HUENUMADJI AFAN ET L’AVENTURE DE LA REVUE « PROPOS SCIENTIFIQUES »
avril 19th, 2006
La publication récente de Écritures et mythes. L’Afrique en questions, Mélanges offerts à Jean Huenumadji Afan (photo ci-contre), sous la direction conjointe des universitaires Sélom K. Gbanou (Université de Bayreuth) et Sénamin Amedegnato (Université de Calgary), m’offre l’occasion de ressortir un vieil article que j’avais publié dans le N° 32 du défunt journal togolais La Tribune des Démocrates (29 0ct au 6 Nov 1991). J’y rendais, à l’époque, aux fondateurs de la Revue Propos Scientifiques, un hommage appuyé pour leur apport au débat intellectuel dans le Togo dictatorial d’Eyadema. L’un des fondateurs et animateurs de cette revue, Huenumadji Afan, aujourd’hui à la retraite après une expérience politique déceptive au sein du CAR, un parti de l’opposition, est le bénéficiaire de ces mélanges que je vous invite à vous procurer et à lire. L’autre co-fondateur de la revue, Ayayi APEDO-AMAH (photo
ci-contre), a lui aussi démissionné du CAR. Il est actuellement Secrétaire Général de La Ligue Togolaise des Droits de l’Homme. Alors, puiqu’un hommage demeure un hommage, je ne résiste pas au plaisir de reproduire ici celui que j’écrivais à leur sujet, il y a de cela 15 ans…
« Propos Scientifiques » ou le pionnier de la presse indépendante:
Tout commence en Octobre 1987. Un jeune bachelier, frais émoulu d’un austère lycée de la place, venait d’entrer dans le club assez sélect des étudiants en lettres modernes de l’Université du Bénin. Il fallait subir le cérémonial d’usage: prise de contact avec les profs du département. Rien de stimulant. La plupart d’entre eux ont vite fait de décevoir le « bleu » qui prenait l’université pour le haut lieu de la critique et de la contestation. Ils étaient navrants, ces « fonctionnaires »payés pour seriner le savoir aux étudiants. Regards furtifs, propos flous, peu d’audace et beaucoup de zèle à refréner les velleités contestataires.
Très vite, le « bleu » apprit à se méfier d’eux… Mais dans le lot de ces fonctionnaires, il y avait deux « fous », deux hommes francs aux sensibilités à fleur de peau, qui redonnèrent courage au jeune homme qui s’ennuyait aux cours de Latin et d’Ancien Français, préférant esquisser des poèmes et des textes pour roman et théâtre, en lieu et place des déclinaisons et thèmes.
Ils étaient deux, ils étaient fous… le bleu les admirait, mais avait peur de les approcher. Un matin pourtant, le bleu leur remit un court texte de critique littéraire… quelques jours plus tard, la joie de voir son texte publié dans l’audacieuse revue « Propos Scientifiques », dont les promoteurs étaient Huenumadji Afan et Ayayi Togoata Apedo-Amah .
