26ème “BOCAL AGITÉ”:du 10 au 12 novembre 06
octobre 20th, 2006
26ème “BOCAL AGITÉ”
du 10 au 12 novembre 06
Quésaco : 3 jours pour écrire, mettre en espace, jouer, en parler…
avec 7 auteurs, 7 metteurs en scène et trente comédiens…
Vendredi 10 novembre : les auteurs écrivent les courts textes autour d’une même contrainte et à 19h ils lisent leur texte aux metteurs en scène et comédiens, les équipes se forment.Samedi 11 et dimanche 12 novembre : les équipes travaillent les textes et présentent leur travail le dimanche à 19h.
L’aventure bocaliste vous intéresse?
N’hésitez pas à nous contacter :
Sandrine Béguec : 01 55 53 22 25
sandrine@gareautheatre.comGare au Théâtre
13 rue Pierre Sémard
94400 Vitry-sur-Seine
http://www.gareautheatre.com
LA FABRIQUE D’OBJETS ARTISTIQUES EN TOUS GENRES
Entry Filed under: BLABLABLOG


9 Comments Add your own
1. K.A. (pour Monofila) | octobre 20th, 2006 at 15:07
Cher Monofila, ou chère?
L’administrateur m’a transims un commentaire que vous avez tenté de poster aujourdh’ui, et qui est passé malheureusement en spam, compte tenu des nouveaux paramètres de gestion du blog. La longueur du commentaire en est la cause. Tout simplement, par conséquent, je vais quand même le reposter ici, avec l’espoir que vous ne m’en voulez pas. Mais à l’avenir, please, essayez de synthétiser vos réactions afin d’éviter que vos textes ne soient confondus avec des spams. Cordialement, K.A.
2. Monofila | octobre 20th, 2006 at 15:08
Que l’art réussisse là où la politique échoue !
Loin de l’Afrique, a commencé le combat
Par M. Dimina-Monofila
Littérature, peinture, sculpture, musiques, danses… : autant de domaines à citer dont l’influence, aujourd’hui, reste certaine sur l’imaginaire occidental. Le combat de l’amélioration de l’image des peuples noirs commence par les lettres, poursuivi ce jour par les musiques dites de la diaspora noire : RAP, RnB, Soul, Jazz…De fait, les débuts de la littérature négro-africaine remontent à la première moitié du XIXème siècle. Face au mépris et à l’indifférence affichés par le »toubab » vis à vis de l’homme dit de couleur; face à l’exploitation subie, les noirs des Amériques ont revendiqué pour la première fois leur appartenance à la race humaine à part entière, contredisant ainsi les propos tenus par le raciste écrivain anglais Rudyard Kipling sur la mission civilisatrice de l’homme blanc, comme quoi le »toubab » serait venu enseigner au » sauvage » les bonnes manières, lui le soi-disant civilisé ! Tandis que sous prétexte de ‘’civiliser’’, de ‘’christianiser’’, celui-ci fut venu explorer le sous-sol du continent, riche d’immenses trésors et son sol, riche en costauds. D’où cette image répandue de La Bible –le poème- entre les mains, le diable-le fusil- dans la poche, chère l’écrivain congolais Emmanuel Dongala. A ce premier cri de révolte des noirs des Amériques, fils d’exclaves, ont répondu d’autres plus véhéments portant sur la revendication de l’appartenance de la race noire à la race humaine, et tirant à hue et à dia les traitements qui leur sont infligés, faisant du Noir un sous-homme, un paria parmi les hommes, voire un homme moins homme que d’autres. Alors ‘’civilisation’’ ou ‘’domination’’ ? Tant l’écart est immense, que presque plus personne n’accepte de mettre sur son coup, comme un âne bâté, ce collier de mensonges tissés pour des raisons économiques : la quête des matières premières, un siècle après l’abolition du commerce triangulaire! Et juste après cette abolition, le combat est engagé, juste et loyal.
