se retrouva à perdre son temps à la fac des sciences au pays vers la mi-années 90 et après. Faute de soutiens, il se dirigea vers le plus gros recruteur du pays après la fonction publique : l’armée. Dieu merci pour lui, si je puis dire, il bénéficia d’une formation pour aller hors d’Afrique se former. Il n’avait jamais eu de passeport dans sa vie, et on lui fit comprendre qu’il lui fallait payer son passeport (logique ?). Sans argent, il alla voir ce fameux tonton : « Je vais m’en occuper, rassure-toi ! » Et le petit y alla chaque matin, des jours durant. En vain. Dieu merci pour lui, une autre bonne âme lui sauva la mise. @+, M82

  • 22. sami  |  février 6th, 2007 at 14:41

    M82, le pouvoir et le sexe marchent ensemble. Et c’est dans tous les sens. Il y a des femmes de pouvoir à toutes les époques auxquelles des hommes se soumettent, qui imposent leurs caprices à tous les subordonnés. L’argent est un élément important du pouvoir. Qui le détient peut y associer ce qu’il ou elle veut. Si tu t’étais baladé quelque part au Togo, à Lomé, surtout à une certaine époque, une nana Benz aurait pu “t’acheter” pour ses caprices si l’envie lui en avait pris, elle aurait pu débourser des millions pour cela puisqu’elle en avait largement les moyens. Et de telles femmes ne donnent pas leur cul pour avoir de l’argent. Le principe de la prostitution est général: des hommes et des femmes se donnent d’une manière ou d’une autre aux hommes et aux femmes de pouvoir (argent compris) pour accéder à certaines sphères de l’apparence. Si les soeurs Williams claquaient des doigts, il y aurait une tripotée d’hommes pour leur lécher les pieds, sinon plus… L’argent a le pouvoir de soumettre n’importe quel sexe, voilà l’immuable vérité, cela ne signifie pas que tout le monde se soumettrait au pouvoir de l’argent.

  • 23. Zik  |  février 6th, 2007 at 15:38

    Frank, M82 et Sami,

    Le problème n’est pas tant que ça d’avoir des gens qui dépensent pour le cul. Pour moi, s’ils ont de l’argent, c’est leur affaire. Une nana Benz qui se tape des petits gars, pour les besoins de ses sensations fortes, c’est tant mieux pour les 2. Le problème est pour moi, l’effet d’entrainement qu’on voit dans nos sociétés. N’importe quel fonctionnaire, à la fin du moi, une fois le salaire en poche, oublie qu’il y a la popote à la maison, la femme légitime à la maison, les enfants à la maison, et va dans la nature à la recherche de plaisirs. Il ne rentre au bercail qu’une fois l’argent fini. C’est toute sa famille qui crie famine alors qu’avec un peu de discipline de la part de monsieur, cette famille s’en sortirait mieux. C’est ce manque de responsabilité qui est difficile à comprendre. Les Nana Benz paieront leurs factures, même si elles donnent des millions à leur gigolo. Mais notre fonctionnaire qui gagne 250000 cfa, une fois qu’il a dépensé 200000 cfa pour grimper sur le mont de vénus, à sa descente, il lui restera à trouver comment boucler le mois avec 50000 cfa!

  • 24. sami  |  février 6th, 2007 at 16:07

    Tout à fait d’accord avec toi, Zik. C’est pour cette raison que j’évoquais Berlu! Hélas, le tonton qui gagne à peine deux cent cinquante mille francs cfa et donne mille cinq cents euros càd un million de francs cfa, tu vois où cela nous mène? Tu as raison. Dans beaucoup de cas, c’est dramatique. Pour nos nanas benz, je ne sais même pas si elles s’offraient des jeunes à coups de cfa, mais c’est juste pour relativiser l’opinion qui veut que les femmes donnent leur cul pour avoir de l’argent comme si seuls les hommes avaient de l’argent et les femmes jamais.