Battre la campagne pour chasser les mythes : Dans le paysage togolais de la presse , la revue « Propos Scientifiques » a été la première à prendre la liberté, sans autorisation préalable. Comme aimaient à le dire ses promoteurs, « la liberté s’arrache mais ne se donne pas »! Cette publication togolaise d’éléments de recherche fondamentale et appliquée pour la promotion du développement par les sciences humaines, pour l’épanouissement culturel, les réflexions économiques, juridiques, littéraires, philosophiques, religieuses, sociologiques, sportives… ouvrait une brèche importante dans le mur glacial du silence érigé en comportement naturel. En dehors des éditoriaux d’Afan, des analyses d’Apédo-Amah, on retrouvait des noms tels que Kossi Efoui, Kangnivi Têko-Agbo, Komlan Deh, Komlan Gbanou, Sony Labou Tansi, Guy Osito Midiohouan, Diabacté Ali, Yaovi Doglo-Akakpo, Adamé Ekué-Adama(+), Kuamvi Kuakuvi, Bodelin, Nicoué Broohm, etc…
Par-delà la pensée de masse, la réflexion visait surtout à clarifier les contours mythiques de la société africaine en général et togolaise en particulier. Dans un éditorial intitulé « Qu’est-ce que la démocratie? », Huenumadji Afan précisait les contours de la lutte contre les mythes: « les supersititions… figurent en bonne place au rang des catastrophes naturelles qui jugulent les efforts de l’homme et empêchent ce dernier de tout simplement vivre: supersititions religieuses, (…) morales, … philosophiques, scientifiques, politiques. Et il y a péril pour l’humanité toutes les fois que l’individu renonce à l’exercice de la raison, cet instrument irremplaçable dont la nature nous a dotés pour (comme dit Fontenelle) précautionner les hommes contre les erreurs où peuvent les jeter d’autres hommes; il y a péril pour l’humanité, toutes les fois que l’individu se voue à des idées reçues dont on dit sommairement, pour se donner bonne conscience, qu’elles ont fait leurs preuves, qu’elles ont été longuement mûries, qu’elles émanent d’autorités compétentes souverainement investies: histoire d’arracher aux hommes une adhésion spontanée d’automates irresponsables; il faut bien le dire, il y a danger pour l’humanité toutes les fois que l’individu tire à bout portant sur sa propre personnalité, en acceptant de gober les recettes les plus ineptes, et de vénérer les tabous, en adoptant des attitudes et des comportements à la Panurge. » (Propos Scientifiques N°8, Septembre 1988). Le message est clair: la chasse aux superstitions aboutit, inéluctablement, à la « pluralité d’opinions, exigence de démocratie ».
Dans le numéro 11 de juin 1990, le discours se clarifie davantage sous les plumes de Kuamvi Kuakuvi (La pluralité d’opinions, exigence de la démocratie), Lanvaso Bodelin (Inévitable pluralisme), Kadjangabalo Sekou (À contre-courant du contre-courant), Kangnivi Têko-Agbo (L’Afrique:le défi démocratique)… Le voeu de tous dans ce numéro de la revue, c’est que la dynamique républicaine donne, enfin, naissance à une « zone franche des opinions contraires ».
Vous avez dit polémique? Les articles parus dans Propos Scientifiques relèvent aussi de la polémique. Tous les lecteurs se souviendront (ou reliront avec surprise) la polémique entre Guy Ossito Midiohouan et Huenumadji Afan à propos de la pertinence ou de la vacuité du concept de « littérature orale ». Pour Afan et son collègue Apedo-Amah, il existe une « antinomie foncière », une « incompatibilité irréductible » entre les deux termes « littérature » et « orale ». L’adjonction de deux concepts aussi éloignés l’un de l’autre relève d’un « arbitraire arbitral », d’un « véritable cadeau empoisonné », voire de l’expression d’un complexe des Africains voulant à tout prix montrer à l’Occident qu’ils ont aussi une littérature. Midiohouan conteste la démarche de deux chercheurs togolais qu’il met au compte de la passion et du mauvais discernement. Et de se fourvoyer dans une érudition jugée vaine par Afan. Pour l’universitaire du campus de Calavi, le concept de « littérature orale » découle directement de la définition de la littérature comme un art du langage. La littérature peut donc être orale ou écrite. La réponse d’Afan est sèche et lapidaire: » Mon cher Guy Ossito Midiohouan… il faut… pratiquer l’hygiène des mots: quel homme de sciences, tant soit peu versé dans les sciences du langage, ferait aujourd’hui, comme tu le fais, du terme littérature un synonyme du terme langage? Et quand tu soutiens qu’il faut accepter le terme littérature orale sous prétexte qu’il est admis au plan international, je récuse catégoriquement l’argumentation, car elle est horriblement spécieuse: le devoir de l’homme de sciences c’est de traquer et dénoncer les aberrations scientifiques surtout lorsqu’elles émanent de sommités pseudo-scientifiques qui profitent d’une auréole institutionnelle plus ou moins octroyée pour servir impunément le plat de la supercherie. »
Combat de mots, combat sain entre deux intellectuels demeurés de grands amis, malgré leurs divergences scientifiques: telle est la grande et noble leçon que nous donnent les promoteurs de la revue Propos Scientifiques. Nous attendons avec impatience les prochains numéros de cette revue qui ne doit pas mourir, car c’est maintenant que les mythes sont devenus nombreux à traquer!