Nous sommes au XIXème siècle, l’Amérique est sous la domination européenne. Sur la terre de l’oncle Sam, un noir donne le coup d’envoi. La publication d’Ames noires, véritable cri de révolte et d’engagement, marque ce premier pas. Les langues se délient et les milieux bourgeois américains, essentiellement composés de blancs d’origine anglaise, crient au scandale. Qu’à cela ne tienne, l’oeuvre trouve un écho retentissant parmi les intellectuels, et W.E.B. Du Bois, s’en estime fier. Titulaire d’un doctorat en philosophie, il condamne en homme de raison toutes sortes d’idéologies véhiculées sur la perennisation de la situation du noir américain; il combat donc la domination raciale. Plus tard, cet écho raisonnera en Afrique à travers les voix des leaders comme Blaise Diagne, Gorge Patmore, Namdi Azikiwi, Kramé Krumah, Jomo Kenyata. Par ailleurs, pas plus loin qu’aux USA toujours, un autre américain continue le combat. Il se nomme Claude Mac Kay (1868-1947), d’origine jamaïcaine. La somme d’expériences vécues fait de lui un critique redoutable, un fervent poète dévoué à la cause noire; mais un poète à la langue nostalgique, dont les accents témoignent de la revendication de son appartenance à la race noire qu’il chante et à l’Afrique qu’il célèbre les splendeurs et grandeurs.
Par ailleurs, la Revue du monde noir voit le jour et l’oeuvre de Claude Mac Kay fait mouche, quand survient la figure de Longston Hugues (1902-1967). Ce dernier s’essaie dans la poésie où très vite ses oeuvres se font remarquer. Sa plume rappelle les beautés des temps perdus que seule l’Afrique connaît encore; elle se joue des souvenirs et d’émotions, et oppose à la civilisation blanche la civilisation noire où la vie est moins »dure », moins »forte », pas plus d’ailleurs aussi »froide » qu’en occident. Il s’agit d’une écriture de mémoire, critiquant un monde, le monde blanc en mal de conscience, de bonheur et emporté par la laideur des saisons et la dangerosité des moeurs.
Très tôt la relève est assurée, les oeuvres des précurseurs ont trouvé un écho à Paris où des étudiants noirs y sont venus poursuivre leurs études. Ces derniers emboîtent le pas. Les mêmes revendications y apparaissent et la Revue du monde noir leur sert d’organe de propagande, publiée, pour une large écoute, à la fois en Anglais et en Français.
A Paris où vivent nombre de ces étudiants noirs, le racisme et l’indifférence, voire le manque de considération des blancs connaît des proportions gravissimes. Et presque au même moment, survient la gifle du ‘’superme vivificateur du monde noir », celle que va administrer l’art nègre à la joue d’idéologues occidentaux imbus du racisme culturel, lors de la première exposition des oeuvres en provenance d’Afrique sous la direction d’André Malraux. Le noir n’est plus seulement un simple consommateur culturel, mais aussi et surtout un créateur dont les talents sont reconnus. Et les analyses, critiques et interventions des Senghor (1906-2001), Césaire, Damas le prouveront, plaideront en faveur de la reconnaissance du ‘’génie nègre’’. Il s’agit tout simplement d’une reconnaissance des talents existant des millénaires depuis, mais niés par le »toubab », un reniement témoignant après le racisme de couleur au ‘’racisme de l’intelligence’’ condmané par Pierre Bourdieu en réaction à la transmission hériditaire du savoir prônée par l’ »imaginaire bourgeois ». Ce dernier jouait sur sa mentalité de l’homme de couleur, le faisant croire être un être inférieur aux autres, incapable de raison et de création, condamné à l’imitation aveugle et au copiage des modèles inspirés par l’occidental. Les noirs de cette époque s’affranchissent donc d’une telle image, en tant qu’intellectuels accomplis. C’est l’époque de la naissance de la Négritude, mouvement dont les fervents défenseurs sont Léopold Sédar Senghor, Léon Gontrans Damas, Aimé Césaire. Peut-on dès lors s’attarder sur les origines de ce mouvement ?
