Franco Tout Puissant!
juillet 13th, 2006

Mon ami Pascal Nzonzi (photo à droite), interprète inspiré que certains d’entre vous ont peut-être eu la chance d’admirer dans Le Bal de Ndinga de Tchicaya U’Tamsi, m’a commandé une pièce dont le sujet devrait être la figure de Luambo Makiadi dit Franco, guitariste sorcier, grand maître, parrain et géant de la musique « africaine »! Que mes amis Congolais me permettent de sortir leur idole du cadre trop strict du Congo. Ah, Congo (Kongo) un nom qui, symboliquement, désigne quand même, je l’ai découvert au Brésil, l’Afrique, continent intemporel dont la géographie flirte avec l’imaginaire qui nous habite, selon le côté de l’Atlantique où l’on se trouve!Je ne sais pas ce qu’il évoque pour vous, Franco, mais au plus profond de moi, ce prénom simple qui résonne dans ma tête chaque fois que je m’assied pour travailler les dialogues de ma nouvelle pièce, me rappelle le plus grand héritage que j’estime avoir reçu de mon pater: l’amour de la rumba congolaise, qui alla de pair avec l’amour des femmes, forcément, avec qui vouliez-vous que je danse! Si je devais vous raconter les surprises-parties où nous réclamions de force au DJ le « Mario » du Maître, ou « Coopération », son duo avec Sam Mangwana.
Toujours prendre soin de regarder sur la pochette du vinyle la durée du morceau, ne jamais choisir un titre qui fait moins de 10 minutes, quel que fût sa beauté, la richessse des arrangements. Franco, pour nous, c’était d’abord une question de souffle, dans le creux des épaules de nos « cavalières ». Et plus c’était long, plus c’était bon! En grandissant, ces soirées de folie et d’éducation sentimentale allaient laisser place à une véritable écoute, une vraie redécouverte. Et là, surprise. Même sans comprendre le lingala, la magie opérait toujours, à travers le claquement des cordes de la guitare du Maestro, claquement nettement différent de celui de l’autre sorcier, le bon « Docteur Nico ». Aujourd’hui, quand même, j’ai accès aux textes des paroles de beaucoup de chansons de Franco. Et ce que je découvre, c’est que cet homme qui aimait la bagarre aimait aussi les femmes (beaucoup, oui, vraiment, je crois aussi), et savait chanter le romantisme et la sensualité des choses de l’amour. Nous n’étions pas dupes alors, ces choses-là n’ont pas besoin de langue maternelle, la grammaire de l’amour n’a de syntaxe que la pulsion intime qui donne une logique à nos incohérences. Le temps passe, Nzonzi attend toujours ma pièce: ‘Tu l’auras », je lui réponds tous les trois mois. Et j’écoute toujours le Maître, et je ne m’en lasse pas!
Juste, pour terminer, partager avec vous un son, celui d’un morceau de Franco avec Feruzi et l’OK Jazz Band (Siluwangi Wapi Accordeon):
05 Siluwangi Wapi Accordeon.wma
et la toute première phrase de Franco Tout Puissant:
« A-t-elle jamais rien compris à la peine, cette infirmière? Ce qui manque le plus quand la douleur vous ploie: une femme, l’amour d’une femme, au creux de l’être entier ».
Entry Filed under: MUSIKA

153 Comments Add your own
1. K.A. | juillet 13th, 2006 at 18:26
Richard, au secours, avec les nouvelles lois Medias, je ne sais même pas si j’ai le droit de mettre un morceau en écoute sur mon blog. Mais bon, tu seras là pour me défendre en cas de pépin, non? Sinon, à quoi ça sert d’avoir un spécialiste du droit d’auteur parmi les siens!
2. Richard | juillet 13th, 2006 at 19:31
Faudrait vérifier si ce morceau fait partie d’un fichier protégé par le droit d’auteur ou pas, ou s’il fait partie d’un album encore protégé (c’est-à-dire qui n’est pas tombé dans le domaine public). Les exceptions au droit d’auteur sont la copie privée (copie réalisée dans un but non lucratif, pour usage privé) et l’utilisation de l’oeuvre dans un but d’éducation (et j’ajouterai dans le milieu de l’éducation, ce que le blog n’est pas, meme si on apprend beaucoup de choses ici). Bon treves (clavier sans accents) de juridisme, ca ne fera certainement pas rire les blogueurs. Le reste de mes élucubrations sur les contours juridiques de la mise ligne de musique, je te les envoie sur ton courriel privé.
3. Petit sucre | juillet 13th, 2006 at 20:01
J’ai fondu, à l’écoute de ce morceau, je cours acheter ce disque de Franco demain à la Fnac. Puis-je avoir la référence du disque? Et qui comprend ce que les paroles signifient? Ah, l’accordéon me donne envie de pleurer. Ce Feruzi, il est italien?
4. sandrine | juillet 13th, 2006 at 21:02
Merci d’entendre la prière de Petit sucre
5. Blaise KIBONZI | juillet 14th, 2006 at 7:20
K.A, tu me provoques ou quoi ?
ça me parait trop beau cette affaire que j’ai absolument rien compris. Pascal NZONZI t’a demandé quoi exactement. Dis le nous avec les mots compréhensibles par tous les communs des mortels et pas accessibles seulement à des hommes et femmes de lettres.
Richard toi aussi si tu pouvais parler avec des mots compréhensibles par tous les profanes. La question nous interesse tous pas besoin de réserver au seul K.A le privilège de tes réponses. Plutot que des mails privés dis-nous tout ici.
Attendez, jusqu’à là j’étais debout. Je vais chercher ma chaise, car je crois qu’on est parti pour longtemps, là.
Blaise
6. sandrine | juillet 14th, 2006 at 7:54
Blaise, Blaise,
toi pour qui j’ai une estime particulière, ké pasa ?
7. sandrine | juillet 14th, 2006 at 7:58
Très intéressant ce que tu dis sur la déception des Allemands. Allez je vais être franche, la question sur les Allemands, c’est mon mari qui l’a posé. Vraiment censé, cet homme là !
Mais de grâce, que tout ceci ne nous fasse oublier … la douceur de l’amour
8. Blaise KIBONZI | juillet 14th, 2006 at 8:25
Sandrine t’inquiètes. Alem sait que je suis un grand fan de LUAMBO MAKIADI alias FRANCO. Alors, de savoir qu’il trame quelque chose de ce coté là avec son ami NZONZI, me comble de bonheur.
NZONZI est ce, ce monsieur que j’ai vu dernièrement chez DRUCKER sur invitation d’un invité de VIVEMENT DIMANCHE ?
Il avait participé à la réalisation d’un film. Je crois que c’est le film dans lequel joue également SERRAULT. « Le enfants du pays ». Je m’excuse, j’ai pas été voir encore le film. Mais c’est jamais trop tard.
Blaise
9. sandrine | juillet 14th, 2006 at 8:38
Je t’adore, Blaise !!! merci de m’avoir donné l’occasion de te le dire
10. sandrine | juillet 14th, 2006 at 8:43
Entre vous et moi, je me demande ce que Petit sucre pense de tout cela …
11. Alain Brezault | juillet 14th, 2006 at 9:09
Ma vieille canaille,
Géniale idée de Pascal Nzonzi (qui était magnifique dans Le Bal de Ndinga que j’avais vu il y a des lustres à la Cartoucherie de Vincennes lors de l’hommage rendu à Tchicaya) de te demander d’écrire et de monter une pièce tournant autour de Franco !
Je te recommande également, de la même époque que Siluwangi wagi accordeon, le sublime « Likambo ya ngana »…
Et puis aussi la fameuse « Suite de la lettre n°1″, longue de 15 mn, un extraordinaire duo entre Franco et Rochereau…
Pour Feruzi, Ana et Didier DL sont bien mieux placés que moi pour t’en parler comme il convient…
A suivre… Et au boulot !… Je suis de tout coeur avec toi pour une entreprise aussi honorable…
Alain
12. sandrine | juillet 14th, 2006 at 10:18
Salam Alem Koum
13. K.A. | juillet 14th, 2006 at 10:56
Ale(m)ikoum Sala! De retour, après une nuit passée à danser au mariage de l’amie de l’amie de Marcelle et Annette… comprenne qui pourra! Oui, j’étais à un mariage hier, et j’avais emporté avec moi le disque GOLDEN AFRIQUE Vol. 2. Bon, je ne veux pas insinuer que Franco était indispensable à ce mariage, mais il se trouve que l’amie Annette m’avait demandé d’apporter de la zik afro, alors, je n’allais pas prendre Olomidé, quand même…Voilà, résultat, ce n’est pas Franco qui les a séduit, mais Nyboma, avec son truc simple à la con, « Doublé Doublé ». Allez, j’ai fait la tête, et puis j’ai fini par guincher.
Blaise, tu es bien assis? Oui, il s’agit du même Nzonzi qui a joué avec Serrault dans le film que tu devrais avoir vu, le même Nzonzi avec qui je suis ami depuis 1996, quand nous avons joué ensemble au théâtre dans La Tragédie du Roi Christophe d’Aimé Césaire, mise en scène de Jacques pour la Cour d’Honneur des Papes à Avignon. Trois mois de répétions à Montpellier, tous les jours nous parlions de musique, la marotte de Nzonzi, puis un jour il m’a lâché, « toi qui aimes tant Franco, tu ne veux pas m’écrire une pièce sur lui? Je veux jouer Franco ». Et voilà, depuis 1996, je réfléchis à cette pièce, et Nzonzi me harcèle. Le pire, c’est que je sais que je peux l’écrire, mais je ne sais pourquoi je traîne. Récemment l’ami Waberi est venu à mon secours, qui m’a envoyé la bio de Franco écrite par Graeme Ewens, un livre bouré de détails et d’anecdotes, merci Abdou, au passage. Alors, Blaise, tu imagines sur mon ordi le nombre de morceaux du Maître, mais au lieu d’écrire, je reste là songeur, à me souvenir des joies de l’adolescence et de la découverte de l’amour quand nous « tapions » la danse au son de la guitare du Maître. Comme me disait un jour Salim Bachi, l’écrivain algérien, on aurait mieux fait de devenir musiciens, qu’est-ce qu’il a raison. Voilà mon dilemme, cher Blaise!
14. Richard | juillet 14th, 2006 at 11:05
Blaise, tu l’auras voulu, voici que j’écrivais au présumé innocent propriétaire de ce blog. « Je me demandais si je pouvais faire mes remarques juridiques sur le blog ou pas, vu que ca pourrait donner des idées à certaines personnes avides de procès! Je n’ai pas encore lu la nouvelle loi francaise sur le droit d’auteur et Internet, mais en ce qui concerne la mise en ligne de musique, voici quelques fondements communs à toutes les lois sur le droit d’auteur (appliqués à ton cas): 1. Il est interdit de mettre de la musique à disposition sur internet, à moins d’avoir l’autorisation des ayants droit ou de leurs représentants (société de gestion collective, comme la SACEM). 2. Le fait d’utiliser des oeuvres musicales, meme à titre gratuit, ne te dédouane pas d’obtenir l’autorisation préalable des ayants droit. 3. Et la copie privée me diras-tu? C’est en effet une exception reconnue en France, mais elle ne s’applique que pour les copies réalisées par une personne pour son usage strictement personnel. En clair, une fois la copie réalisée celle-ci ne peut être donnée, et encore moins vendue. Copier un disque pour le donner à un ami est interdit. De même, le partage de fichiers protégés sur Internet ne fait pas partie de cette exception pour copie privée dans la mesure où il permet à des millions de personnes d’accéder à votre musique. Il ne s’agit alors en aucun cas de copie privée, mais plutôt de mise à disposition publique. 3. Peux-tu faire tout ce que tu veux d’un disque que tu as acheté? le disque t’appartient, mais pas les œuvres qui y sont reproduites. Bien sûr, tu peux l’écouter autant de fois que tu veux dans votre cercle privé. Tu peux le prêter, le revendre, mais tu n’as pas le droit de le copier pour en faire profiter tes amis, que ce soit sur CD-R ou en mp3. Celui qui fait le contraire est considéré un « voleur » (en terme juridique, un contrefacteur). Les gens qui partagent continuellement leur musique sur Internet, en infraction avec les lois de propriété intellectuelle en vigueur, agissent comme des voleurs et s’exposent par le fait aux poursuites des ayants droit ou de leurs représentants. En France la loi prévoit des peines pouvant aller jusqu’à 150.000 euros d’amende et deux ans de prison. 4. Y’a-t-il des droits sur tous les titres, même ceux qui ne sont plus disponibles dans le commerce ? En règle générale oui. Qu’un disque soit disponible dans le commerce ou non ne change rien. Pour qu’un titre soit libre de droit, il faut que l’auteur et le compositeur soient morts depuis plus de 70 ans et que l’enregistrement de ce titre date de plus de 50 ans. Evidemment, s’il s’agit d’un réenregistrement, où même d’une restauration (remastering) d’un enregistrement ancien, les droits voisins du producteur s’appliquent pour une nouvelle période de 50 ans. Ainsi, il y a aujourd’hui très peu de titres libres de droits, beaucoup moins que peuvent le faire croire certains sites internet. En conclusion, soit le titre est libre de droit, soit toi-meme tu l’as eu en accès libre sur Internet. Dans ces deux cas, tu as agi en toute légalité. Sinon.. Mais je ne crois pas que les ayants droit du sieur Franco vont se déchainer… A suivre… »
15. K.A | juillet 14th, 2006 at 11:14
Petit sucre, quel joli pseudo androgyne, juste te dire que tui peux trouver le morceau de Franco avec Feruzi sur le vol 2 du coffret double CD Golden Afrique, édité par Network à Frankfurt/Main. Feruzi n’est pas italien, je comprends ton étonnement, c’est comme une fois j’écoutais mon père et ses amis discuter de musique, et ils rigolaient en parlant d’un chanteur congolais qui s’appelait CHANTAL (Blaise sait peu-être qui c’est « ce » Chantal). Feruzi est congolais et il est couillu, comme Chantal!
16. sandrine | juillet 14th, 2006 at 11:46
A votre avis, quand je passe dans la rue avec mon mari ou que nous sommes allongés dans l’herbe, et qu’un noir à bicyclette crache un mollard en nous regardant juste au moment où il passe, ou que de jeunes beurs font la même chose pile-poile lorsque nous passons devant eux, est-ce que c’est une « provocation raciste » ?
Je vous pose la question parce mon mari, ça lui fait beaucoup de peine…
Je lui dis « bah !!! »
Si ça se trouve ils sont tout simplement attirés…
Ou alors tout simplement nous ne comprenons pas le code de ce comportement
Tous vos éclairages m’intéressent …
17. sandrine | juillet 14th, 2006 at 12:09
Faut dire que quand je suis seule cela ne m’arrive jamais
J’ai pas vraiment le type (bon) aryen
Hasard, nécessité, je suis perplexe …
18. sandrine | juillet 14th, 2006 at 12:47
Ah, la rue, il la connait lui, à moins trentre degrés, je ne sais pas si vous dit …
ça doit être de ça que lui vient cette grande tendresse pour les déshérités de la vie …
19. K.A | juillet 14th, 2006 at 13:15
Merci Alain, pour toutes ces chansons rares de Franco que tu m’as envoyées… pur délice, mais si tu continues, je ne l’écrirai jamais cette foutue pièce pour le père Nzonzi.