© Kangni Alem
Écritures et mythes. L’Afrique en questions.Mélanges offerts Ã
Jean Huenumadji Afan. Dir. Sélom K. Gbanou et Sénamin Amedegnato (dir.). Bayreuth: Bayreuth African Studies, 2006. 521 pages, 14,5 x 20,5 cm. Prix : 20 euros. ISBN : 3-927510-98-X
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16 Comments Add your own
1. Abdon | avril 19th, 2006 at 23:53
Alem, merci de rappeler ce moment fort de la vie intellectuelle et politique du campus de Lomé… Mon Dieu, que de nostalgie. Propos Scientifiques, La Tribune des démocrates, tout ça, tout ça… que devient donc le Père Afan? Son passage en politique, il doit le raconter dans ses Mémoires. En tout cas, un grand bonhomme, un intellectuel exigeant.
2. théo | avril 20th, 2006 at 0:09
Kangni, je découvre ton « vieil article » au sujet d’Afan et, bien que n’ayant pas beaucoup de temps, je tiens à réagir. Tu me donnes ici l’occasion de rendre, moi aussi, un hommage à cet homme (ainsi qu’à Togoata) ; ce qui est avant tout un plaisir pour moi-même.
J’ai été avec mon ami Aaron Philbert – un étudiant antillais originaire de l’île anglophone de la Dominique (capitale Roseau) – les premiers étudiants à proposer à Afan un article pour « Propos scientifiques ». En 85 ou 86. Tout a été comme un défi dans cette affaire. Quand cet ami antillais m’a informé qu’une revue intellectuelle fondée par deux profs de l’UB était en vente, j’ai cru qu’il plaisantait.
Nous avons acheté, lu et discuté le contenu de ce premier numéro. Nous avons aussitôt trouvé à redire au sujet d’un texte en particulier. Un midi, après le cours de latin qu’il nous donnait, j’ai abordé Afan avec mes critiques. Il m’a patiemment écouté avec un sourire, puis m’a dit sous sa moustache à la Bismarck (je reprends de mémoire) : « Pourquoi vous ne l’écrivez pas ? Ecrivez ce que vous pensez. On va le publier. » Je suis resté interdit. Nous avons produit notre contribution un dimanche matin, Aaron et moi, chez lui, dans la chambre d’une résidence universitaire tout à côté de l’UB – l’actuelle université de Lomé. Je ne sais même plus si nous avons fait dactylographier le texte.
J’ai dit dans une précédente intervention sur ce même blog, au sujet des occupations de l’esprit, qu’il nous avait manqué au Togo des modèles ; ce n’est pas tout à fait vrai. La rancoeur et la souffrance morale que m’inflige le pays m’ont fait oublier un instant Afan et Togoata. Bien avant 1990 et ses contestations politiques, j’ai eu l’occasion – toujours avec Aaron Philbert – de discuter avec franchise et liberté d’esprit avec Afan chez lui, assis sous les nombreux arbres qui parsèment la cour de sa maison. Il était vraiment agréable de discuter ainsi intellectuellement.