  • 25. Mayombe82  |  février 6th, 2007 at 16:36

    Sami et Zik,

    Un frère de 36 ans et demi, actuellement en vacances en France me fit comprendre qu’il venait de louper la location d’une maison un peu plus spacieuse que là où il loge actuellement car la proprio, 70 environ, nfois grand-mère (comme diraient les matheux) lui a fait des avances appuyées auxquelles il n’a jamais cédées).

    Concernant les notions de pouvoir et d’argent, je suis totalement avec d’accord, hélas ! avec vos observations qui se vérifient un peu partout sur cette planète. Comme je disais un jour à une collègue toubab, très naïve à mes yeux « même l’amour s’achète. D’une manière ou d’une autre ! » on peut avoir le même visage supposé laid que celui qu’on avait à 20 ans, il suffit qu’une certaine aisance s’affiche sur notre visage ou ailleurs, et le regard d’une bonne partie de notre entourage changera à notre endroit.

    Zik,
    Je fais souvent une proposition radicale à mes sœurs, lorsque je les entends se plaindre du genre d’hommes que tu cites qui calquent leur paie « dehors » et rentrent les poches trouées au bout d’une semaine environ : « Entrez dans les ordres ! » Elles ne veulent pas m’écouter ! Elles sont têtues, hein mes sœurs… @+, M82

  • 26. Zik  |  février 6th, 2007 at 17:59

    Sami, à LBV, il y a des jeunes branchés qui donnent littéralement leur derrière pour du fric. La prostitution masculine commence à apparaitre au grand jour. On m’a dit que le même phénomène existe à Abidjan, mais Edwige est mieux placée que moi pour confirmer. Le lesbianisme aussi commence à entrer dans les meurs. Mais j’ai l’impression qu’il soit moins répandu que son corrolaire masculin. Peut être que les femmes sont plus discrète aussi.

    M82, il y a aussi que nos soeurs aiment les “mauvais” garçons. Les gars tranquiles et respectueux ne sont pas respectés par ces dames. Il leur faut des gars “chauds”, avec les conséquences qu’on connait…

  • 27. sami  |  février 6th, 2007 at 18:05

    Pour Abidjan, Zik, le phénomène est vieux et on en lit une étude dans la thèse de sociologie, devenu un livre aux NEA d’abidjan (avant que cela ne devienne NEI), du commissaire de police et sociologue Goli Kouassi: La prostitution en Afrique. Un cas: Abidjan. Le livre est sorti en 1986. Tu sembles, toi, ignorer l’existence du travesti (presque transexuel) Barbara et de ses ami(e)s les chauves-souris. Pourtant le phénomène a fait l’objet de films documentaires diffusés en France et d’études universitaires aux USA. Les homosexuel(le)s abidjanais sont organisés en associations. Le phénomène de la prostitution masculine n’est pas nouveau non plus et ils devient un peu plus visible dans tous nos pays.

  • 28. sandra  |  février 6th, 2007 at 18:17

    Zik,
    Les gars tranquilles et respecteueux sont ennuyants. Ils ne vous apportent rien.Ne peuvent pas vous protéger et se battre pour vous.Le mauvais garçon? Il sait parler au coeur et te fait vivre tes rêves. Il surprend, te protège, s’occupe de toi comme une reine et sait se battre pour conquérir.

  • 29. Zik  |  février 6th, 2007 at 20:20

    Sami, merci des info. Je vais essayer de lire à ce sujet.

    Sandra, quand j’étais au lycée, toutes les belles filles sortaient soit avec les membres de l’orchestre dy lycée, soit avec les sportifs, soit avec les gosses de riches, soit avec… les voyous, ces garçons dangereux. Nous qui étions soucieux d’avoir de bonnes notes, elles s’en moquaient. Mais aujourd’hui, quand je passe dans LBV, je remarque que les studieux d’hier ont de bons emplois, et les voyous d’hier continuent de jouer aux rastamen dans les rues, se prenant faussement pour des Jamaïcains, avec un avenir plus qu’incertain. Et les belles filles d’hier? Celles qui ont eu de la chance sont maitresses de grands barons. Celles qui ont fané se retrouvent seules, la tête pleine de rêves je suppose. Comme a dit quelqu’un, les choix amoureux doivent aussi être stratégiques. Faire rêver ne nourit pas, il faut être pragmatique dans ses choix.