Sandrine, qui crache des mollards contre toi? les Noirs de l’équipe de France? Rassure-toi, c’est signe de jalousie! A la potence, les cracheurs!
20. sandrine | juillet 14th, 2006 at 13:40
Un slave est-il vraiment un aryen ?
Faudrait demander à Gobineau ce qu’il en pense…
Bon allez j’arrête de vous gâcher le plaisir de la musique
21. sandrine | juillet 14th, 2006 at 13:53
Abdon, t’avais raison, je suis au mur des lamentations (clin d’oeil)
22. sandrine | juillet 14th, 2006 at 13:55
Par contre moi, Alem
Moi franchement j’ai pas à m’en plaindre
Seraient plutôt très gentils, si tu vois ce que je veux dire …
23. Ata Ndele | juillet 14th, 2006 at 14:12
Camille Feruzi, plus exactement, à qui le vieux Wendo a rendu un hommage à travers sa chanson « Camille », chant de tristesse à l’ami disparu, lamentation de deuil mais aussi méditation sur la vie, la dureté des temps, la fragilité des êtres… Voici les paroles de la chanson:
Camille, camille
je ne veux pas d’histoires!
Jour après jour,
on demande Papa Camille.
Nuit et jour,
qui pleure Camille?
Camille a fui tous ses problèmes…
Laissez-moi
Laissez-moi
Laissez-moi pleurer Camille
Papa Camille a fui les problèmes.
Moi je vois les jours qui passent…
24. Franck | juillet 14th, 2006 at 14:39
Y en auraient qui ont des vinyl (33 tours) de Franco mais qui n’ont plus de platines et donc ne savent plus quoi en faire? Je suis intéressé.
25. Blaise KIBONZI | juillet 14th, 2006 at 14:54
Il me fout un complxe ce Alain Brezault !
K.A, n’oublies pas de nous en faire profiter à tous, ces rares chansons de FRANCO. J’avoue que ma collection personnelle ne va pas au dela de MATINDA et « César aboya yo » (milieu année 60 je crois).
Merci pour les explications claires et net en ce qui concerne cette pièce sur FRANCO. Maintenant, tu ne pourras plus t’en tirer. On attend tous les yeux braqués vers notre lumière que tu deviens. Prends ton temps. Vu l’espérance de vie actuelle (en France), je crois que j’ai encore au moins 70 ans à vivre. Donc pourvu que la pièce sorte dans les 70 années à venir. Au moins j’aurais vu ça de mon vivant et je pourrais partir heureux.
Richard merci à toi aussi pour ces explications claires. J’avoues que j’ai toujours hésité à mettre les chansons en ligne. QUESTION est ce que si je crée un site web spécialisé sur FRANCO, aurais-je le droit de mettre les chansons de FRANCO en ligne à partir des CD que j’ai achetés ?
Blaise
26. Blaise KIBONZI | juillet 14th, 2006 at 15:01
Sandrine, dis nous tout. Il y a peut-être des épisodes que j’ai ratés. Tu dis que tu n’as pas le « bon » type aryen. Et ton mari est ce qu’il l’a ? Ou est-il plutôt de type basané ? voire « noir-noir » ?
ça se passe dans quel pays, ces scènes que tu décris ?
Blaise
27. Blaise KIBONZI | juillet 14th, 2006 at 15:02
Oups ! j’ai failli oublier : BONNE FETE NATIONALE A TOUS LES Français où qu’ils se trouvent !
Blaise
28. Ata Ndele | juillet 14th, 2006 at 15:23
Et ce fameux « Candidat na biso Mobutu » du grand maître Colonel Franco Luambo Makiadi? Qui en parle encore? je pisse de rire!
29. Richard | juillet 14th, 2006 at 15:50
Pour répondre à ta question, Blaise, tu peux bien créer un site spécialement dédié à Franco et y mettre des éléments de sa biographie, des extraits de critiques de journaux, tes commentaires personnels, glaner des anecdotes ci et là. Tu n’as pas besoin pour cela d’autorisation préalable. A condition de ne pas publier des articles diffamatoires ou portant atteintes à l’image de l’artiste.
Mais si tu veux mettre intégralement des morceaux de Franco, assure-toi auprès d’un organisme de gestion des droits d’auteurs que ces morceaux sont dans le domaine public. Si c’est le cas, tu pourras les mettre en intégralité.
Si les morceaux ne sont pas tombés dans le domaine public, alors tu as besoin de l’autorisation des ayants droit de Franco ou de l’organisme de gestion qui gère les droits de la musique de Franco. Le fait d’avoir acheté le disque ne te donne pas le droit de mettre la musique à la disposition des internautes, meme si tu ne percois pas de l’argent pour ca. L’artiste a besoin de vivre du fruit de son labeur (et les ayants droit de profiter de ce qu’ils n’ont pas créé!).Meme des extraits de la musique de Franco sont soumis aux memes règles d’autorisation préalable.
Maintenant tu as toujours la possibilité de conclure un marché avec la société de gestion collective des droits d’auteur. Ainsi tu pourras mettre des extraits gratuits, et ceux qui veulent télécharger tout le morceau pourront le faire moyennant une rémunération qui ira aux ayants droit via la société de gestion collective.
Dernière solution, tu obtiens l’autorisation des ayants droit de mettre quelques morceaux précis, en intégralité sur ton site, et ce à titre gracieux. Et tu dois alors t’en tenir à la mise en ligne de ces morceaux là.
Eh, Blaise! Si tu veux, tu peux faire tout cela de manière non légale, et si tu as des problèmes, je pourrais te conseiller moyennant rémunération. Je suis moins cher que tous les avocats de la terre.
30. sandrine | juillet 14th, 2006 at 16:11
Cher Blaise,
tout cela se passe en France
Type méditerranéen en ce qui me concerne
Le cher et tendre, on le prend ou pour un nordique, ou (plus rarement ) pour un italien, va comprendre….
31. sandrine | juillet 14th, 2006 at 16:58
Avant le Mondial, ça va sans dire (désolée, j’ai l’esprit d’escalier, c’est ma manière de fonctionner)
Nous sommes vraiment des gens tranquilles, parfois je me demande si ce n’est pas justement pour cela
En tout cas je voudrais vous dire, amis noirs, amis arabes, amis kabyles, vous n’êtes pas les seuls à ne pas toujours vous sentir bien accueillis en notre terre de France
Et pourtant comme nous l’a dit un charmant voisin malheureusement décédé : » on apprendra à vivre ensemble », je préfère dire « on apprend à vivre ensemble »
32. Mayombe82 | juillet 14th, 2006 at 21:45
K.A. parle de Francçois Luambo Makiadi, hum ! Le Grand Maître comme on le surnommait (les mauvaises langues disaient que c’était du au fait qu’il appartenait à une maison de … enfin !) Tu as écrit : « Et ce que je découvre, c’est que cet homme qui aimait la bagarre aimait aussi les femmes (beaucoup, oui, vraiment, je crois aussi) (…) » Un jour, peu avant sa mort, lors d’une interview (en lingala) enregistrée à Bruxelles (je crois), le journaliste l’interrogeant (un très bon ami à lui) lui demandait combien d’enfants il avait, et Franco de répondre : « Na za na bana ebele, ebele. Ba misusu ba za (…), ba misusu ba za (…) » [Traduction : j’ai beaucoup d’enfants, beaucoup. Certains sont (...), d’autres sont (...) ] Interview qui ne mettra pas pour autant fin à la rumeur selon laquelle le virtuose était stérile ! @+, M82
33. Zik | juillet 15th, 2006 at 5:38
Le Congo est en effet assez present dans l’imaginaire des populations noires des Ameriques. A ce titre, un des plus grand carefour du quartier noir de la Nouvelle-Orleans, porte le tres officiel nom de « Congo Square ». Un musicien Beninois avait rendu un bel hommage musical posthume au pere Franco. C’etait Tohon Stan je crois. Il serait interessant de savoir quel etait la portee lyrique de cet hommage (pour nous qui ne comprenons pas la langue).
34. Blaise KIBONZI | juillet 15th, 2006 at 6:19
On en apprend des choses ici !
Merci Richard pour tous ces éclaircissements. J’essaerai de mener la démarche auprès des ayants droits de FRANCO, même s’il se dit que sa fille fait un excès de zèle à ce sujet. Dautres prétendent qu’elle est mal conseillée. En tout cas, elle ferait mieux de jouer le jeu car le GRAND MAITRE mérite d’être connu du monde entier pour tout ce qu’il a été.
Je sais que FRANCO est parti avec un certain regret de n’avoir pas été reconnu à sa juste valeur en EUROPE. Même si tous reconnaissait que c’était un GRAND en Afrique.
Blaise
35. Blaise KIBONZI | juillet 15th, 2006 at 6:41
Cher « Ata ndele » , de quand date cette chanson « Candidat na biso Mobutu » ?
Personnellement, j’ai jamais été partisan des biographies Breijnéviennes ère soviétique écrit de la main même du Directeur de la PRAVDA. Donc si FRANCO a eu des zones d’ombres, il faut aussi le dire. Personnellement ça me vexe pas.
Tout le monde sait que FRANCO a entretenu des relations très mitigées (pour ne pas dire ambigües) avec MOBUTU. Certains ont même prétendu qu’à son arrivée au pouvoir MOBUTU s’est servi de FRANCO pour tenter d’éliminer certains des ses opposants politiques en BELGIQUE. Mais dans mes recherches sur FRANCO, j’ai appris récemment que dans le passé FRANCO avait dû fuir KINSHASA pour se réfugier à Brazzaville parceque les autorités politiques de KINSHASA voulait sa tête. Chose que j’ignorais complètement dont j’ai eu confirmation.
A coté de ce qui est vrai, il faut aussi reconnaître que FRANCO a subi toutes les rumeurs du monde. C’est normal C’EST UNE LEGENDE et qui dit légende, il y a toujours une part de vrai, de faux, d’exagération, d’embellissement, de diabolisation.
Une chose triomphe cependant, c’est le fait que FRANCO est un Grand. Créateur de la 2ème école musicale congolaise, sa disparition a laissé un vide ENORME, que même son « rival » le Seigneur TABU LEY en est tombé. Le contraire n’eût pas été vrai.
Tiens à propos des soutiens politiques. TABU LEY n’affichent-il pas publiquement sa sympathie pour les KABILA ? N’est-il pas aujourd’hui Gouverneur de la Ville de KINSHASA (si j’ai bien compris) sous KABILA junior.
La disparition du Grand Maître a précipité la Rumba congolaise dans la gouffre. Même les quadra et les quinquas sommes obligés d’aller désormais se frotter les fesses avec des gamines de 20 ans en dansant le NDOMBOLO. Or avant il y avait lune musique RESPECTABLE qu’on appellait chez nous « musique ya ba nkôlo » (la musique des grands) et la « musique ya bilenge » (la musique des jeunes).
Depuis que FRANCO est parti, ce clivage a disparu. QUELLE PERTE ! Une autre chose qui m’attriste beaucoup c’est la disparition avec lui du SAXO dans la musique congolaise.
J’adorais ce mélange du saxo dans la musique congolaise. Et pas seulement congolaise d’ailleurs, dans la musique africaine en général. Hier en conduisant j’écoutais la chanson « Diambono » (?) de YOUSSOU NDOR. J’étais aux anges. Il y a ce mélange dedans. Il vous transcende. Pour ceux qui ne le saurais pas, à ses débuts le camerounais Manu DIBANGO a joué aux cotés de FRANCO.
Blaise
36. Blaise KIBONZI | juillet 15th, 2006 at 7:18
Cher Ata Ndele, toujours à propos des relations si mitigées entre MOBUTU et FRANCO. Te souviens-tu des paroles de la chanson « LETTRE OUVERTE à Monsieur le Directeur Général » ? (chanson faussement connu sous le titre de « Mbanda akoti kikumbi »).
Nous sommes dans les années 80. Une rumeur alarmante circule sur les 2 Congo disant que FRANCO vient de s’exiler.
En effet parti pour une tournée en Belgique, Franco tarda longtemps à rentrer au pays. La rumeur disait que c’est parce qu’il avait des problèmes avec les autorités politiques zaïroises et qu’il avait décidé de ne plus rentrer à Kinshasa par peur d’être assassiné.
FRANCO ( QUI N’A JAMAIS EU FROID AUX YEUX), démenti cette rumeur en composant la chanson « Lettre ouverte à Monsieur le Directeur Général » dans laquelle il dit (EN MACHANT CHAQUE MOT, ET EN POINTANT SON INDEX SUR CHAQUE MOT), il dit : « Ba tuba tuba ba pandzi sango ba lobi LUAMBO akimi KINSHASA. Ngaï nakima KINSHASA ? KINSHASA Ya Kini malébo ? KINSHASA mboka nabotami, KINSHASA ekomisa ngaï boye, Ngai nakima yango, Alllee, allez, allez, allez ! »
TRADUCTION = « La rumeur dit que LUAMBO s’est exilé. MOI, m’exiler ? MOI (FRANCO), fuir KINSHASA ? Kinshasa de Kin MALEBO ? KINSHSASA où je suis né ? KINSHASA la ville qui a fait que je sois devenu ce que je suis ? « .
D’un geste de la main qui balaie la rumeur, il conclut en disant « allez, allez, allez ! »
Le lendemain FRANCO était à KINSHASA comme pour faire taire la rumeur, mais aussi narguer les autorités politiques zaïroises car la rumeur n’était pas si fausse que ça. Mais LUAMBO a voulu montrer à tout le monde qu’à KINSHASA il n’avait peur de personne.
D’où la phrase : « Na kataka kaman epayi ya vieux Eboma. Na betaka moto na nzete, nzete ekawukaki botika ko tumbola ngaï »
(Traduction = « Je m’étais fait des gri-gri auprès du vieux EBOMA. Je les ai testés en donnant un coup de boule dans un arbre, l’arbre s’était asseché net. Donc ne me cherchez surtout pas).
C’était ça aussi, LUAMBO MAKIADI.
« Na yokelaki guitare na ngaï epayi ya ba yaka na quartier Far West ».
J’arrête là, au risque d’aller dans tous les sens. Il nous faudra tout le talent d’Alem pour condenser FRANCO.
ZIK, j’avais pas l’info sur Tohon Stan, je vais creuser la question.
Blaise
37. K.A. | juillet 15th, 2006 at 11:20
Moi aussi j’ignorais que Tohon avait de la compassion dans son système! Bon, j’ai lancé mes limiers sur la piste de cette chanson, on va en avoir le Tchink net, bientôt. Je n’ai pas bien compris l’affirmation de « Ata Ndele », mais ce qui rend Franco « géant » aux yeux du commun, n’est-ce pas aussi cette idée simple qu’il aurait connu le « milieu » du pouvoir, approché les cercles de l’enfer politique? Je ris chaque fois qu’on accuse les artistes d’être trop proches d’un pouvoir. Ainsi au Togo, combien de fois n’ai-je pas répondu aux gens qui me reprochent mon « admiration lâche » de King Mensah, lequel aurait commis « l’irréparable », à savoir oser être l’amant d’une fille GPS (Gnassingbe Police System), combien de fois leur ai-je répondu: « si je tombe sur une fille GPS, moi aussi je ferai la même chose que King! » En plus je ne rigole pas! Non, sérieux, la légende d’un artiste, sous nos cieux, n’atteint sa force que dans sa collusion réelle ou supposée avec le politique, et cette collusiion prend toujours deux formes, opposition ou participation: Alpha Blondy, Fodé Keïta, Tiken Jah Fakoly, Fela Anikulapo (que son fils Femi essaye d’imiter de façon pitoyable au lieu de chanter simplement), etc… La sphère politique, riche et tordue, ne peut-être que stimulant pour l’imaginaire du créateur, je le pense sincèrement!