Togoata, lui, plus tard, m’a donné de nombreuses fois l’occasion de publier mes prétentions intellectuelles dans les colonnes de « La Tribune des Démocrates ». Je ne regrette pas d’être parti du Togo en 86, mais je ne me console pas de n’avoir pas été là avec eux, comme toi et d’autres, pendant cette période des années 90. J’ai revu ces deux hommes en octobre dernier à Lomé. Nous avons passé des heures à discuter. Encore une fois, ils m’ont ouvert les yeux sur certains aspects de ce pays incroyable qu’est le Togo. Et pendant que nous causions, j’éprouvais ce que c’était qu’un lieu où la matière a triomphé de l’esprit. Momentanément.
3. Frank | avril 20th, 2006 at 8:02
Au-delà des propos qui ne me semblaient pas, en ces temps-là , toujours scientifiques au sens restreint du terme, j’avais surtout retenu et retiens toujours l’expression Battre la campagne pour chasser les mythes.
Des mythes, il y en avait. Le terme science par exemple. Qu’est ce qui était scientifique, qu’est-ce qui ne l’était pas ? L’usage devrait-il être si exclusif qu’on n’imaginerait pas des littéraires s’en emparer et le revendiquer ? Propos scientifiques, en son propos justement, m’a semblé avoir été le lieu de tels débats qui précisément remettaient en cause, pour parler à la Bachelard, les évidences.
Il eût fallu des iconoclastes –briseurs d’images- pour que la pensée, était-elle togolaise, ouest-africaine, africaine ou simplement scientifique- se remette en cause. Et elle le fut. Je me souviendrai toujours d’une remarque de « l’alchimiste » à propos de l’utilité d’enseigner l’ancien français au département de Lettres Modernes. A ce propos il avait affirmé que si on n’avait besoin d’apprendre l’ancien mina pour maîtriser le mina- c’aurait pu être un autre exemple- pourquoi alors enseigner l’ancien français aux étudiants au motif qu’il aiderait à maîtriser le Français.
Quoique simple, la question me paraît autrement plus complexe. Elle me paraissait spécieuse dans sa formulation mais ne donne t-elle pas encore aujourd’hui l’occasion de Battre la campagne pour (en) chasser les mythes?
4. From Alem to Frank | avril 20th, 2006 at 14:23
Franck,
les mythes, aujourd’ui, ont complètement envahi la campagne; et l’esprit semble fatigué. Je ne sais si Afan avait raison ou pas dans ses prétentions « scientifiques », mais je sais qu’il a eu raison de lancer cette aventure qui nous manque aujourd’hui dans un pays exangue. C’est cela le plus important, et la plus grande leçon de l’alchimiste dont je publierai la semaine prochaine sur mon blog sa réaction sur la célébration du 27 Avril, la fête de l’Indépendance qui divise tout le monde au Togo, les artistes comme les politiciens. Ah, les mythes, ils ont parfois la peau dure.
Et puis j’ai une surprise personnelle pour toi, musicale s’entend. Surveille le blog!
A suivre…
5. Z. | avril 20th, 2006 at 15:11
L’occasion de rendre aussi un hommage appuyé à quelqu’un qui a complètementt soutenu la revue Propos Scientifiques : Ahmadou Kourouma. Eh, oui, le « vieux Malinké » en a fait des choses dans l’ombre.
6. Franck | avril 20th, 2006 at 17:00
Alem,
J’attends donc pour la surprise. Et pour l’occasion du 27 Avril prochain pourquoi tu ne te ressourcerais pas chez Duke Ellington avec le Togo Brava suite? Au fait, a-til jamais mis les pieds au Togo? Et comment est arrivé l’histoire du timbre?
A suivre….