  • 30. Mayombe82  |  février 6th, 2007 at 23:32

    Zik,

    La “chauderie” ou “chaudasserie”, c’est comme le piment dans un plat: si tu en mets trop…

    En effet Sami,

    J’ai suivi ces divers documentaires qui en faisaient état, et c’est là que j’ai découvert l’ATCI (Association des Travestis de CI). Documentaires très instructifs… Les clients sont souvent, paraît-il, des hommes mariés avec enfants qui mettent un peu de piment (on y revient!) dans leurs vies. @+, M82

  • 31. Zik  |  février 7th, 2007 at 0:17

    M82, ces gens mariés qui aiment pimenter de cette façon, ne sont en fait que des homosexuels qui ne veulent pas s’assumer. Le phénomène a un nom au USA: ils appelle ça “down-low”. On ne peut pas vraiment traduire en français. Les gens qui s’adonnent au “down-low” sont des bons pères de famille le jour, mais la nuit, ils font des rencontres à la sauvette, souvent anonymes, avec des gens dans des parcs, des bars etc… et tirent leur coup à la sauvette, puis rentre à la maison jouer les bons hétéros avec madame. Je me suis toujours dit que ce n’est pas l’acte en tant que tel qui fait qu’on soit homo, car ces gens peuvent bien avoir le même type de rapport avec des femmes. Un partenaire masculin ne s’impose que si on est “receveur” (les femmes vont pas être contentes). Donc, si tout en étant marié à une femme, on continue de ressentir le besoin de pimenter sa vie avec des hommes, c’est que psychologiquement, ce besoin est très indispenble. C’est que la femme ne répond pas aux attentes.

  • 32. Zik  |  février 7th, 2007 at 0:22

    Je dois être fatigué. Dans l’avant dernière phrase, lire”ce besoin est très indispensable” au lieu de “indispenble”.

  • 33. sami  |  février 7th, 2007 at 11:37

    Zik, bien de ces hommes mariés n’entrent même pas dans la catégorie “homosexuels” encore moins dans “homosexuels refoulés”. Cette analyse très occidentale ne correspond pas du tout au contexte culturel dans lequel se produit le phénomène abidjanais. Il s’agit pour la plupart d’entre eux d’une simple mode. Cela fait brancher pour certains d’entre eux d’avoir ce genre de lien. Il faut aussi se rappeler que dans certains contextes culturels, sodomiser un homme renforcerait le pouvoir de l’agent actif. Cet aspect occulte n’est pas à négliger. Si ces hommes avaient été des homosexuels refoulés, ils ne seraient pas exhibés avec autant de bonne humeur et de fierté dans les documentaires consacrés au phénomène.

  • 34. Mayombe82  |  février 7th, 2007 at 11:51

    Sami m’a devancé, je vais l’accuser de plagiat! (MDR!) Et Pour compléter, je ciretai ce père de famille, meurtri d’apprendre que son fils aîné était homosexuel, mais qui se consola le jour où il apprit que ce dernier était actif et non pas passif…

    Zik, outre ce que Sami vient de dire, je voudrais te remercier pour cette xpressio (”down-low”) que je ne connaissais pas du tout.

    Et si ce bon père de famille ne joue pas au receveur, mais est plutôt donneur (actif, comme on dit si couramment), on le classe comment? Certains hétéros ne se contentent pas de la femme qu’ils ont épousée, mais en ajoutent une, deux ou plusieurs “dehors”, serait-ce aussi parce que Mmes ne les satisfont pas?

  • 35. Zik  |  février 7th, 2007 at 13:50

    Il est vrai que le caractère occulte de certaines de ces relations complique un peu plus l’analyse. L’ésotérisme mène souvent à de bien curieuses destinations.