38. Zik | juillet 15th, 2006 at 13:10
Salut,
Cette chanson de Tohon Stan fut tres populaire au Gabon autour des annees 90. J’ai la melodie en tete mais n’en connait pas le titre. Je me rappelle d’un couplet qui melangeait la langue Africaine et le Francais, de facon suivante: » Luambo eh, Luambo eh, luambo eh, tout le peuple oh-langue Africaine-le peuple oh-langue Africaine-Luambo eh, luambo eh, luambo eh…..
C’etait une melodie plaintive. Pour les accusations de collusions avec les mobutistes, il est est clair pour moi qu’un musicien comme Franco ne pouvait pas survivre dans l’ex-Zaire, s’il ne composait pas avec le regime. Mon pere m’a souvent dit que beaucoup de musiciens Zairois Lumumbistes avaient eu la vie penible sous mobutu. Les gars il faut remettre les choses dans leur contexte. Meme le tres immense Roberto Torres a un album dont le titre est: » Merci beaucoup Omar Bongo », nous au Gabon on en rigole. Mais ca n’enleve rien au fait que Torres reste un salcero hors normes, tout comme Franco reste l’empereur de la rumba.
39. Zik | juillet 15th, 2006 at 13:24
Vive le net!!!
J’ai trouve la reference de ce morceau de Tohon Stan au site suivant:
http://www.freedb.org/freedb_search_fmt.php?cat=misc&id=5507e907
Stan Tohon / Zemidian
tracks: 7
total time: 33:47
year: 1991
1. 3:54 We want to know
2. 5:25 Catchico
3. 4:40 Hommage a Franco
4. 4:26 Neva
5. 4:32 Zemidian
6. 4:40 Paris
7. 6:08 Oho
40. sami | juillet 15th, 2006 at 13:25
Ah, pour les complexes, moi j’en avais eu pour la premières fois, question chansons je veux dire, en 1996, l’année de la commande de la pièce à l’enfoiré qui ne l’écrit toujours pas. J’étais au Cologio de Mexico et là je rencontre un colombine Ramiro Delgado, alors prof d’anthropologie à l’université de Medellin, mais venu au Colegio pour terminer sa thèse sur la cuisine africaine, après recherches de terrain de trois ans en Gambie et en Guinée Bissau, séjour au sénégal, Nigeria, etc. Et là il se met à me parler des musiques africaines, mais des musiques africaines… De Bella Bellow aussi, bien sûr. Et il me promet: Le jour où tu viendras à Medellin, tu verras… Cette année, dix ans après notre rencontre, je suis allé à Medellin et on s’est retrouvés. Ramiro est actuellement le vice-recteur de l’université nationale de Medellin. Mais il est (a) surtout la mémoire de la musique africaine. Blaise, ce Blanc colombien a Vinyl, cd, cassettes audio, cd-rom plus de dix mille pièces, oui, je te dis plus de dix mille. Heureusement qu’il a suffisamment de moyen pour avoir une si grande demeure. Et les musiques africaines des années 60 jusqu’à nos jours, de tous les pays, maghreb et afrique noire, il en possède l’essentiel, sans oublier la collection d’articles et de livres sur ces musiciens, en espagnol, en français, en anglais… Devant Ramiro, n’importe quel africain aura des complexes. La journée que j’ai passée chez lui a été une journée nostalgie, surtout ce Franco, cette voix qui a accompagné une partie de ma vie au lycée de Sokodé et à la fac de Lomé… Quant aux liens entre les artistes et les hommes politiques ou la politique, je dirais, franchement, que la politique est le lieu de la plus grande complexité, tous les artistes, dans tous les domaines, qui ont eu la chance de pénétrer ce milieu, même ceux qui se sont compromis, s’ils ont du talent ou du génie, ont mieux que les autres percé l’Homme. Les artistes doivent beaucoup aux politiques. Même quand ils les critiquent, ils savent que les politiques ne sont pas leurs ennemis, c’est leur Grande École. Pas seulement en Afrique, partout dans le monde. D’ailleurs, moins en Afrique qu’en Amérique latine. Le ministre brésilien de la culture est un artiste mondialement célébré, comme la plupart des écrivains prix Nobel que nous a donnés ce coin du monde, qui ont été tout le temps avec les politiques, dans la politiques, ils ont été ambassadeurs par exemple. Alpha qui chante Jah Houpouët reste un grand, comme Fela qui, même s’il fouettait le système, doit son aura et sa puissance à ce système, c’est lui qui lui a donné le profil que nous aimons. Combattre un système, c’est déjà entrer dans une sorte de complicité avec lui, sinon on peut aussi s’en désintéresser pour parler des tomates. Blaise, il faudrait qu’on aille un jour ensemble en Colombie, que tu passes dix jours à Medellin chez mon ami Ramiro, le minimum pour découvrir toutes les musiques qu’il a.
41. Zik | juillet 15th, 2006 at 13:52
Je ne suis pas dramaturge, loin de la. Mais je m’avancerai tout de meme, comme Sami, a encourager notre hote a entrer en contact avec des gens comme Tohon Stan, qui se sont deja penches sur le cas Franco en terme musical et lyrique. Une audience chez l’erudit Colombien serait aussi enrichissante. Si seulement cette bibliotheque pouvait etre mise en ligne pour le benefice de tous. Tu sais, Sami, je connais des gens ordinaires au Gabon qui ont des collections incroyablement riches. Mais le probleme est qu’ils ne sont pas universitaires. Ils achetent seulement tout ce qu’ils aiment et au bout de 20 ans se retrouvent avec des milliers d’albums. Mais ils n’ont pas une approche systematique de leur collection. D’ailleurs, ils ne classent meme pas leurs albums. Vous retrouver pele mele du Kassav, du Moni Bile, du Francois Louga…Sans ordre defini.
42. sami | juillet 15th, 2006 at 14:03
C’est vrai que tout le monde ne classe pas, même les universitaires. Moi, ce qui m’avait frappé, c’était surtout que ce passionné ne soit pas de ceux qui ont un « lien » avec cette musique, tu vois ce que je veux dire, les Noirs des Amériques dont tu as d’ailleurs parlé. Dans ce pays, l’Afrique pour la grande majorité des Blancs, c’est juste cette terre de misère par rapport à laquelle chacun peut dire son drame est moindre, l’Afrique de la télé.
43. sandrine | juillet 15th, 2006 at 16:07
Tu sais pourquoi j’aime ton blog, Alem
C’est parce qu’il es beau de partout
Où sont mes soeurs africaines, c’est la seule question que je me pose ?
44. sandrine | juillet 15th, 2006 at 16:13
Et comme je sais que tu les appelles de tes voeux, je les appelle aussi !
45. Zik | juillet 15th, 2006 at 20:16
Sami,
Tu as raison que ce lien avec l’Afrique frappe, surtout lorsqu’on ne s’y attend pas. Si tu avais l’occasion de visiter la Caroline du Sud aux USA, ne manque surtout pas d’aller a Charleston ou il y a une population noire appele les Gulah (l’orthographe n’est peut etre pas exacte) qui a conserve bien des traditions Africaines, jusqu’a la langue. Il ya quelques annees, un ami Senegalais et moi passions par la et cet ami Senegalais avait ete estomaque par la similarite entre ces gens et des peuples de Sierra-Leone. Et pourtant cet ami n’etait pas anthropologue. Il n’arretait pas de repeter: » mais ce sont des Sierra-Leonais, ces gens »… C’est en decouvrant la musique de Susana Baca, cette sublime Afro-Peruvienne, que je me suis rendu compte a quel point l’empreinte de l’Afrique etait encore profonde en Amerique centrale et du Sud. J’ai un pote noir Americain (un peu militant), qui aime a me repeter: « l’Afrique ne mourra pas, car si on pouvait tuer ces peuples et cultures, il ya longtemps que l’Afrique aurait disparu de nos esprits ». Ce que cet ami dit est vrai, car malgre l’eloignement, l’esclavage, le manque d’education, l’hegemonie des cultures du nord, les traits culturels Africains subsistent et parfois meme florissent, dans les endroits les plus isoles.
46. sandrine | juillet 15th, 2006 at 20:35
Zik, j’ai été frappée par la même chose en République Dominicaine, du côté de Samana, j’y est traversé à pied des villages uniquement peuplés de noirs, je suis allée boire une bière dans une guinguette de fortune en face de la mer, un petit garçon est venu m’offrir un fruit, …
mais peut-être ce que tu viens d’évoquer est très précis et différent, je ne sais pas …
47. sandrine | juillet 15th, 2006 at 20:51
Un grand merci à l’administrateur pour un post antérieur magistral invitant à la tolérance pour les fautes d’orthographe
J’en fais de plus en plus, d’une certaine manière c’est bon signe…
48. sami | juillet 15th, 2006 at 20:56
Ah, Zik, j’y ferai bien un tour, certainement. Sandrine, en République dominicaine en effet, j’ai été frappé par cette présence africaine, pas si étonnante, surtout au nord où il y a beaucoup d’Antillais. Mais l’île dans laquelle cette Afrique est présente à tous les niveaux, toutes couleurs confondues, c’est à Cuba. Les liens sont tels avec la mythologie yorouba (la santeria en est la preuve) que le roi Yorouba est parfois invité à Cuba pour des fêtes. En Colombie, non loin de Carthagène il y a un village carrément africain, fondé au début du 17e siècle, en 1603, par un esclave cimarrón, ce village s’appelle Palenque de san Basilio, classé d’ailleurs par l’Unesco comme patrimoine immatériel de l’humanité (cette rubrique de patrimoine immatériel assez récente à l’initiative des Japonais). Tu y retrouves des cases comme il y en a dans beaucoup de villages, les femmes pilent les grains comme dans mon village, ils ont conservé une langue qui est le mélange d’une langue bantou et de l’espagnol, une sorte de créole appelée Palenquero. J’ai acheté un dictionnaire de ce dictionnaire là-bas. Et leurs musiques dont j’ai quelques cd me rappellent des musiques traditionnelles de chez moi. D’ailleurs, en écoutant les chansons de Totó La Momposina, cette colombienne grande amie de Marquez, on s’y retrouve tout de suite. Musiques afrocolombiennes, afrocubaines, etc…
49. sandrine | juillet 15th, 2006 at 21:14
Ah oui tu as raison, Sami, présence africaine, antillaise et aussi me semble-t-il des anciens esclaves d’Amérique. C’était rigolo de voir les différents lieux de culte.
Pour Cuba c’était aussi très frappant.
ça me passionne les détails que vous évoquez parce que ça me donne quelques éléments du dictionnaire (humain). J’ai de la famille en Colombie, des Colombiens, je ne suis jamais allée les voir.
J’ai lu que c’est grâce aux différents cultes et rites ancestraux que les esclaves débarqués ne sont pas devenus fous de désespoir, je ne sais pas si c’est vrai mais cette info m’a bouleversée.
50. sandrine | juillet 15th, 2006 at 21:19
Anciens esclaves d’Amérique du Nord
51. Zik | juillet 15th, 2006 at 21:32
Sami,
Je meurs d’envie d’aller a Cuba depuis toujours. Mon probleme est qu’etant aux USA en ce moment, aller a Cuba n’est pas politiquement correcte. Ce serait meme un suicide car: 1-je suis etranger; 2-si j’allais a Cuba, avec mon passeport Gabonais, rentrer aux USA serait problematique car Cuba est sous embargo Americain et j’imagine les questions que me poseront les agents d’immigration. Alors, je ronge mon frein.
52. sandrine | juillet 15th, 2006 at 21:43
Pffff, c’est pénible ces histoires de visa
Pauvres Cubains largués de tout côté
Ce voyage à Cuba, c’était passionnant, mais c’était pénible en même temps pour mon mari, plein de détails le renvoyaient au système totalitaire et à la disette qu’il a connues, je ne sais pas si c’est politiquement correct de dire cela sur ce blog.
53. sami | juillet 15th, 2006 at 22:19
Oh, Sandrine, c’est la simple vérité, ce que tu dis sur Cuba, il y a quand même des détails qui peuvent irriter des gens qui ont connu le plus dur du communisme. C’est la vérité, mais c’est aussi en partie grâce à cela que ce pays tient encore. Je comprends, Zik, Cuba est une destination prohibée pour les Etasuniens, ceux qui s’y rendent passent par Le Canada ou le Mexique. Pour un étranger, alors là, ce serait assez risqué. C’est vraiment dommage qu’ils ne modifient pas certaines détails de cet embargo. Mais les Cubains ont trouvé depuis les années 90 une parade à cela. Ils ne te mettent pas un visa sur ton passeport, le visa est vendu avec le billet, c’est une carte séparée qu’on te remplit avec le billet, si tu ne veux y passer qu’un mois. En tout cas, cette île vaut le détour, sur beaucoup de plans, mais surtout à cause de la richesse culturelle.
54. sandrine | juillet 15th, 2006 at 22:22
« c’est aussi en partie grâce à cela que ce pays tient encore »
c’est à la solidarité entre les gens, à l’inventivité face à l’adversité et à la culture que tu penses, Sami ?
55. CHANT POPULAIRE DANS LE DIALECTE DE LA REGION D’OPOLE | juillet 16th, 2006 at 4:48
Ouh la la, je vous bombarde de posts mais je n’ai jamais eu l’occasion de parler avec qui que ce soit de ces sujets et je saisis la balle au bond…
Ce qui m’a frappé chez le petit garçon qui m’a offert le fruit en Rp Dominicaine, c’était la précocité de son comportement, un comportement de séduction, très clairement.
C’est quelque chose que j’ai remarqué plusieurs fois chez des enfants noirs garçons. Récemment dans le TGV par exemple. Ou chez un adorable bébé de trois ans, toujours en Rp Dominicaine, qui nous attendrissait tous… Je n’ai jamais observé cela à ce point là chez des garçons blancs. Est-ce aussi cela l’Afrique ? … ou je vous dis une grosse bêtise ???
ou ils imitent leur(s) papa (s) , je ne sais pas …
56. sandrine | juillet 16th, 2006 at 4:54
Comprenez ma question : le ressort intérieur des comportements me passionne (n’est-ce pas ZZ ?) et je cherche à élargir mon vocabulaire …
57. sandrine | juillet 16th, 2006 at 9:41
Angela Merkel s’attelle à l’intégration des étrangers
PIERRE BOCEV (à Berlin) .