A l’époque où Etienne Léro, un antillais, crée Légitime défense, revue de dénonciation de la situation du colonisé et de revendication identitaire, seule Batouala- éditée en 1921- reste la véritable oeuvre jusque-là publiée par un noir osant remettre en cause l’exploitation dont sont victimes les noirs, où qu’ils se trouvent. Roman écrit sur un ton se voulant provocateur, par René Maran, administrateur antillais en mission en Oubangui Chari- actuel Centre Afrique- pour le compte de la métropole: La France. La revue Légitime défense quant à elle ne connaîtra qu’une seule publication, à cause de la pression des pouvoirs en place; et il aura fallu attendre 1937 pour qu’apparaisse, enfin, L’étudiant noir, revue autour de laquelle se sont rassemblés tous les grands esprits noirs de l’époque, parce que liés par la race et tous victimes des mêmes offenses. Albert Memmi, auteur aux éditions Plon du livre intitulé Portrait du colonisé, a si bien illustré la situation du noir de l’époque– du Maghreb ou d’Afrique noire-; et dans la préface du livre, Jean-Paul Sartre, en père de l’existentialisme, humaniste convaincu, a bien reconnu l’ostracisme, la marginalisation et l’exploitation politico-économique dont ont été victimes les peuples noirs de tous temps: exclavage, colonisation, néocolonialisme, manipulation libérale, instrumentalisation des divisions ethniques… En un premier temps, il s’agissait de démontrer que les cultures noires ne sont pas dénuées d’esprit, encore moins d’ingéniosité. Et les témoignages furent nombreux. Un concept fut lancé, à savoir la Négritude. En un second temps, il fallait joindre à l’arme culturelle senghorienne, des préoccupations politiques de libération des peuples noirs, pour que cessassent toutes formes d’exploitation, et surtout la plus en vue: l’exploitation économique aujourd’hui transformée en menace diplomatique.
En 1939, Aimé Césaire, un antillais, publie Cahier d’un retour au pays natal. L’oeuvre est qualifiée de cri de révolte. Suivent Pigments du Guyanais Léon Gontrans Damas et Hosties noires de Léopold Sédar Senghor, un peu plus tard. Les trois oeuvres s’inscrivent dans le droit fil du mouvement dénommé Négritude. Si pour Césaire, la »négritude est la reconnaissance du fait d’être noir, et l’acceptation de ce fait, de notre destin, de notre histoire et de notre culture’’, elle devient pour Senghor, l’instigateur du métissage culturel, le mouvement »de revalorisation des valeurs du monde noir’’. Entre les deux auteurs, unanimité d’esprit s’observe, mais plus tard cependant, le mot trahison surgira de la bouche de l’un d’eux! Là n’est pas le problème. Une autre question à laquelle nous devons répondre, est celle de montrer en quoi les débuts de la littérature négro-africaine remontent à la première moitié du XIXème siècle, et surtout comment ces oeuvres produites ont contribué à l’amélioration de l’image des noirs dans le monde occidental. Jusqu’à ce jour, le nombre d’oeuvres produites par les auteurs noirs, ayant marqué le premier coup d’envoi de la littérature négro-africaine est compté. Les pères de l’histoire littéraire négro-africaine se restreindre à quelques figures citées. D’autres penseurs ont plus moins joué un rôle capital dans la naissance de cette littérature mais son influence sur l’imaginaire occidental reste probable, à celle-ci se sont joints la sculpture, la danse, le théâtre, le cinéma…venant à la resscousse du combat d’identité.
Somme toute, force est de constater que grâce à la littérature, les Senghor, Damas, Césaire ont pu rendre indépendante l’Afrique, même si tous les doutes sont permis sur la possible victoire des pères des indépendances sur le domaine économique, au vu de la réalité ; grâce au jazz, les Coltrane et James Baldwing ont pu donné une autre image des musiques noires ; grâce à la sculpture africaine, Picasso a pu créer le cubisme… Tout ceci témoigne de la vitalité des cultures du monde noir. Et avec la création à Paris du Musée des arts primitifs, le choc esthétique est immense dans l’imaginaire occidental, jusqu’ici réfractaire au fait qu’on reconnaisse aux œuvres d’art ‘’indigène’’ la même valeur que celles d’œuvres exposées au Louvre. Comme quoi l’art participe, mieux que la politique, à la reconnaissance d’identité, à la mise en valeur de l’image d’une communauté. L’exemple type aujourd’hui cité est le film Indigènes, réalisé par Rachid Bouchareb. Variante de ce combat de réhabilitation, ce film a permis de débloquer et aligner la situation des anciens combattants étrangers, et surtout noirs, à celle de leurs frères d’armes français. Après l’écriture et les expositions de fétiches, voici donc l’âge du cinéma, celui de la force de l’image ! Quoique certains disent que rien n’a encore été gagné sur tous les fronts, on devrait déjà se réjouir d’une chose : que l’art réussisse là où la politique échoue ! Le seul qui peut encore nous replacer, chaque fois qu’on perd pied ‘’Entre racines’’, nous plonger dans nos valeurs, celles des civilisations noires, selon le titre que nous devons au jeune cinéaste documentariste Mbou Rufin.