  • 36. K.A.  |  février 7th, 2007 at 14:24

    Zik, non le docteur Kangni n’est pas un parent à moi, d’ailleurs c’est marrant Kangni chez moi est un prénom, et chez lui un patronyme, cela fait une grande différence sur la table d’anesthésie.
    Tu trouves où cs expressions, “down-low”? Demande à Sami comment on appelle un homo à Lomé, il n’osera pas te le dire….

  • 37. K.A.  |  février 7th, 2007 at 14:31

    Edwige, j’ai pris ma prmière photo de pisseur, moi-même dans ma propre misen en scène.
    Franck, ah mes CD de jazzz volés, j’ai l’air du personnage principal de TROP DE SOLEIL TUE L’AMOUR de Mongo Beti, un mec traumatisé par la perte de sa collection de disques de jazz. Tu devrais lire ce roman. La prochaine fois que j’irai au Cap, je prendrai tes adresses et tes cadenas!

  • 38. sandra  |  février 7th, 2007 at 16:50

    Te souviens-tu des artistes? Des copies te consoleraient peut-être?

  • 39. sami  |  février 7th, 2007 at 16:54

    KA, je n’oserai pas sur un bloc, non!!!! Ce serait trop, même pour moi!

  • 40. Zik  |  février 7th, 2007 at 17:04

    K.A.,

    La première fois que j’ai entendu cette expression “down-low”, c’était quand Eddie Murphy fut arrêté par la police de Los-Angelès, en flagrant délit de “down-low” avec un prostitué masculin “travelo” dans un coin de rue bien sombre. A l’époque, Eddie Murphy était le bon père de famille (5 enfants), marié à un mannequin (ça va de soit). Mais tout ça ne l’empêchait pas de vouloir se payer un gars de temps en temps. Vas-y comprendre quelque chose.
    Dernièrement, c’est l’acteur Kevin Spacey qui fut arrêté aux petites heures du matin, dans un parc Londonien, pour le même délit.

    A LBV, à propos des jeunes qui vendent leur rectum pour s’acheter des baskets, on dit qu’ils se font “flinguer”. Les pistoleros sont parait-il, souvent les gens “d’en haut”. Esotérisme peut être, ou vice tout simplement?

  • 41. Timothée  |  février 7th, 2007 at 17:16

    Monsieur Zik, l’homosexualité serait un vice, à votre avis? Un peu de respect, please! Et puis quelle vulgarité sur ce blog que j’aime tellement!

  • 42. Zik  |  février 7th, 2007 at 17:29

    Timothée,

    Non, non, si vous suivez le débat depuis le début, vous reconnaitrez que nous ne dénigrons nullement l’homosexualité. Quand je parle de vice ici, je parle du contexte de ces gens MARIÉS avec femmes, ayant des enfants, qui vont en cachette avec les hommes. Je posais seulement la question de savoir s’ils le faisaient pour:
    1-besoins ésotériques.
    2-par simple vice (question légitime qui s’appliquera aussi bien aux hétéros volages)
    3-Refus d’assumer leur homosexualité ouvertement.

    En aucun cas, mon intention a été de mépriser les orientations des uns et des autres. J’espère qu’on se comprend, malgré ma vulgarité.

  • 43. franck  |  février 10th, 2007 at 13:44

    Sami, Kagni,
    Pour en revenir au sujet de votre rencontre au Cap,
    “What kind of knowledges and practices (have you discussed, explore and/or found that) might strengthen the diverse collective experiences of African peoples today?
    Je suis très intéressé d’en savoir plus.

  • 44. K.A.  |  février 12th, 2007 at 11:35

    Franck, malheureusement les divers ateliers étaient trop cloisonnés, nul ne sait qde quoi l’autre a discussé et il n’y a pas u de document de synthèse. Ce qui revient à dire que malgré son côté alléchant, la question n’a même pas eu une ébauche de réponse. Dommage!
    Sami, qui était dans un autre atelier, a peut-être vu les chose autrement!?