Publié le 14 juillet 2006
Le Figaro
« Peu portée sur le lyrisme, Angela Merkel n’en a pas moins parlé d’un « événement presque historique » en commentant hier le « sommet de l’intégration » qui s’est tenu à la chancellerie. En fait, il s’agissait d’une consultation entre la politique et la société civile sur la question de savoir comment faire pour réduire la cassure entre les Allemands de souche et les quelque 15 millions d’habitants d’origine étrangère. Mais pour banale qu’elle semble, la démarche est radicalement nouvelle. C’est la première fois, a relevé la chancelière, que les deux composantes de la société « parlent non plus l’une de l’autre,mais l’une avec l’autre ». La réunion d’hier a été déclenchée par une série de crises récentes. L’appel à l’aide des enseignants d’une école berlinoise incapables de faire face à la violence en classe en fait partie, au même titre que les remous autour des caricatures de Mahomet et un procès retentissant pour « crime d’honneur », l’assassinat d’une jeune immigrée turque par son frère parce qu’elle menait une vie « à l’occidentale ». Le spectre d’une ghettoïsation de la société a été omniprésent. Pour mettre les choses à plat, la classe politique a dû revenir sur un certain nombre de préjugés solidement ancrés dans les habitudes (…) »
58. Blaise Kibonzi | juillet 16th, 2006 at 10:41
Blaise Kibonzi,
je te cherche ya longtemps. Ah! bon c’est dans ce blog de Alem que tu es venu te cacher. Sois moins virulent, auquel cas , Kagni va te virer aussi. Comment arrives-tu à mener à bien ta polygamie? Quel est ton secret? Tu voulais de la polygamie, assumes-la pour nous toutes .Tu m manq ! Vraimant tu m manq !!
UNE DE TES MOITIEES CEREBRALES !!!
59. sandrine | juillet 16th, 2006 at 11:38
Jolie déclaration d’amour ! Et comme je la comprends, la moitié cérébrale
Mon mari aussi se sent abandonné en ce moment, il se demande ce que je fous, accrochée au clavier, bien légitime…
Il a du mal à comprendre l’urgence d’une quête sur plusieurs fronts.
Alem, tu sais ce que je viens de comprendre, la plupart de mes frères ont été éduqués par les Jésuites, c’est peut être pour ça (entre autres )qu’on se comprend tellement bien , malgré (ou grâce?) à la virtualité
Voyez-vous, en ce qui me concerne, l’anonymat ce n’est peut être pas très courageux, mais cela m’évite bien des embrouilles .
60. Timba Bema | juillet 16th, 2006 at 12:28
sandrine; tu as peur d’un certain Guy george?
61. sami | juillet 16th, 2006 at 12:42
Sandrine, moi, musulman d’éducation, je n’ai une si déformée, j’allais dire défoncée, idée des jésuites qu’à travers la vie de l’enfoiré d’Alem.
62. sandrine | juillet 16th, 2006 at 12:49
Timba, je suis écroulée devant mon clavier magique, mais je ne comprends pas bien à quoi tu fais référence…
En tout cas, Timba, Sami, j’adore ce côté impro, choeur des vierges je vous appelle …
63. sandrine | juillet 16th, 2006 at 12:51
Non, je déconne …
Sandrine
64. Sandrine | juillet 16th, 2006 at 12:53
c’est le 64 qui faut lire, pas le 63
65. Sandrine | juillet 16th, 2006 at 13:01
Pour les Jésuites je faisais référence aux discussions qu’on a eu Alem, Timba et moi sur l’exorciste camerounais
Quant aux enfoirés, le jour où ils appartiendront à une chapelle, vous me préviendrez…(clin d’oeil)
J’ai été un peu sur le c… quand j’ai lu le post 58…
66. Timba Bema | juillet 16th, 2006 at 13:02
Je fais suite à ça :>. Guy george, le traqueur de vierges nous lit peut-être… .
67. Timba Bema | juillet 16th, 2006 at 13:04
Je fais suite à ça :Voyez-vous, en ce qui me concerne, l’anonymat ce n’est peut être pas très courageux, mais cela m’évite bien des embrouilles. Guy george, le traqueur de vierges nous lit peut-être… .
68. sami | juillet 16th, 2006 at 13:16
Il y a tellement de jeunes et belles femmes de milieux aisés, ayant même formé des fan clubs pour Guy Georges, souhaitant l’épouser, célébrant sa beauté, que si le sieur Georges veut ta peau, Timba, l’une de ses nombreuses admiratrices aurait sufisamment de moyens pour te dénicher derrière ton anonymat. Prends soin de le terminer avant que ça ne se passe, tu vois de quoi je parle? Puisque j’attends la suite des tableaux!
69. Sandrine | juillet 16th, 2006 at 13:17
Guy George, traqueur de vierges ? ça m’avait échappé
Timba je ne sais plus si on est dans l’humour ou les sous-entendus
Si ça peut te rassurer, je n’ai aucune prétention à la « bonne moralité », j’en suis pas là, QUAND MEME…..!!!
70. Timba Bema | juillet 16th, 2006 at 13:20
Si les Franciscains et les carmélites eurent la renommée d’être de grands amateurs de femmes, les Jésuites l’acquirent comme pédérastes. D’après Voltaire, Grécourt, Mirabeau et d’autres écrivains et historiens de l’époque, les Jésuites avaient établi comme règle dans leurs instituts de considérer comme récompense aux mérites scolaires le fait de se porter les élèves au lit.
tiré de : http://www.luigicascioli.it/nudismo_fra.php
71. Timba Bema | juillet 16th, 2006 at 13:22
Jeux de mots sandrine. humour jésuiste
72. Sandrine | juillet 16th, 2006 at 13:35
Merci pour le lien Timba
73. Blaise KIBONZI | juillet 16th, 2006 at 13:45
ATTENTION ! il y a eu usurpation d’identité. J’aime signer de mon vrai nom partout où je passe sur le web. C’est pour moi un gage de sérieux de tout ce que je fais sur le net et qui montre bien que je ne suis pas un imposteur comme certains voudraient me faire passer. Mais c’est vrai que sur un blog où l’on ne s’enregistre pas, n’importe qui peut signer Blaise KIBONZI et poster. C’est dommage !
Chère « admiratrice », j’ai jamais été chassé d’aucun blog ni forum internet. Mais c’est vrai que ma liberté de ton plait ou ne plait pas. Le jour où il déplaira à Alem je m’en irai !
Je suis venu sur ce BLOG d’abord pour être aux cotés de mes frères et soeurs togolais durant la COUPE DU MONDE DE FOOTBALL. Mon amitié avec le TOGO ne date pas d’aujourd’hui, POITIERS où j’ai fait mes études, disposait d’une TRES FORTE colonie Togolaise. Je me suis fait beaucoup d’ami TOGOLAIS là-bas et même le doyen des africains de POITIOERS le vieux AMEDOME est togolais. C’était notre doyen à tous là-bàs et nous lui devions un RESPECT INCOMMENSURABLE (d’ailleurs Alem, Sami en voilà un autre sujet de roman. Le doyen AMEDOME mérite un roman. UNE VTRAIE LEGENDE A POITIERS).
Chère « admiratrice », je te ferai remarquer qu’ici sur le blog d’Alem , je me suis exprimé ilibrement et dit tout ce que je pensais (en bien et en mal) du TOGO durant cette coupe, du monde, sans que cela ait choqué ni vexé nos amis togolais. Pas même Alem pourtant (dit-il) allergique au foot. C’est vrai que (bien qu’étant congolais) c’est pas sur un site CONGOLAIS que j’aurais pu faire la même chose sans être jeté dehors, si c’est le CONGO (Brazzaville) qui avait été à la place du TOGO dans cette coupe du monde. Patriotisme chez les congolais rimant semble t’il avec soutien inconditionnelle même devant une médiocrité totale.
Mais ne parlons pas des congolais ici, sinon ils diront que je parle du mal d’eux dans leur dos. Quand j’ai des choses à dire aux Congolais je vais sur des sites de congolais et leur dis en face ce que je pense.
JE REMERCIE LES AMIS TOGOLAIS de m’avoir permis de passer 1 mois ici en toute tranquillité. Et d’avoir partager avec eux et d’autres de tout ce que nous avons pu nous échanger et j’espère que ça va continuer. Je doutais du qualificatif de la « SUISSE D’AFRIQUE » souvent affublé au TOGO. Mais finalement je commence presque à y croire.
J’en profite d’ailleurs pour dire quelque chose qui me brule les lèvres depuis longtemps mais dont j’avais pas eu l’occasion de dire, je le dirais donc ici :
Je FELICITE LE PEUPLE TOGOLAIS TOUT ENTIER d’avoir accepté à la tête des éperviers l’entraineur Nigérian KESHI. Même s’il a été viré avant la Coupe du monde pour mauvais résultat semble t’il lors de la CAN (mais cela arrive à beaucoup d’entraineur à travers le monde).
C’est pas demain qu’on aura un entraineur TOGOLAIS à la tête des Daibles rouges du CONGA-Brazzaville. Comme on dit chez nous, « les poules auront des dents le jour où cela arrivera chez nous ».
BRAVO, GRAND BRAVO PEUPLE TOGOLAIS.
On a tous nos difficultés en Afrique, mais en matière de tolérance je découvre quelque chose que je ne connaissais pas du TOGO. Chapeau bas les gars, chapeau bas les togolaises.
Ma moitié cérébrale, je t’ai reconnue …à l’odeur.
Je t’aime moi aussi. je suis prêt à passer à 3 femmes. Le code coutumier congolais autorise jusqu’à 4 femmes. J’ai encore un peu de marge, à condition bien sûr que « les 2 premières femmes l’acceptent », comme le stipule le code.
Blaise
74. Blaise KIBONZI | juillet 16th, 2006 at 13:49
ps : j’ai parlé du doyen AMEDOME avec beaucoup d’émotion. D’où les nombreuses coquilles dans le paragraphe le concernant. Je m’en excuse. En fait j’hésitais fallait-il que je parle de lui ou pas ? Amis TOGOLAIS connaissez-vous le doyen AMEDOME de Poitiers ? C’est un TOGOLAIS. Il mérite un livre. Alem, Sami à vos plumes. Allez voir le doyen AMEDOME, il va vous inspirer un livre.
Blaise
75. Sandrine | juillet 16th, 2006 at 13:50
Ouff, merci Blaise, j’ai eu peur qu’on m’accuse d’avoir écrit le post 58
Je vous respecte trop tous
Jamais je ne me serais permis de salir le blog d’Alem
76. Sandrine | juillet 16th, 2006 at 13:52
Blaise, une fois de plus on s’est compris
MERCI MERCI MERCI
77. Blaise KIBONZI | juillet 16th, 2006 at 14:00
Sami, coïncidence, jai fait la connaissance sur le Web d’un colombien qui m’épate également par sa connaissance de la musique congolaise. Le plus frustrant pour moi c’est quand il m’envoie des MP3 de Polo KAMBA en me demandant si je connais les titres. Je ne sais même plus où me mettre dans ces moments là.
OK pour ce voyage en colombie. Pour la musique rien que la musique bien sûr.
Blaise
78. Sandrine | juillet 16th, 2006 at 14:02
Moitié cérébrale, j’adore ton style et ton humour, dommage que tu viennes pas nous accompagner de temps et temps
79. sami | juillet 16th, 2006 at 14:16
Blaise, moitié cérébrale a été cohérente jusqu’au bout, elle est l’autre de BK, c’est pourquoi elle a signé BK comme toi, cohérent, non? J’ai un frère qui a fait ses études à Poitiers en 85-86, il doit connâître le doyen Amedomé. Et crois-moi, Blaise, je me mettrai sur sa piste, sans blague. Un jour je te dirai pourquoi par mails privés. Pour la Colombie, oui, juste pour la musique, rien que la musique. J’ai aimé le post de ta moitié cérébrale.
80. Blaise KIBONZI | juillet 16th, 2006 at 14:50
N’en déplaise à tes deux femmes . Mon chéri, je ne veux plus être le rejeton des trois et, je ne veux pas aussi être la 3ème. Donne-moi la place qui me convient où alors tu me perdras pour toujours. Assume ta polygamie. Ici c’est l’amour , rien que l’amour. Ne te cache pas derrière le foot ou derrière le doyen Amedomé. Le livre c’est avec moi. Tu vas plus m’échapper sur ce blog. Je vais te coller à la peau . C’est promis . Ce ne sont pas des menaces, ni du chantage, c’est l’amour avec grand A .
TA MOITIE CEREBRALE .
81. Richard | juillet 16th, 2006 at 15:24
Blaise, c’est certainement juste une admiratrice qui désespère de pouvoir mettre la main sur toi. Il est vrai que même les garcons sur ce blog sont séduits par ton style, tes réflexions très sensées et ta fantastique mémoire footballistique capable de complexer les plus érudits commentateurs sportifs. Laisse courir, Blaise! Laisse rêver les admiratrices…. Elles sont faites pour ca. Et ne t’avise pas de nous fausser compagnie. Abdon et moi, nous viendront te chercher manu militari pour le tribunal des blogueurs d’ici.
82. Blaise KIBONZI | juillet 16th, 2006 at 15:32
Richard,
suis pas une admiratrice de BK. Je suis sa MOITIE CEREBRALE
A ma consoeur Sandrine, c’est pas une déclaration d’amour, c’est plutôt un engagement vrai pour mon chéri BK. En tant que femme, tu dois me comprendre. Je suis sa MOITIE CEREBRALE .
83. Sandrine | juillet 16th, 2006 at 15:45
Moitié cérébrale, je t’en supplie !!!
Au nom des femmes, je comprends ta douleur
Mais ce n’est pas en harcelant ton mari que tu vas gagner son coeur
Amour et prison ne font pas bon ménage !!!!
Pense à toutes les autres (nos soeurs) et laisse nous continuer le dialogue
84. Blaise KIBONZI | juillet 16th, 2006 at 16:15
Sandrine, vous voyez comment nous les femmes sommes pas solidaires: » AMOUR ET PRISON NE FONT PAS BON MENAGE » !
Merci pour ton conseil . Mais, » la prison » n’est pas dans mon programme .
85. Blaise KIBONZI | juillet 16th, 2006 at 16:19
le post 85 n’est pas de mon chéri BK. Signée MOITIE CEREBRALE .
86. Sandrine | juillet 16th, 2006 at 16:25
Comprends rien
Allez je vous laisse déconner entre vous
Apparemment ma présence emmerde quelqu’un ici
Pas de problème, je me casse …
87. K.A. | juillet 16th, 2006 at 17:20
Ah le joli pataquès que voici, internet est terrible, mais cher Blaise, rassure-toi si tu le veux vraiment, l’administrateur Sena me dit qu’il sait comment régler le cas de ta doublure: ne pas lui répondre. Simple, non? Et tout ceci nous éloigna de Franco, mais nous y revînmes par d’autres biais. Si le doyen Amedome aime Franco, je le rencontrerai volontiers!
Cher Zik, un de mes limiers du côté de Cotonou vient de m’envoyer cette réponse que je partage avec toi, à propos de la chanson de Tohon, je crois que bientôt nous en aurons le coeur net quant aux parols de la chanson. Voici ce qu’il m’écrit: « J’ai encore écouté il y a quelques jours la cassette, une te ces vieilles cassettes qui traînent dans la voiture ou dans la maison. Je vais ta reprendre et si j’y parviens à décryper « le lyrisme » de ce fon, je te le dirai. En attendant, que l’internaute patiente. Comme dit Coluche « le patient, pourvu qu’il ne soit pas pressé. »
88. Zik | juillet 16th, 2006 at 18:39
Merci K.A. pour ta sollicitude.
89. Caro(répondeurDomenech) | juillet 16th, 2006 at 19:27
http://www.cahiersdufootball.net/article.php?id=2124
90. Blaise KIBONZI | juillet 16th, 2006 at 20:52
ô Sandrine, qué passa ? J’ai beaucoup d’admiration pour toi. Ma moitié Cérébrale ne t’embetera pas. D’ailleurs elle va désormais signer de son vrai pseudo et les choses rentreront dans l’ordre.