Par M. Dimina-Monofila
3. Petit sucre | octobre 20th, 2006 at 18:14
Oui, c’est très très très long, en effet. Que faire?
4. Zik | octobre 20th, 2006 at 22:51
Monofila,
Malgré la longueur de votre texte, il a le mérite de soulever un problème fundamental. De mon récent retour en Afrique, l’aspect le plus positif reste d’abord psychologique. Malgré tous les problèmes de notre continent, en Afrique, je me sens fondamentalement plus HUMAIN qu’ailleurs. Je m’explique: ici, dans ma vie de tous les jours, ma place dans la société n’est pas sujet á interrogation. En regardant notre télévision, même de moindre qualité technique que les grosses chaines occidentales, je n’ai plus le sentiment que ma communauté n’apparaît dans les emissions, uniquement quand le caractère « exotique » le nécessite. Malgré les à peu-près de nos televisions et radios, je peux désormais suivre régulièrement des programmes intellectuels dans lesquelles vont débattre des gens qui me ressemblent. Je vis désormais dans un environnement au sein duquel je m’identifie à toutes les couches socials et non seulement aux footeux et athlètes. Je ne dis pas qu’il soit plus facile de vivre en Afrique, loin de lá, mais que vivre en Afrique procure un certain équilibre psychologique que les assauts de la société occidentale ne peuvent pas atteindre.
5. Kitmien | octobre 24th, 2006 at 0:56
Monofila, ton texte qui vient d’être publié chez Alain Mabanckou ne va pas manquer de susciter des réactions comme je viens juste d’en lire…
6. monofila mabiala | janvier 9th, 2007 at 17:56
laissez moi votre blog svp?
7. monofila diyobe mabiala | septembre 3rd, 2007 at 15:15
slt!
je suis le petit frère à MONOFILA qui vous a laissé 1 commentaire.Ce que je vourai c’est que vous m’aidiez à le retrouver pcq j’ai perdu contact avc l8.je suis en afrrique svp aidez moi!
8. direction | janvier 25th, 2008 at 12:50
Dimina Monofila est en grand danger. Il erre sans ressources et sans domicile fixe à Douai. Il faut craindre des troubles psychiatriques.
Faites le revenir dans son pays avant qu’il ne lui arrive un grand malheur !
9. Virginie Renard-Bonyi Mukadi | mai 1st, 2008 at 19:16
Certainement que c’est un hyper-jaloux qui s’est permis une telle audace. Bimbou Miguel-l’orgueilleux-paris 1-, Jean Dionca-le fanfaron-manoeuvre de son état-Lille-, Aboudoulaye Niangui-l’idiot: l’homme à la calvitie luisant au soleil de Douai- ou Bouanga, cet autre étudiant plus fou que toute son ethnie, qui auraient agi contre notre généreux et loyal ami Monofila. On ne dira jamais assez que ce dernier a toujours brillé par une bonne conduite et un excellent sens de l’amitié:Le seul étudiant ayant commis des articles de qualité à la Fac. Le connaissant bien, nous le soutenons et informons tous nos amis qu’il a bien satisfait à ses examens, avec mention: seul et sans aide de quiconque. C’est à féliciter, en tout cas: pour un publiciste assermenté!
Quant aux imbéciles et barbares, nous disons que le diable les emporte! Ce sont tous ces idiots qui usent de faux et usages de faux; qui trichent des diplômes et ont du mal à admettre ou reconnaître le talent d’autrui: bande de tribalistes dangeureux, de criminels en col blanc! Bande d’assassins! C’est à juste titre que la gendarmerie française les appelle les indigents!!!
Quitter le commentaire
HTML autoris:
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>
Subscribe to the comments via RSS Feed