  • 45. Abdon  |  février 14th, 2007 at 20:51

    Félicitations àThabo MBEKI et GBAGBO
    qui ne sont pas allés au sommet AfriqueFrance

  • 46. Zik  |  février 14th, 2007 at 21:30

    Abdon,

    Sur 53 chef d’etats, 40 y sont presents. Ce qui signifie que 13 sont absents pour raisons diverses. J’aurais ete plus impressionne si Gbagbo avait decide de ne pas repondre a l’appel. Mais il s’est fait representer par Fologo, ce qui est une facon de faire la fine bouche sans vraiment refuser. Kagame lui a carrement claque la porte. Il n’y aura pas de Rwandais a Cannes. Si Gbagbo etait courageux, il ferait de meme.

  • 47. Mayombe82  |  février 15th, 2007 at 10:17

    Zik,

    Je partage un peu ton point de vue sur l’attitude de Gbagbo. @+, M82

  • 48. kekeli  |  février 15th, 2007 at 12:30

    Décidement, ce blog est trop intéressant !!! Mais on dirait plus que c’est un chat entre Zik, Franck, Sami et M82 ??? ou bien. La plupart des chefs d’état qui sont à Cannes y sont simplement pour faire de la figuration et pour dire bye-bye à Tonton Chirac pour avoir bien “couvert” leurs petites bévues, leurs entourloupettes électorales, leurs gabégies,….

  • 49. Abdon  |  février 16th, 2007 at 18:56

    Kekeli, joins-toi aux autres au lieu de pleurnicher. C’et plus scool comme cela, non?

  • 50. Bia  |  mars 16th, 2007 at 8:26

    Bonjour,

    Je vous écris de http://www.egodesign.ca, le 1er Web Magazine (Canadien) consacré au design global. Je suis d’origine congolaise (Kinshasa) et je compte aller m’installer au Cape Town pour affaires. Je voudrais avoir vos impressions sur le monde des affaires, les opportunités, le pouvoir économique, le pouvoir d’achat, les gens d’affaires (networking), etc. Je vous invite à visiter http://www.egodesign.ca.

    Vous avez beaucoup parlé des Spier et de leur vision. Le problème avec ceux d’autres pays est qu’il ne sont pas des férus de la Culture, ni des Arts. Moins esthètes, visionnaires. Par ailleurs, une éducation s’impose (design, architecture, mode et art). La culture (l’Art en gros) est un marché de plus de 100 milliards dans el monde. Dubaï aura sa louvre (2012) pour plus de 300 millions (à l”état français). Les Congolais, Gabonais et les autres peuvent faire la différence en misant aussi sur la Culture. Il n’y a pas que les diamants et l’or ! Le japon est un bel exemple. Et l’action doit être au centre de nos vies !

    Merci de répondre à ma requête. Salutations cordiales.

    Bia Zanoa D. éditeur-publisher

  • 51. Stunt  |  juin 3rd, 2008 at 12:46

    “Dernièrement, c’est l’acteur Kevin Spacey qui fut arrêté aux petites heures du matin, dans un parc Londonien, pour le même délit.”

    Complètement faux. Au contraire, c’est lui qui a porté plainte parce qu’il avait été agressé en faisant sortir son chien dans un espace vert proche de son domicile. L’heure était apparemment tardive (ou matinale, comme on veut) mais je suppose qu’on pardonnera à un acteur de ne pas avoir l’emploi du temps d’un comptable!
    Evidemment, les tabloïds anglais, informés par on ne sait quelle taupe, ont fait leurs choux gras de l’incident. Tout est bon pour réactiver des rumeurs gay qui font les délices du lectorat puritain.
    Dans la réalité, on sait que le très discret Kevin Spacey est lié à l’une de ses collaboratrices à l’Old Vic, le théâtre londonien dont il est le directeur artistique.
    Je suppose que le scandale Eddy Murphy est un “tabloïd construct” également. Les gens devraient avoir honte de colporter de tels ragots.

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