Ne nous éloignons pas de FRANCO, mais puisqu’on a ouvert une petite phase détente et que j’ai parlé de notre DOYEN de POITIERS j’en profite pour poser une autre question : D’où vient les si jolis noms togolais ?
Je trouve que les togolais ont des jolis noms et prénoms. De quelles sources viennent-ils ? Edem, Shangaï, (et peut-être aussi Alem), avant je pensais que c’était des sobriquets. Quelqu’un pourrait-il m’éclairer.
Cher Sami, concernant le doyen de POITIERS, si tu arrives à POITIERS pas besoin de dire son nom. Au premier africain qui tu rencontres dans la rue tu demandes simplement le « Doyen », on te conduira vers lui.
Il y a tout une légende autour du doyen. Je répète ( pour la dernière fois), il inspirerait un magnifique roman.
Doyen si jamais tu me lis, RESPECT ! J’ai beaucoup pensé à toi lors des derniers événements qui ont secoué l’Afrique. Je ne sais pas si la salle du « Parlement des africains de Poitiers » existe toujours (cette belle cafet du restaurant Universitaire Rabelais où nous refaisions l’Afrique) ; et aussi la salle du « Garage à Vélo » transformée en Haute cour. Que de beaux souvenirs.
Merci doyen d’avoir entretenu en nous ce qui paraissait alors comme une simple illusion d’une possible autre Afrique.
Blaise
91. Sandrine | juillet 16th, 2006 at 23:17
Merci Blaise
Je suis allée prendre l’air, en moins d’une semaine, la prairie est devenue savane…
Sami, si on revenait à Cuba. Cette destinée très particulière m’a toujours intriguée. Cette île vibre d’une manière incroyable, un peu comme une immense pulsation. On en entend dire tout et n’importe quoi. J’aimerais beaucoup avoir ton avis sur ma question (post 54) sans t’obliger à de longs développements.
92. sami | juillet 17th, 2006 at 8:26
“c’est aussi en partie grâce à cela que ce pays tient encore”
« c’est à la solidarité entre les gens, à l’inventivité face à l’adversité et à la culture que tu penses, Sami ? »
Oui, Sandrine, tu as résumé la situation, cette solidarité, cette inventivité, et cette richesse culturelle qui ne datent pas de la révolution mais sont devenues plus qu’une religion du quotidien avec la période spéciale, cela te tient debout une île que tout le monde a donné pour morte dès la chute du communisme en URSS, son principal parrain. Dans la rue comme dans les milieux les plus aisés, tu entends les trois verbes qui rythment la vie: Luchar, inventar y resolver. Même le pouvoir lutte, invente et résoud. Et l’extérieur, avec des associations humanitaires, apporte beaucoup à Cuba qui devient presque romantique dans son entêtement à résister au géant USA qui dévore toute l’amérique latine comme un ogre. Les gens ont minimisé l’importance de Castro, mais aujourd’hui, alors que le vieux allant à la fois vers ses cinquante ans de pouvoir, dans trois ans, et sa mort, fait plus que jamais des émules: l’Amérique latine vire de plus en plus à gauche. T’as vu son troc avec le Venezuela? Fournir à Chavez des médecins qui bossent dans les quartiers difficiles de Caracas, en retour Chavez fournit à celui qui est comme son « père » du pétrole. Oh, il y a beaucoup de choses qu’on doit reprocher au pouvoir cubain, à Castro, mais je n’arrête pas de me dire: Si beaucoup de pays africains avaient eu le génie des Cubains, s’étaient inspirés de Cuba? Tout au long de mon séjour de recherche là-bas, mois après mois, j’attrapais un énorme complexe. Même déjà à terre, cette île est une géante tellement au-dessus de mon pays! Et puis la musique, mon dieu, la musique, partout, tout le temps, dans les aéroports, à la plage, dans les restaurants… Un concert en plein air à la Havane de Charenga Habanera ou de Medico de la salsa, le groupe du très célèbre médecin devenu « médecin de la sauce », le plus populaire chanteur de l’île, un concert comme ça et tu as l’impression que personne n’a de problème. Les Charenga Habanera avec leurs déhanchés, ou El trembleque, qui ont même fait l’objet d’une censure dans une île si libre, c’est te dire s’ils vont si loin et entraîne leurs milliers de fans dans leurs délires corporels!
93. Sandrine | juillet 17th, 2006 at 8:33
A propos des Jésuites, j’ai bien peur que leur réputation ne soit pas usurpée, même s’il y en sûrement de très grands et très respectables. Depuis mon arrivée intempestive sur ce blog, j’avais tout de suite vue la chose venir. Je me suis, mon Dieu, comme c’est drôle, les mêmes causes produisent partout les mêmes effets (l’anticléricalisme). Moi ça fait belle lurette que j’ai jeté les deux au panier : l’enfermement dans les églises comme l’anticléricalisme. Je suis comme l’ami Alem, je vais dans les lieux propices à la vie intérieure et au sacré, quels qu’ils soient. J’ai souvent regretté de me faire jeter des mosquées. J’adore ce qu’en dit Ebrahim dans les fleurs du coran. Les yeux fermés on peut reconnaître les lieux de culte à l’odeur: encens chez les orthodoxes, bougie chez les catholiques, pieds chez les musulmans…
J’ai vu les fleurs du coran au théâtre comme en film, divin tout simplement !
Les fleurs du coran.
A Paris, dans les années soixante, Momo, un garçon de treize ans, se retrouve livré à lui-même. Il a un seul ami, Monsieur Ibrahim, l’épicier arabe et philosophe de la rue Bleue. Celui-ci va lui faire découvrir la vie, les femmes, l’amour et quelques grands principes
Pour ceux qui ne connaissent pas, Momo, c’est Moïse, il est juif.
Sami, STP, ne n’oublie pas pour Cuba !
94. sami | juillet 17th, 2006 at 9:27
Sandrine, je t’ai répondu juste avant ton post, je ne sais comment cela s’est passé, tu n’as pas pu me lire avant d’écrire: post 92
95. Sandrine | juillet 17th, 2006 at 9:37
Mystère et boule de gomme, Sami !
96. Sandrine | juillet 17th, 2006 at 9:39
On a écrit en même temps, tout simplement !
97. Sandrine | juillet 17th, 2006 at 9:43
Comme j’aime te lire, Sami
Tout ce que ju écris sur Cuba, en si peu de jours, j’ai ressenti la même chose, même si au dernier moment à l’aéroport, j’ai eu une angoisse irrationnelle, c’est qu’on ne me laisse plus en partir …
98. sami | juillet 17th, 2006 at 9:53
Momo et le vieux ibrahim, ce sont des personnages de La vie devant soi d’Emile Ajar, le roman grâce auquel romain gary (emile ajar) a eu un deuxième goncourt: momo, ibrahim et surtout cette vieille juive, madame rosa…
99. sami | juillet 17th, 2006 at 9:54
non, il faut laisser cette histoire de modération, les doubles ne doivent pas tuer l’esprit du blog. est-ce que ça dérange vraiment qu’on ait une bk qui talonne l’inimitable bk?
100. Sandrine | juillet 17th, 2006 at 10:01
Moïse est Juif et Ibrahim, l’épicier « arabe », il est pas kabyle, il est …turc !
101. Sandrine | juillet 17th, 2006 at 10:16
Ah bon ? Ajar
Tu m’apprends quelque chose, je vais aller voir
Tu sais pourquoi j’aime te lire Sami…?
C’est parce que tu prolonges ma pensée
Tu ajoutes plein d’informations, de détails concrets, de ressentis aussi,
là où je suis souvent restée muette, par peur …et aussi pour éviter les emmerdes, soyons clair
Tu ne peux pas savoir à quel point je suis reconnaissante à l’ami Alem, à son blog et à vous tous !!!
102. Petit sucre | juillet 17th, 2006 at 10:22
Bonjour, j’ai écouté Franco encore ce matin, et viens voir où en est la discussion et je découvre… quelle histoire? Je ne comprends pas. la musique adoucit les moeurs, un cliché? pas si sûr. Samedi, j’ai acheté un disque d’un beau chanteur du Cap-Vert, Tcheka, je vous invite à le découvrir, aux antipodes de Cesaria Evora. Bonne journée à tous, moitié cérébrale compris, qui devrait suivre mon exemple: musicothérapie.
103. sami | juillet 17th, 2006 at 10:37
Sandrine, un morceau d’anthologie puisé dans ce chef-d’oeuvre du grand Gary quand il devient aussi Emile Ajar:
« Moïse est un nom juif, dit-il. J’en suis absolument certain, Madame. Moïse n’est pas un bon nom musulman. Bien sûr, il y en a, mais pas dans ma famille. Je vous ai confié un Mohammed, Madame, je ne vous ai pas confié un Moïse. Je ne peux pas avoir un fils juif, Madame, ma santé ne me le permet pas ».
Enfin, c’est un hors sujet.
104. Sandrine | juillet 17th, 2006 at 10:47
Bonjour Petit Sucre et amitiés
Je vais bientôt suivre ton sage exemple…
105. Sandrine | juillet 17th, 2006 at 10:51
Pendant tout ce temps que je passe sur ce blog, je ne fais toujours pas mes valoches
Avant que mon cher et tendre ne devienne dingo, je vais m’y mettre…
Je te dit à bientôt Sami, avec un énorme plaisir, et à vous tous aussi
Allez je vous embrasse… tous
Sniff, sniff, sniff …
« Courage! » comme disent à tout vent les Africains….(ça m’iiiinerve !)
Bon vent
et à la revoyure ….
106. Elijah | juillet 17th, 2006 at 10:55
Tout est hors sujet, et toujours dans le sujet: des doules de Blaise se promènent, Momo et son double, Ajar et son double, 100drine et son double, oh, cest tant mieux… Moi, Franco connaissais pas, je n’étais pas hors sujet? Boum, viva Franco, viva Cuba.
107. Vache | juillet 17th, 2006 at 11:00
Quel double se promène par ici ?
108. Abdon | juillet 17th, 2006 at 11:13
Hé, qui va où? Salut Blaise, chaud par ici, hein? Journée busy ici à Kinshasa, je vous raconterai plus tard les élections ici, si elles ont lieu, en tout cas, si Franco avait été là, il aurait trouvé de l’inspiration.
109. Pierre Clavilier | juillet 17th, 2006 at 11:26
Ilo y avait quelques semaines que je ne m’étais pas rassasié de votre blog.
110. Blaise KIBONZI | juillet 17th, 2006 at 11:58
Salut Abdon, personne ne va nulle part sinon que chacun cherche sa place. Dis-nous tout sur ce qui se passe à Kin la belle.
Sur FRANCO voici un lien sur le site de notre ami Ronald. Un neerlandais je crois qui parle aussi bien de FRANCO
http://africambiance.com/forum/viewtopic.php?t=79
Et pas que de FRANCO d’ailleurs !
http://africambiance.com/forum/
Blaise
111. Zik | juillet 17th, 2006 at 15:27
Sami,
La musique Cubaine? Oh la la, quel sujet monstre. Cette ile toute petite a qui nous devons l’ecclosion de la rumba; qui elle meme vient du bassin du Congo. Donc la rumba nous tombe sur la tete par effet boomerang (mon ami doit avoir raison, on ne pourra pas tuer l’Afrique). Il ya un documentaire sur la musique Cubaine, par le biais du Buena Vista Social Club, qui est absolument sublime. Il est a vous donner des larmes aux yeux. Ah Cuba, qui a tant inspire les salceros Africains comme le tres regrete Gnonnas Pedro qui fut un des plus populaires au gabon (la musica en verite, la musica, repetons….), avec Boncana Maiga. Au Fait Sami, je trouve etrange que nos amis de l’Afrique de l’Ouest ait une affinite plus profonde avec les rythmes de Cuba, que nos amis du bassin du Congo.
112. Timba Bema | juillet 17th, 2006 at 16:17
Zik; il me semble que tu te trompes. La rumba congolaise est une adaptation de la musique cubaine.
113. Zik | juillet 17th, 2006 at 16:37
Salut Timba,
Ces histoires d’origines nous renvoient souvent a la problematique de la poule et de l’oeuf (qui precede l’autre). Il y a une documentation assez convaincante qui attribut a la rumba Cubaine une origine Africaine, dans la region qui est aujourd’hui l’Angola (bassin du Congo). Voici quelqu’un qui en parle mieux que moi:
http://www.rfimusique.com/musiquefr/articles/074/article_16097.asp
114. Zik | juillet 17th, 2006 at 16:44
Un autre article qui parle du meme sujet, mais avec l’autorite academique cette fois (meme si les academiques se trompent aussi):
http://cjtm.icaap.org/content/18/v18art3.html
115. sami | juillet 17th, 2006 at 16:48
Zik, je crois que Timba a raison, les congolais ont plus de liens avec Cuba qu’il n’y paraît, ils ont créé autre chose à partir de leurs liens, contrairement à quelqu’un comme Gnonas Pedro qui reprend les chansons populaires qu’il a entendues dans les rues de Santiago de Cuba, comme Mani mani, mani qui signifie tout bêtement arachide et qu’on entend de la part des trouvères, ils égrènent les notes de leur guitare et te chantent ces chansons populaires-là (on y vend tellement de cacahuètes dans des cornets que cela mérite une chanson populaire).Quand tu iras là-bas, ce serait intéressant d’écouter à Guantanamo la chanson de Joseito Fernandez, Guantanamera, mise en musique d’un poème de José Marti. Cela fait quelque chose jusque dans les cheveux. Bon, Zik, Cuba petite île certes, mais elle fait deux fois le Togo, plus de cent mille km², plus de treize millions d’habitants, c’est énorme quand même! Mais quelle richesse musicale! Le documentaire dont tu parles est passé ici dans les grandes salles, parfois en présence du dernier de la troupe Ibrahim Ferrer qui nous a quittés le 6 août 2005 après un ultime concert le 2 oaût.
116. Blaise KIBONZI | juillet 17th, 2006 at 17:00
Mon chéri Blaise, pas question que je signe de quelque pseudo que ce soit . Prends tes responsabilités d’homme .
Mes excuses aux bloggeurs(es).
TA MOITIE CEREBRALE .
117. Zik | juillet 17th, 2006 at 18:05
Sami,
Vous venez d’esquissez la une deconstruction des rapports entre Cuba et les musiciens Africains, qui merite d’etre publiee. J’aimerai tant en savoir plus sur les nuances entre Gnonas, Boncana et les autres. Pour nous les melomanes qui n’apprenons que par l’ecoute, il semble que les Gnonas et Boncana soient ceux qui nous apportent la bonne nouvelle. Mais comme toujours, il y a une autre donne, Congolaise cette fois, qui malheureusement pour quelqu’un comme moi, m’est presqu’inconnue. Il serait bon d’en savoir plus. Peux tu me conseiller une lecture qui m’aiderait a une meilleure comprehension?
118. Blaise KIBONZI | juillet 17th, 2006 at 19:25
Qué passa? Alem, il ya eu usurpation de mon post, je ne l’ai pas posté aujourd’hui 17 juillet à 17 h. C’était le post 91 et non le post 116, Richard doit intervenir.
Merci pour Sami (post 99,histoire de modération).
Merci aussi pour Petit sucre (post 102, histoire de musicothérapie).