7. From Alem | avril 20th, 2006 at 17:52
Entre deux séances de repassage delinge, je puis te répondre. Duke Ellington et Togo Brava Suite? Le Maestro n’a jamais mis les pieds au Togo. Voici l’histoiredu timbre poste telle qu’on la connaît. En 1967, pour fêter les 20 ans de l’Unesco, les autorités politiques togolaises avaient fait émettre 4 timbres à l’effigie de quatre grands musiciens du monde. Les choix s’étaient portés sur Bach, Beethoven, Debussy et Ellington. ce dernier, qui avait déjà été en Afrique en 1966 (à Dakar), ignorait tout du Togo. Mais touché par le geste, il prit une carte de géographie, s’informa sur le pays, et composa ce qu’il appela lui-même cette « humble suite », « just a token of gratitude and appreciation ». Je ne sais qui a eu l’idée, mais dans la République à l’époque il ya avait encore des gens qui avaient de l’imagination. Voilà l’histoire, cher ami.
Cela dit, c’est un bon disque, malgré quelques faiblesses du Big Band : à mon avis meilleur à Liberian Suite. Et ce n’est pas un jugement nationaliste! There is as much freshness and vitality in these sessions as you could reasonably wish for.
8. Hortense | avril 20th, 2006 at 18:12
Malheureusement, moi j’ai pas eu la chance de vivre cette histoire de mon Togo natal. Mais je la revis à travail mon metier de journaliste culturelle. Et même si j’y étais je n’aurai rien pigé ! Aujourd’hui avec ce travail de fouille que je fais à travers mon émission culturelle PASTEL sur Nana Fm à Lomé je parviens à recoller les morceaux du puzzle. C’est avec beaucoup d’émotion que j’ai assisté à la dédicace de cet ouvrage hommage au Professeur Afan. J’ai observé une forte mobilisation de profs et d’étudiants pour une réhabilitation d’un intellectuel rangé dans les tiroirs par l’Université de Lomé.
Mais grâce à ce bouquin, c’est comme si je connaissais aussi l’homme. Je prends le temps nécéssaire pour la lecture de l’oeuvre avant d’aborder le professeur AFAN.
Si les politiques poursuivent leurs guerres intestines, les intellectuels doivent faire renaître le Togo autrement. J’apprécie ce geste de Alem mais aussi de ceux-là qui ont contribué à la publication de ces Mélanges.
Pr AFAN n’est pas le seul comme le dit Théo, il y a bien Apédo Amah ! Il est le seul sur lequel Nana Fm se rebat quand les besoins se font sentir. Il est temps pour nous jeunes, génération intermédiaire de partager le savoir de ces têtes togolaises pensantes avant qu’elles ne soient plus qu’un souvenir. En bref Mes Hommages Pr AFAN !
9. From Alem | avril 20th, 2006 at 22:44
Hortense, pourquoi tu ne consacrerais pas à Afan, 1h de PASTEL, à tenter de retracer avec lui son parcours intellectuel et politique? Il en a des choses à dire.
Merci Z., informateur masqué. En effet, pour ceux qui connaissaient Kourouma, il a beaucoup contribué dans l’ombre à l’éclosion culturelle de beaucoup d’entre nous. J’en suis un témoignage, mais ce n’est pas le lieu de raconter tout ça.
10. Abdon | avril 21st, 2006 at 1:32
Claude, il nous faut bien trouver le moyen de reconstituer la collection complète des « Propos Scientifiques » parus. Il me faut relire certains articles comme « Est-il déjà porté disparu? » de Kossi Efoui. Ces journaux sont de vrais trésors!!!
11. Gomez | avril 21st, 2006 at 12:47
Salut sacré Alem (eh bien tu as perdu un « l » et ce n’est pas par ma faute !tu seras sans doute plus léger) . Abdon parle de nostalgie mais oui, ces moments perdus…
l’expérience Afan et Togoata Ayayi (difficile à dissocier). Nous avons aussi cotoyer ces deux fous toujours disposés à parler de la folie des autres. Les discussions informelles chez afan à Bè Klikame, chez Togoata Ayayi à Nyekonakpoe. puis des fragments de phrases restés collés dans nos mémoires… Je me souviens avoir transporté quelques fragments au CCf lors d’une conférence animé par Ekoué Adama Ekoué à qui je reprochais de violer le public sous prétexte de violer les mots-l’hygiène. Ah j’en ai eu pour mon compte. Voilà déclarait Adama « un Apedoh-Amah par procuration » et il poursuit , l’autre fou » contre les contradictions apedo-amiennes, le fouet de la critique ».