Pour terminer mon chéri BK, même si tu me zappes, aie pitié de mon coeur qui pleure et, dis-moi, toi qui aime tant Franco, un morceau choisi pour calmer mon coeur qui saigne!!
Ton double,TA MOITIE CEREBRALE, normal non?
119. L'administrateur | juillet 17th, 2006 at 19:39
Il n’y a pas eu d’usurpation. Devant cet échange un peu bizarre pour les habitués du blog, nous avions décidé de mettre tous les commentaires en modération dans la soirée du 16 juillet. Le propriétaire du blog est intervenu ce matin pour demander d’enlever la modération. il y a eu une manipulation, c’est vrai, de ma part, pour remettre les posts dans l’ordre, mais un mauvais contrôle liés au traquage des spams a boulvers l’ordre des posts, puisque certains commentaires, lorsqu’ils conseillent des liens à l’adresse trop longue passent dans la catégorie spam; d’ailleurs à ce propos avis à tous, vérifiez la longueur des liens que vous collez dans les commentaires, je ne puis en dire trop pour ne pas dévoiler les outils que j’utilise contre les spams, de 100 à 200 chaque jour sur ce blog!
Personne ne songe à vous censurer, ici, soyez rassuré, vous pouvez maintenant y aller, amusez-vous bien
Sena Feda
120. Blaise KIBONZI | juillet 17th, 2006 at 20:02
Moitié crébrale, les blagues les plus courtes sont les meilleures. Après cette joie des retrouvailles publique, faisons tomber le rideau pour ce qui est privé et poursuivons ici nos échanges sur FRANCO. Tu sais bien que je suis quelqu’un de très pudique.
Blaise
121. sami | juillet 17th, 2006 at 20:05
Je crois, Zik, que Boncana a fait ses études, au moins une partie de ses études, de musique à Cuba. Les Cubains le considèrent comme un maestro, du moins certains Cubains parlent de lui avec ce terme élogieux. En revanche, Gnonas a séjourné dans l’île, il s’est intéressé à ses musiques et nous a ramené ces titres qui ont marqué la jeunesse de nombre d’entre nous, surtout ce fameux Mani mani mani. Mais à Cuba, l’entendre chanter fait rire les gens parce qu’ils estiment qu’il écorche la langue qu’il ne maîtrise pas bien, et il faut avouer que Mani mani faisant partie du folklore au sens noble du terme, aucune reprise ne satisferait les gens du terroir, tu vois? Sinon, les rapports entre musiciens congolais et cubains, je ne connais pas de livres à ce jour sur la question. Bon, on peut à la rigueur en trouver des éléments dans des livres comme:
MÉTISSAGES ET RÉSONANCES
Essais sur la musique et la littérature cubaines
Leiling Chang Melis
éditions L’Harmattan
CUBA LA MUSIQUE EN EXIL
William Navarrette
Editions l’Harmattan
LA CHANSON CUBAINE (1902-1959) : Beaux TEXTES ET CONTEXTE
William Navarrette
Editions l’Harmattan
Les relations entre musiciens congolais et caribéens sont tels que le maestro du merengue, Juan Luis Guerra, a fait un album avec des Congolais, j’oublie le nom de l’orchestre congolais. Pur bonheur, cette rencontre merengue et rumba, du grand Juan Luis Guerra. Je t’en donnerai les précisions si tu ne l’as pas encore.
122. K.A. | juillet 17th, 2006 at 20:09
A qui de droit:
Sena a tout dit, quoi rajouter sinon que lui et moi avons deux visions différentes des choses, je comprends toujours pourquoi il tient à une certaine tenue, lui l’administrateur qui aime bien réguler sans tomber dans la censure. Mais bon, heureusement qu’on peut échanger avec lui. Au fond, s’il ne tenait qu’à moi, tout passerait sur ce blog, d’ailleurs, depuis là où je suis, je n’ai même pas idée parfois de ce qui se trame dans cet espace qui est un lieu public. Alors, allons-y, et que personne ne vienne à penser qu’il n’a pas droit de parole, les seules limites étant celles du respect de l’autre.
123. K.A. | juillet 17th, 2006 at 20:15
Sami, Gnonas Pedro et son espagnol. Un ami béninois m’a raconté que cela faisait rire aussi les étudiants en espagnol à la fac de Calavi, puisqu’on prenait sa façon de manier la langue comme le modèle à ne pas imiter. Au moins les cours d’espagnol devaient être gais à la fac, si les profs y jouaient de la salsa…
124. sami | juillet 17th, 2006 at 20:40
A Cuba, les plusieurs centaines d’étudiants Ghanéens, Guinéens, Congolais, Maliens, Angolais, Burkinabè, et surtout Béninois rigolaient quand j’évoquais Gnonas. Avant que je ne comprenne pourquoi j’étais étonné que ce grand monsieur de la musique ne leur inspire que des éclats de rire moqueurs. Puis, oui, ils m’ont expliqué. Son mauvais espagnol fait tordre de rire tout le monde, en plus il reprend mal ces chansons que nos frères étudiants vivant là-bas depuis au moins dix ans, certains y étant arrivés pour continuer leurs études primaires, à l’âge de 10-12 ans, connaissaient. Ils étaient « Cubains » en fait. Eh ben, je me sentais mal moi qui avais pour Gnonas et son Mani une telle admiration.
125. Ibrahima | juillet 17th, 2006 at 22:22
mais alors que dire de l’acent wolof des sénégalais d’Africando?
126. Zik | juillet 18th, 2006 at 2:05
J’ai une tante qui etait alle au Togo dans les annees 1970 avec l’equipe d’athletisme de l’universite du Gabon (bien avant ma naissance). Elle avait ramene des 45 tours dont un d’un certain Gregoire Lawani. Je ne sais pas ce qu’il est devenu car je le trouvais bon ce crooner. Il est vrai que je l’ai decouvert en ecoutant les vieux disques de ma tante dans le milieu des annees 1990. Il y’en avait deux autres dont j’oublie malheureusement les noms.
127. sandrine | juillet 18th, 2006 at 3:44
Sami,
Je me souviens très bien quand Romain Gary s’est suicidé, on nous l’a montré en rétrospective à la télé. Cela m’a intrigué. Il avait une telle étincelle et une telle soif en lui, c’est peut-être pour cela justement.
J’ai lu sa biblio aujourd’hui.
A propos de son père :
Roman Kacew est né le 8 mai 1914 à Wilno.
« Romain Gary qui trouvait plus avantageux pour son roman familial et surtout pour le genre de personnage qu’il avait créé, de raconter qu’il était né à Moscou, la capitale de l’empire, a vu le jour dans la grande métropole spirituelle et intellectuelle que les juifs ashkénazes avaient surnommée Le Jérusalem de Lituanie ».
La Lituanie a été longtemps sous la couronne polonaise…
Je comprends mieux d’où vient l’esprit d’Ibrahim et de Momo, et pourquoi ça me parle tellement,
la vieille Rosa que je connaissais pas était hantée par Auschwitz, qu’elle a connu, elle …
C’est fou comme nos inconscients nous guident, regarde tous ces thèmes qui me hantent
Merci pour la piste, Sami
Je pars en vacances, non, non, ce n’est pas des blagues, mais comme il fait très chaud, on n’arrive pas à dormir …
Au fait, Alem a dit quelque part sur ce blog de ne pas avoir peur du hors sujet …
128. Blaise KIBONZI | juillet 18th, 2006 at 7:26
Le mixage entre la musique cubaine et la musique africaine et congolaise en particulier a donné ce que l’on appelle la musique afro-cubaine. Ce sujet a passionné beaucoup de nos aînés, il doit bien y avoir des articles sur le net. Il faut qu’on les retrouve.
L’afro-cubain a fait égaement « fureur » (comme on disait chez moi) dans les années 70 au Congo. Les congolais s’étaient même mis à chanter en Espagnol.
Il n’y a pas si longtemps de cela, j’étais dans la voiture d’un ami et nous écoutions la version congolaise de la chanson EL MANICERO interprétée par le chanteur congolais de Brazzaville Jean-Serge ESSOUS. C’est toute une époque du Congo que transpire cette chanson. L’époque des orchestres bon chic, bon genre. Avec tous les musiciens habillés en veste noire, col blanc, cravate noire.
Jean Serge ESSOUS alias les « 3 S » (encore en vie) est une virtuose du Saxo. Mon instrument musical préféré lorsqu’elle est associé à la musique africaine.
Jean Serge ESSOUS (congolais de Brazzaville – je répète) et qui a été à l’origine de la création de l’Orchestre OK JAZZ (du Congo-Kinshasa) aux cotés du Grand Maître LUAMBO MAKIADI alias FRANCO.
C’est vrai qu’à cette époque là, l’essentiel des musiciens du Congo-Brazzaville sont installés à KINSHASA, qui est le temple de la musique congolaise, et même de l’Afrique centrale. Rappelez-vous, le camerounais Manu DIBANGO y est aussi. C’est comme des footballeurs français, portugais qui partaient jouer dans le CALCIO en ITALIE.
Les musiiens cubains débarquent aussi en masse à KINSHASA. C’était l’époque de KABASELLE encore appelé Grand KALLE, celui qui a laissé à la postérité la chanson « Indépendance cha-cha ».
Sûrement que c’est Abdon qui pourra nous en parler le mieux, en direct de KINSHASA.
Ah qu’est ce que je rêve d’une interview d’ESSOUS. Moitié cérébrale est ce qu’on pourrait organiser ça ? Dire que ces témoins et acteurs sont encore en vie, mais que faisons-nous ?
Blaise
129. sami | juillet 18th, 2006 at 7:52
Blaise, en réalité, l’expression « Afrocubain » renvoie plus à l’identité métissée révendiquée par tous les Cubains. Leur identité repose sur deux racines principales, l’Africaine (les africaines) et l’Européenne (les européennes). Certains ont même proposé qu’on dise afroeuropéen, puisque c’est cela qui fait Cuba où les autochtones hélas ont été exterminés dès qu’on avait brûlé pour l’exemple leur chef Hatuey. On parle donc de religions afrocubaines pour la santéria, proche du cadomblé de Bahia, ville visitée dans tous les sens du terme par l’enfoiré de Kangni, pour le palo monté, pour le vodu, pour les ñañigos, etc. Que l’expression ait par la suite servi pour parler des musiques issues des rencontres, oui, mais avant tout, elle désigne une réalité cubaine. Zik, Grégoire Lawani avait quitté le Togo pour s’installer en France, il avait fait des études d’économie à la Sorbonne, avait laissé tomber la musique. Quand je l’avais revu à la fin des années 80 à la résidence universitaire d’Anthony en banlieue parisienne où il venait voir un ami, il gérait une boulangerie. Avec les remous politiques des années 90, il est retourné au Togo et a même été ministre. Ensuite, j’ignore ce qu’il est devenu. Ses chansons les plus connues sont, pour moi, Aië, elle m’a mordu langue et MBa, cette dernière en kabyè sa langue maternelle. Sandrine, ah, ce Gary, l’homme aux dix mille visages et dix mille peaux! Mais c’est vrai qu’il a donné de très grands livres, ce bonhomme. Vacances, finalement où, puisque le Liban ne peut plus être la destination d’une personne aussi raisonnable que toi, du moins pas en ce moment?
130. Blaise KIBONZI | juillet 18th, 2006 at 8:54
Merci Sami pour tes précisions qui nous éclairent toujours plus à chaque fois.
Blaise
131. sandrine | juillet 18th, 2006 at 9:16
Dans l’Espagne de mon enfance, Sami, sur les traces de mes parents…
Je suis en train de réserver les billets, sinon gare à …
Pas encore fait les valoches, honte à moi…
Je sens que la journée va être … chaude !
132. sandrine | juillet 18th, 2006 at 10:01
A l’époque de …Franco
Je vais y boire des « cuba libre », avec du rhum mulato…
133. ALITI | juillet 18th, 2006 at 10:27
« Aïe », chantait mon frère Lawani
« elle m’a mordu la langue
Aïe
quel beau jeu d’amour »
Il vit toujours, oui, il y avait à Lomé des K7 de « slows » comme on disait, ces chansons romantiques françaises, et on avait cette chanson à côté de celles de Sardou et autres, peut-être qu’on l’a pris pour un Français, Grééééégoire! Aïe, il m’a mordu la langue. Bonjour à tous depuis Lomé!
134. sami | juillet 18th, 2006 at 12:09
Sandrine, l’Espagne, si c’est à Madrid, ah, la chaleur, tu l’auras! Mais au moins une ville qui vit dehors les nuits est agréable en été. A moins que tu choisisses d’aller dans des lieux pour SDF! Tu sursautes sans doute déjà! Imagine que, hier, je découvre à la télé que SDF, quand on parle des coins comme Saint-Topez, signifie tout platement Sans Difficultés Financières!!!!
135. sandrine | juillet 18th, 2006 at 12:59
Ah oui j’avais vu ça (pour les SDF)
Non Sami, surtout pas Madrid, même si ma nièce y est… (en mission professionnelle)
Je vais en Cantabrie, la « Suisse de l’Espagne », là où se réfugient tous les craignant la chaleur comme moi ….
LES VAGUES DE L’ ATLANTIQUE, Sami, et les pics de l’Europe, chers aux marins ….
Nous partons dans une heure pour la gare Montparnasse….
YOUPI! YOUPI! YOUPI !
136. sandrine | juillet 18th, 2006 at 13:02
(quel curieux ce Sami !!!)
mais on dit « il n’y a pas de questions indiscrètes »
seules le sont les réponses …
T’as entendu, Sandrine …?
137. sami | juillet 18th, 2006 at 13:34
Sandrine, c’est que j’ai un grand ami à Madrid, je t’aurais remis un bonjour virtuel que tu lui aurais remis en mains propres ou de vive voix. En effet, les questions ne deviennent réellement indiscrètes que par les réponses qu’elles reçoivent!!!
138. sandrine | juillet 18th, 2006 at 13:35
La Cantabrie
Il s’agit d’une région verte et marine dont les doux paysages accueillent de nombreux témoignages hérités de la préhitoire comme les grottes d’Altamira qui se situent près du ravissant village de Santillana del Mar; l’arrière pays abrite une région montagneuse de toute beauté, les « Picos de Europa », avec son univers de glaciers, lacs et gorges, ainsi que le parc National qui abrite un certain nombre des derniers ours d’Europe.
Plus que 15 minutes avant le départ …
Hasta luego, Sami ….
139. sami | juillet 18th, 2006 at 14:14
Bon voyage donc. Mon ami m’a souvent parlé de cette région qu’il adore. Bon séjour!!!
140. Florent Couao-Zotti | juillet 18th, 2006 at 14:58
Franco a fait l’objet d’un culte exceptionnel de la part des artistes béninois, ceux qu’il a profondément marqués au cours de sa vie. A sa mort, Tohon Stan, chanteur inspiré du « go ta », la musique aquatique, lui a rendu un hommage à travers un de ses morceaux, justement intitulé « hommage à Franco » dans l’album éponyme « Zémidjan » sorti, je crois en 1992. Dans ce titre qui comporte deux parties – une lente, presque du slow – et l’autre dansante à l’image de la rumba, Tohon développe le thème de la mort « vicieuse et implacable » en fon, langue du Bénin:
« Luambo, la mort (Kou djê sou) t’a fauché
Luambo, tu as été atteint en plein midi
Mort, tu es affreuse
Tu fais mal là où on ne t’attend pas
Luambo, elle t’a fauché
Tout le monde crie
le ciel, la terre, les hommes
Mais tu demeureras
Comme Bob Marley
ET tous les autres… »
Il faut préciser que Tohon Stan est un chanteur obnubilé par le thème de la mort. Même s’il est très critique vis-à-vis des hommes politiques de son pays – ce qui lui a valu les déconvenues de la part du régime Kérékou – il a toujours évoqué la mort comme un phénomène croqueur de vie et destructeur de destin. Quand les rumeurs l’ont déclaré mort ( par deux fois déjà), il a répondu par des chansons très inspirées pour reporter à plus tard l’échéance de son jour dernier.
Pour en revenir à GnonNas Pedro – de son vrai nom Gnonna Pierre – c’est le salsero le plus accompli que je connaisse en Afrique. Personne n’était dupe du charabia espagnol qu’il baragouinait dans ses chansons, mais le plus important était ailleurs: dans sa façon de s’approprier un rythme d’origine africaine qu’il a su adapter au contexte béninois. D’ailleurs, la plupart de ses morceaux salsa étaient chantés en français et dans les langues béninoises, je veux parler par de exemple « la musique en vérité », « fille du Sahel », de ‘Kandévie », de « tcho nan da houé », »ayé bourou o », etc. Ce qu’on oublie aussi, c’est que, parallèlement à cette expérience, Gnonnas a fait connaître le « agbadja moderne »: nos frères du sud ouest du Togo avec qui on partage ce rythme, connaissent ce rythme. Et Gnonnas a su arracher ce folklore de la sclérose pour lui donner une dimension moderne.
Je t’envie actuellement Kangni: pour ce défi qui me semble aussi passionnant que délicat. Car, pour un monument comme Franco, écrire une pièce qui restitue le personnage, son inspiration à la Balzac, ses amours et ses démêlées avec le pouvoir mobutiste, ses excentricités sentimentales, relève de l’immensité de…Franco lui-même. Je le dis, parce que, en ce moment, je suis confronté au même sujet, mais sur un autre chanteur, le très populaire, très romantique mais énigmatique GG Vickey…
141. Blaise KIBONZI | juillet 18th, 2006 at 15:37
Sandrine, tu vas me rendre jaloux. Tu dis « Hasta luego » a Sami seulement ? (hum !).
Connecte toi depuis ton lieu de vacances et envoies nous de la fraicheur maritime.
Merci Florent Couao-Zotti, tu as raison de dire qu’on envie K.A. mais on le plaint également. Quel fardeau ! Mais maintenant c’est trop tard pour lui. C’est désormais comme on disait dans notre bon vieux Congo (Brazzaville) communiste : « S’il avance nous le suivons. S’il s’arrête nous le pointons. Et s’il recule nous l’abattons ».
Blaise
142. Zik | juillet 18th, 2006 at 17:33
Sami, Aliti,
Merci pour ces precisions sur Lawani. Pour nous qui l’ecoutions a Libreville, nous n’en revenions pas qu’un tel talent lyrique et melodique n’ait pas eu une meilleure carriere. Il y avait quelque chose de Frederique Francois ou Mike Brandt dans sa voix. Ses “slows” etaient universels, meme quand ils etaient chantes dans sa langue que nous ne comprenions pas. Un peu comme pour Ekambi Brillant, le Camerounais, grand crooner de slow en langue Douala (je crois). Une chanson comme “Elongui” est universelle, pas besoin de comprendre la langue. La vie d’artiste n’est malheureusement pas evidente.
Milles mercis, Florent Couao-Zotti. Vous venez de m’apprendre beaucoup de choses.
143. Blaise KIBONZI | juillet 18th, 2006 at 19:25
En réponse à l’interrogation de chéri BK (cf post 128). Je connais pas Essous , ni ses sous . Je veux un morceau choisi de Franco que tu aimes tant. Ce Franco l’amoureux des femmes, l’excentro-sentimentaliste . Je fais ce que tu me demandes de faire et fais toujours un effort d’aimer ce que tu aimes, n’est-ce pas la reproduction à l’identique?
Chéri BK, est-ce qu’on pourrait pas organiser un voyage en terre Cubaine et, danser, toi et moi, « la salsa à l’insulaire ».
« Une mer de douleurs n’est pas un proscenium » tout comme « Un coeur qui pleure n’est pas un corps qui danse » .
« Hasta luego » à toi, sinon tu vas me rendre jalouse pour ma consoeur Sandrine (cf post 141).
TA MOITIE CEREBRALE .
144. Florent | juillet 20th, 2006 at 12:40
Franco a déjà inspiré Sony Labou Tansi, l’inoubliable. Il a écrit une pièce intitulée « Franco loge-Dieu », texte qu’il a créé et joué avec le Rocardou Zulu, sa troupe. Je me rappelle qu’ils devraient arriver à Cotonou en mars 1993 à l’occasion du Festival International du Théâtre du Bénin, mais Sony se sentait déjà faible et n’a pu honorer le rendez-vous. J’avais déploré cette absence de dernière minute d’autant que j’avais sacrifié une soirée annoncée chaude et gluante avec une créature de…magazine de mode.
Selon les spécialistes, il paraît cette pièce est une comédie musicale, une de ces brillantes compositions dont le génie tansien nous avait habituées…
As-tu eu vent de cette expérience, Kangni? Pascal t’en a-t-il parlé?
145. Sami | juillet 20th, 2006 at 12:54
Florent, la troupe de Sony s’appelait Rocado Zulu, il me semble.
146. Blaise KIBONZI | juillet 20th, 2006 at 18:21
Tout à fait cela cher Sami, la troupe théatrale de Sony LABOU TANSI s’appellait bien LE ROCADO ZULU THEATRE. L’évocation de cette troupe me procure toujours une émotion sans pareille car j’ai assisté à ses débuts très difficle. Seule la passion du théâtre qui animait Sony pouvait permettre un tel aboutissement au delà même de son immense talent !
Pour l’anecdote, j’aime toujours à répéter que la première fois que je voyais Sony Labou Tansi c’était en l’observant répété tout seul une pièce de théatre dans l’obscurité à la tombée de la nuit, dans une salle de classe non éclairée d’un collège de Brazzaville (le Collège André Grenard MATSOUA). J’étais unique spectateur. Je l’avais pris pour un fou. Les génies sont limite fous, nous l’a déjà rappellé ici même notre ami ZIK (je crois).
Blaise
147. Zik | juillet 20th, 2006 at 19:20
Blaise,
En parlant de genie et de folie, le tres serieux et cerebral magazine Americain, « TIME », nous apprend que de son vivant, le grand Albert Einstein s’occupait simultanement d’une femme legitime et de….10 maitresses! Notre genie, semble t-il, etait d’une voracite charnelle proprement pantagruelique. Le site du magazine « Time » etant payant, je vois laisse le lien du journal « The Jerusalem Post » qui reprend l’article de Time. Comme quoi, la physique de haute voltige ne fait pas le poids devant une belle paire de f—- et cette petite fente un peu coquine (pardon Sandrine!).
http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1150885956994&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull
148. Jean-Norbert | juillet 22nd, 2006 at 11:43
Peut-on parler de l’hommage de Tohon Stan à Franco ? Tohon a en effet chanté la disparition prématurée du chanteur congolais, disparition qu’il fait ressentir dans cette chanson comme un événement cataclysmique de portée cosmique, événement qui, selon lui n’a laissé personne indifférent :
« Tout le peuple » (sic) fut consterné. « Tout le peuple » (sic) ressentit une étrange chair de poule à l’annonce de la terrible nouvelle, chante-t-il dans l’introduction, sur le rythme lancinant d’une rumba mélancolique (dans les mots). Et l’artiste de se rappeler une autre mort, tout aussi cruelle, celle qui faucha Marley.
Luambo est mort/mon Luambo à moi est désormais au pays des morts/ La mort qui a emporté Luambo/est aussi celle qui a emporté Marley/La mort dans sa cruauté a fauché Luambo/Luambo, mon Luambo bien aimé. Et comme depuis un certain vendredi devenu saint, il est admis que la mort d’un grand homme déstabilise la nature, Tohon n’a pas hésité à utiliser cette ficelle :
Voyez ce qu’est devenu notre monde depuis lors ?
Et cette terrible sécheresse…
Même quand arrive la saison des pluies,
Voyez que la pluie aussi refuse de tomber
Comme pour protester à sa façon contre cette cruauté du destin.
On l’aura remarqué, ici Luambo a pris la place de Franco comme si dans la mort, le chanteur congolais retrouve l’authenticité de son moi fondamental. La vérité du face à face de l’homme avec le Destin, dépouille du masque social et laisse découvrir l’être humain, dans la sincérité et la vérité de l’homme tout court. C’est pourquoi il s’agit ici moins de Franco que de Luambo, vrai nom de l’artiste congolais que Tohon scande tout au long de cette chanson comme une incantation. Après la brève introduction, le rythme change pour faire place à celui d’une marche cadencée, au tempo fortement marqué et déterminé pour traduire le sens de l’hommage. Ce chant est une promesse, un engagement pris par Tohon au nom de tous les artistes, ainsi qu’il le dit dans la dernière phrase, l’unique qu’il dit en français: « Franco, l’exemple que tu nous a laissé sera suivi ».
149. gitanuca alias sandrine | juillet 23rd, 2006 at 12:08
Hola ! Que tal estais ?
Bouffee d air marin et plein de tilde ñññññññññññññññññññññññññññññññññññññññ
Ravioli de voir a quoi tu m associes Zik
Hasta luego tous
unique cybercafe pris d assaut …..
150. Zik | juillet 24th, 2006 at 14:01
Jean-Norbert, merci de cet excellent resume.
Sandrine, Oh Sandrine…..
151. Priere | juillet 28th, 2006 at 16:46
En parlant de mur des lamentations, voici un site pour y envoyer sa prière : http://www.tzetel.com
152. monofila | août 6th, 2006 at 0:09
La sécurité internationale à l’aube du XXI ème siècle
Entre sécurité de l’ Etat* et sécurité humaine : quoi choisir ?
Cas du conflit Israëlo-Libanais
Par M. Dimina-Monofila
Master en Risques et Responsabilités
Faculté de Droit Alexis de Tocqueville
Université d’Artois
La sécurité est l’un des grands problèmes politiques contemporains auquel chaque Etat se trouve confronté. Si les méthodes de résolution des problèmes de sécurité diffèrent d’un Etat à l’autre, on semble s’accorder sur le fait que leurs causes restent identiques à l’intérieur des Etats. L’actualité internationale fourmille d’exemples qui illustrent bien la tendance actuelle au surarmement face à la menace que ferait peser sur le territoire national un Etat frontalier ou une faction armée. Selon le constat du professeur Richard Falk, la tendance semble à la généralisation de la « légitime défense préventive ». Après l’invasion des Etats-Unis sur l’Iraq, suspecté constitué une menace nucléaire à la sécurité internationale, vous voici celle d’Israël sur le Liban, suspecté abrité un bastion du terrorisme- Le Hezbollah-. Et qui sait peut-être demain celle des troupes onusiennes sur l’Iran : reproché d’avoir entamé d’activités d’enrichissement de l’uranium. Et si tous ces conflits n’avaient pour motifs que des raisons de leadership économique : le contrôle du marché pétrolier des Proche et Moyen-Orient, le fait d’évoquer des motifs de sécurité désormais classés sous l’appellation de « simples prétextes » par l’opinion internationale, ne va-t-il pas à vider ce concept, pourtant riche d’enseignements historiques, de toute sa raison d’être au point de le rendre plus tard simplement inopérant ? Cependant on peut toujours se demander si le meilleur moyen de lutte contre ce que l’on nomme par « insécurité », demeure l’affrontement armé ou la « guerre préventive » qui, plutôt que de limiter le danger d’exposition aux risques que l’on suppose éradiquer, pourrit souvent la situation et fait peser de réelles menaces sur l’Etat, tandis que celui-ci avait bien au départ le choix d’un règlement amiable à cette place; et, si par là même, l’acteur de cette même « sécurité » n’en devenait pas sa propre victime.
Lorsque la sécurité des individus passe par la sécurité de l’ Etat
Il est incontestable que la sécurité des individus passe par celle de l’Etat, censé garantir le bien-être social et surtout maintenir le calme et la tranquillité indispensables à l’essor des activités économiques. On ne saurait donc pas aucun instant imaginer une sécurité des citoyens sans sécurité de l’Etat. Pour ce faire, l’Etat durcit ses positions et s’arme contre ce qu’il croit être la menace imminente. C’est le schéma classique de protection du territoire national face aux menaces extérieures. Il nécessite quand besoin se fait l’usage de la force. Cependant si le recours à la force est régi sur le plan international par La Charte des Nations Unies comme l’ultime et dernière voie de recours**, l’usage qui en est fait à présent laisse plutôt à réfléchir.
Toutefois le discours sur la sécurité de l’Etat semble se reposer sur des principes qui ne semblent pas avoir évolué depuis bien des siècles. Au nombre de ceux qui continuent à gagner du terrain, il y a par exemple celui de la nature conflictuelle des rapports entre sociétés et acteurs des relations internationales, inhérente semble-t-il à la nature humaine, une idéologie professée par Thucydide, Machiavel , Hobbes et plus près de nous Barry Posen et Stephan Van Evera. Ce courant dénommé réalisme offensif considère la guerre comme une impasse incontournable à la sécurité des Etats. Face donc à l’anarchie des Etats, il a été pourtant mis en oeuvre des règles de conduite internationales en la matière. Mais l’expérience atteste que leur application ne semble pas faire l’unanimité de l’ensemble de la communauté internationale aujourd’hui partagée entre les partisans de la guerre préventive – Les USA et l’Etat d’Israël- et ceux du respect du droit international*** liant les Etats quant à leurs engagements sur le plan international. On peut toujours se demander comment se traduit aujourd’hui la sécurité de l’Etat sur les plans interne et externe.
La sécurité au sein des Etats se traduit par le renforcement des capacités d’intervention militaire, la lutte contre l’incivisme et l’antipatriotisme, le désarment des rébellions, la restauration de l’autorité de l’Etat sur tout le territoire, la lutte contre les replis communautaires et les escalades des conflits, la surveillance des frontières et le renforcement des rapports de coopération régionaux en matière de répression des crimes de terrorisme. Si jadis la sécurité de l Etat présentait un aspect « curatif », elle s’oriente de plus en plus aujourd’hui vers une conception « préventive ». A tel point qu’elle semble ne plus contraster avec l’abus, de par l’usage qu’en font surtout les grandes puissances économiques et militaires.