Que reste t-il de la critique qui se veut scientifique?
Le plus grand hommage à Huenoumadji, c’est de créer un espace au seuil duquel nous devons crier comme Afan lui même « nul n’entre ici s’il n’a l’esprit critique ».
Je ronflerai bien ce soir…
12. Alem | avril 21st, 2006 at 20:51
Adama, paix à son âme. Un agitateur de première classe. l’époque était fertile quand même.
Au fait, Alem, avec ou sans « l », ça marche aussi. D’ailleurs, l’orthographe de mon nom-prénom n’est pas un problème, le vrai problème c’est que chacun m’appele comme il veut : Kangni, Alem, ou Claude, comme ce vieil Abdon. Ronfle bie, camarade Gomez!
13. Herve Amouzouvi | avril 22nd, 2006 at 4:13
Alem, merci de nous rappeler les moments forts de la vie sur le campus de l’ancienne UB ( UL aujourd’hui).
Humm, nostalgie, nostalgie…..
A propos, je suis sans nouvelles de K. Gbanou depuis son depart du Togo,peux-tu me filer son adresse electronoque ou ses liens ? Merci
14. Gaëtan | avril 22nd, 2006 at 9:15
Au-delà des propos scientifiques, je me rappelle ces temps passés dans la maison d’Afan à Klikamé pour des répétitions des pièces de Théâtre de Gbanou, de Bodelin, de kangni. Je me souviens de la Cie Atlas de Gbanou dans laquelle je jouais et des idées merveilleuses de l’ARC-D avec kangni. Après notre passage à Bouaké avec Zinsou, nous avons découvert qu’il faut travailler et sortir le théâtre de l’ornière. Apédo-Amah en fac se moquait tout le temps de moi et de la pièce de Zinsou Akakpovi Reviendra. Et puis, la première représentation de la Saga des rois de Kangni Alem au CCF de Lomé. Nous avons loué la salle à 30 000 FCFA et la recette faisait 29 000 FCFA. A l’époque, un certain Afan Huénumadji à payer la salle. Et les expériences théâtrales ont fini de quitter Klikamé pour aller ailleurs. Afan est toujours resté égal à lui-même et sa moustache qui fait délirer tout le monde….Un hommage mérité à ces hommes (Afan, Apédo-Amah), ces hommes du renouveau. Des « Mâles à la bouche sale » aussi?
15. kadjangabalo | août 18th, 2006 at 12:46
bonjour à tous,
ce prénom peu connu que quelqu’un qualifia à l’époque d’exotique fut aussi dans l’ombre de huénumadji afan, un autre male à la gueule sale.le bal des fous,chemins de croix,carrefour,compte rendu…Propos Scientifiques nous a donné de croire en nous meme,de passer à l’acte l’exhortation de sony lab’ou tansi: »parlez on ne vous fera rien ».ce fut la contestation avant la contestation,en vérité en vérité.
merci alem
16. mensah | septembre 14th, 2006 at 20:47
Kangni,grand dramaturge international,tu seras toujours grave dans la mémoire des africains, particulièrement des togolais.Souviens-toi de la représentation d’AKAKPOVI REVIENDRA ! C’est une soirée inoubliable qu’on a passé ensemble avec les potes tels que Peter,Paul,Rufin,Taibatou,Kayi…..pour ne citer que ceux -la.
ALEM JAPHET BONNE CHANCE
GOD BLESS YOU.
I ALSO SEND YOU MY HEARTIEST CONDOLEANCES AND TO THE BERIEVED FAMILIES FOR THE DEATH
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