Par ailleurs sera d’une toute nature la question de savoir quel discours faut-il tenir sur cette sécurité de l’Etat. Au travers de cette interrogation se pose la question du rôle et de la place des médias dans l’interprétation des faits censés mettre en cause la sécurité au sein des Etats. Les médias jouent pourtant un rôle d’information et de conscientisation des masses. Mais ils peuvent aussi être corrompus ; gagnés à une idéologie ils se transforment en organes de propagande. Mus par le chauvinisme, ils deviennent de véritables armes de dissuasion de l’adversaire. Cependant les discours même les plus scientifiquement élaborés ne s’affranchissent jamais de la partialité, ni d’ailleurs des courants qui les ont vu naître et se développer, pas plus de l’emprise du patriotisme et du contexte historique de leur élaboration. A ce sujet le conflit israëlo-palestinien est un exemple frappant de la guerre entre médias teintés du fanatisme politique et/ou religieux, à peine voilé: d’un côté les partisans du fondamentalisme islamique et de l’autre les fanatiques du christianisme politique, au rang desquels se retrouvent sans le savoir des athées gagnés à la morale chrétienne, la seule s’étant révélée « juste » à leurs yeux, et de croyants-païens, incrédules et sceptiques sur l’avènement d’un monde meilleur à partager avec d’autres croyants. C’est l’époque des confréries mais aussi celui des fanatismes et de la foi aveugle, animée par des dieux à visages humains. Nous sommes donc aux confins de l’égarement des esprits mais aussi à la « fin de l’histoire » et des utopies, annoncée naguère par des philosophes comme François Fukuyama et aujourd’hui par des sociologues et juristes comme Noam Chomsky et Richard Falk!****
Dans le conflit israëlo-libanais, qui depuis plus deux semaines fait de nombreuses victimes innocentes, le concept sécurité de l’Etat a plus d’une fois été évoqué. Les médias semblent unanimes à déclarer que la violation de la souveraineté territoriale du Liban se justifierait par le fait que ce dernier abriterait un groupe armé commettant des exactions dans le pays voisin : Israël : le très protégé des USA. C’est à se demander si la conduite des dirigeants politiques des deux parties Raficariri assassiné, et Ariel Sharon, hospitalisé à Tel Avive, avant leur départ ne consistait pas à raviver les tentions entre ces deux peuples au bénéfice des puissances protectrices que sont la France pour le Liban et les USA pour l’Israël ? Après avoir perdu l’Iraq entre les mains des USA, faute d’avoir participé à ce qu’on appellerait un « crime d’Etat », la France accepterait-elle de perdre le Liban dont les gisements de pétroles sont convoités par les USA ? On ne saurait répondre à cette question sans pour autant préjuger des causes exogènes de l’hégémonie américaine sur les relations internationales.
Les Etats-Unis d’Amérique : une puissance à la recherche du leadership économique
A l’origine de chacune de ses actions sur le plan international, les USA ont toujours évoqué des raisons de menace imminente à la sécurité internationale. C’est sans doute cette raison qui explique le comportement hégémonique des USA plus d’une fois condamné par la France et avec elle l’ensemble des pays avec lesquels ils partagent plusieurs intérêts. La sécurité internationale semble donc être une préoccupation personnelle des USA, plus qu’aucun autre Etat. Pourtant, à l’évidence on peut toujours douter du sérieux d’une telle affirmation, au regard des choix d’intervention souvent effectués par celui-ci. On va par exemple constater qu’en Afrique, ses interventions deviennent de plus en plus rares et mitigées depuis la disparition du charismatique et célébrissime homme de main, Mobutu Sese Seko, roi du Zaïre- aujourd’hui devenu République Démocratique du Congo- Et même ses actions en Serra Léone et en Angola, n’étaient jamais désintéressées. Sans aucun doute, puisque la rébellion tenue par l’infatigable Jonas Savimba, aujourd’hui neutralisée par les forces loyalistes que contrôle le Général Dos Santos, recevait des financements du gouvernement américain en échange de diamants et de promesses d’exploitation des puits de pétrole on shore. Souvenons-nous également des énormes charters remplis d’or, de diamants et de minerais envoyés aux USA par Mobutu, en remerciement à Jimmy Carter pour son soutien au gouvernement congolais dans sa lutte contre la sécession du Katanga, la région diamantifère du Bas-kongo. On aura donc compris que sous prétexte du maintien de la paix, les USA se déplacent en quête de précieux trésors, si ce n’est en échange de promesses d’accords mettant en jeu de grands intérêts. Mais ceci n’est pas propre aux USA et il paraît que cela soit devenu une coutume des Etats contre laquelle sans succès, luttent les organisations internationales à but humanitaire comme le CICR et le HCR. L’intervention d’une puissance étrangère au maintien de la sécurité dans un autre Etat, aurait de ce fait perdu tout caractère d’une mission simplement humanitaire pour devenir une stratégie de conquête de promesses d’accord futur sur l’exploitation d’une branche d’activités, si ce n’est l’exercice d’un droit de monopole dans l’exploitation des gisements de minerais. Du coup le statut du diplomate d’Etat se révélerait désormais différent de celui de diplomate d’Organisations- lire sur cette question Alain Plantey : Traité de la fonction publique internationale- intergouvernementales : le premier oeuvrant à défendre les intérêts de l’Etat à mots couverts où qu’il se trouve, car ayant la charge d’en assurer la représentation, c’est-à-dire le prolongement, et le second restant soumis aux missions de l’Organisation qui n’a de compétences que dérivées c’est-à-dire souscrites dans l’acte constitutif et limitées par la souveraineté des Etats qui conservent la qualité de destinataires principaux, sujets originaires de la règle de droit international. De là s’expliquent les dérives de certains Etats qui, sous prétexte d’apporter leur secours, dessinent en secret une géostratégie économique de l’après-guerre face à toute puissance cherchant à leur disputer le monopole de la gestion des ressources. Une stratégie non ignorée des intellectuels des PEV et PPTE, et pratiquée par la plupart des membres du G8 dont la divergence de points de vue traduite par le souci du leadership, est à l’origine de ce qu’on appelle par le « nouvel équilibre de la terreur ». Certains penseurs, qui tirent l’essentiel de leur doctrine du constructivisme d’Alexander Wendt et de Jean Piaget*****voient en la misère des Nations du sud l’œuvre d’un « projet macabre » ; ils vont jusqu’ à affirmer que certaines de ces puissances à l’instar des USA seraient ainsi instigatrices des tensions qui secouent le monde et des crises qu’on retrouve partout, parce qu’elles en tirent profit.
Quoiqu’il en soit, le concept de sécurité de l’Etat, à l’échelle internationale semble avoir été vidé de toute sa substance. A l’heure actuelle, l’affaiblissement et l’ineffectivité de l’application de la règle de droit international dans le maintien de la paix parassent expliquer le retour à l’anarchie des Etats. Un retour à l’homogénéisation des acteurs des relations internationales qui contraste avec la présence des organisations intergouvernementales comme l’ONU, née des cendres de la SDN s’étant révélée à l’époque incapable d’empêcher l’avènement de la deuxième Guerre mondiale. Un retour à l’anarchie des Etats et à la loi du plus fort qui explique sans doute pourquoi la tendance semble à la conquête moderne ou la préservation des monopoles par l’usage de la force, voire par le biais du « tout pour le tout », à savoir le jeu de la versatilité diplomatique et du possible soutien au « terrorisme d’Etat », les campagnes d’intoxication, les accords « souterrains » et même l’évocation de la lettre des normes des conventions internationales en méconnaissance de leur esprit. On peut toujours se demander si la France demeure absente de ce jeu.
Pourquoi un soutien de la France au Liban ?
La France reste le premier Etat au monde connu comme celui qui revendique le plus le respect des règles posées par les conventions internationales dans la résolution des conflits armées, position allant à l’encontre du discours tenu par Monsieur Gorge Bush, Président américain mais suivie par les instances onusiennes. Plus encore qu’hier, la France affirme dans le conflit Israëlo-libanais la prééminence du règlement pacifique des différends sur tout usage de la force. Comme dans le conflit qui a opposé l’Iraq aux USA, elle évoque le respect d’un principe du droit international pour limiter les pertes humaines et de matériels aujourd’hui évalué à plus d’un millier d’innocents et près de 4 milliards d’Euros. Et monsieur Philippe Douste-Blazy, ministre des Affaires étrangères français, de sermonner les coupables: « Si la France avait été écoutée, on aurait évité au peuple libanais un tel massacre. » D’où l’idée que seul un cessez-le-feu immédiat, une cassation des hostilités paraît urgente à maintenir un minimum de sécurité dans la région. Le premier ministre israëlien Ehoud Olmer, de son côté pense le contraire. Soutenu par le gouvernement américain dont le Secrétariat commence à changer d’avis, l’Etat israëlien argue qu’aucune sécurité de ses citoyens n’est possible si tant que le territoire libanais servira de rempart au Hezbollah, le groupe terroriste tirant des roquettes et maintenant des missiles sur l’Etat d’Israël. Repousser ce groupe jusqu’à sa dernière tranchée et détruire toute trace du Hezbollah semblent être les missions que ce sont investis les gouvernements américain et israëlien, restés solidaires de la stratégie répressive et dissuasive. En quoi on peut se demander qui des deux puissances les USA ou la France semble se préoccuper le plus du devenir du peuple libanais.
L’amour de la France pour le Liban ne date pas d’aujourd’hui. Rafik Hariri mort, le gouvernement en place avait déjà choisi la France comme l’un des partenaires majeurs du pays. Cela n’a été que, sous une forme ou une autre, la continuation de la politique suivie par celui qu’on a souvent appelé « l’élu », lequel élu fut aidé par la France dans la reconstruction du pays. Et aujourd’hui, elle pèse de tout son poids pour qu’un cessez-le-feu immédiat soit observé par l’Etat d’Israël pour faciliter le passage des convois humanitaires et la sortie des populations croulant sous les canons. Au fondement de ses arguments, l’Etat français évoque la responsabilité des Etats et de l’ONU à la protection des droits de l’homme et l’usage de la force qu’à titre exceptionnel. Son impuissance semble se traduire par le constat fait de l’ineffectivité de l’application des règles choisies par tous, qui est aussi celle de la sanction internationale des Etats qui violent de manière délibérée ces mêmes normes : d’où le regret manifesté par la doctrine internationaliste sur le déclin annoncé du droit international qui cède du terrain à l’unilatéralisme des Etats.
Quoique la position française soit louable sur la question, elle ne reste pas moins une simple stratégie diplomatique. Et comme telle elle vise avant tout les intérêts de la France où qu’elle se trouve. Mais une autre question à se poser est celle de savoir si la sécurité des Etats ne passerait pas par celle des citoyens, et si en l’espèce le conflit qui oppose Israël au Liban, n’aurait pas pour origine profonde les besoins exprimés par les deux Communautés.
De la sécurité pour quoi à la sécurité pour qui
Nous avons été amenés à faire le constat selon lequel la sécurité des Etats par l’armement et la guerre est source d’unilatéralisme et du dilemme d’insécurité ; elle participe pour une bonne part à l’escalade des conflits et installe la peur et la méfiance. Inquiets d’assister leurs voisins s’armer et se préparer contre d’éventuels conflits frontaliers, les Etats ont désormais tous pris l’habitude de s’armer à leur tour, animés par cette peur que fait peser sur eux le voisinage. Il suffit dès lors d’une étincelle, pour qu’un conflit né entre deux Etats se généralise et traverse la région.
Le dilemme d’insécurité installe la peur à un tel degré que le recours à la guerre préventive semble devenir la règle du jeu. On sait d’ailleurs qu’il serait à l’origine d’une généralisation des conflits et d’un plus grand nombre de victimes innocentes. Dans un tel contexte, la sécurité des Etats menacerait celle des citoyens. Or on peut toujours se demander pourquoi les Etats se protègent-ils, si ce n’est pour ne pas exposer leurs citoyens aux menaces mais aussi pour leur garantir le bien-être nécessaire. « Le sujet de la sécurité (serait-il alors devenu) le sujet de l’insécurité ? », en ce que les Etats en tant qu’acteurs de la sécurité des citoyens dont il sont censés garantir le calme et la tranquillité viendraient hélas à les exposer au danger d’insécurité ouverte par une course à l’armement nucléaire. Autrement dit le destinataire de la sécurité ne serait-il donc que sa propre victime ?
« Notre mode de pensée, déjà affirmait le Rapport mondial sur le développement humain-1994******, doit connaître une nouvelle évolution : passer de la sécurité nucléaire à la sécurité humaine », car la sécurité des Etats tient à son cœur celle des citoyens qui n’est en rien « une question d’armement mais de vie humaine et de dignité ». Nous serions ainsi passés d’une sécurité pour quoi, dont on sait les conséquences sur les citoyens, à une sécurité pour qui. A l’origine d’un tel voeu, il a été évoqué à raison le fait que la multiplicité des conflits dans le monde était due aux besoins des citoyens, les excursions armées n’étant que des conséquences évidences du sort subi par les communautés. Condamnées à subir les décisions des Etats, les communautés revendiquent de plus en plus leur place dans le processus décisionnel, mais surtout un équitable partage des richesses nationales. De ce point de vue les incursions armées ne sont que l’expression manifeste d’un malaise identitaire, la conséquence évidente d’un oubli des communautés nationales par les Etats. Ce qui semble expliquer en partie l’existence des régimes dictatoriaux dans le tiers-monde – autorités des Etats renforcées et devenues absolutismes- et où le fossé entre riches et pauvre est des plus inquiétants. Il en est ainsi également de la multiplicité d’attentats dans le monde qui viennent sans doute à la rescousse des revendications communautaires. Mais est-ce toujours vrai que les menaces que connaît la communauté internationale, peuvent tous s’analyser par des réactions au manque d’intérêt porté sur les besoins exprimés par les Communautés ?
Il nous semble juste en effet de penser que la misère des communautés dites du tiers-monde arrange les puissances économiques. Avec un fardeau aussi important sur le dos- la dette intérieure et extérieure-, les Etats dits du tiers-monde, consacrent le plus d’efforts et de temps à chercher à remplir leurs engagements internationaux de paiement de la dette qu’à relever le niveau de vie des citoyens. Sachant bien que celle-ci ne sera jamais parvenue à terme avant l’échéance de leur mandat, les gouvernants du tiers-monde sont amenés à profiter le plus possible de leur gestion, laissant l’ensemble de la population dans le dénouement et la détresse. C’est cela qui explique sans aucun doute le pourquoi des monarchies aux Proche et Moyen-Orient, mais surtout en Afrique où les détournements des mécanismes démocratiques se font à ciel ouvert au service de la dictature des pouvoirs en place. Se maintenir au pouvoir par tous moyens, semble devenir la règle du jeu, cela même contre des aspirations de la grande majorité des citoyens. Les gouvernants vivent alors dans l’opulence totale au détriment des peuples et dans l’insouciance de leurs besoins élémentaires. Les programmes d’ajustement structurels du FMI ne viennent qu’augmenter les charges des Etats et empirer la situation de ceux qui ont déjà la corde au cou. Et d’autre part la gabegie financière des monarques modernes dont on hérite les gènes ne laisse pas augurer un avenir radieux de l’économie des Etats. Se disant alors pessimistes sur un possible changement de la situation perdue d’avance, les candidats à la magistrature suprême rêvent d’une conquête du pouvoir à des fins de jouissance personnelle ou ethnique. Ce triomphe des égoïsmes politiques entraîne la frustration des Communautés et paraît ainsi à ce jour, traduire l’instabilité politique qui s’ensuit le plus souvent par la multiplication des tensions et conflits armés.
Derrière ce rideau de l’infamie, se retrouvent évidemment oubliés les besoins des populations qui n’ont d’autres moyens pour se faire entendre que l’usage de la force. -Ce qui se passe en Afrique ne semble pas être propre à ces communautés- Et presque partout à travers le monde les besoins et revendications des communautés passent d’être ignorés et « enterrés » sous les décisions des Etats : le pouvoir central. Sans toute fois soutenir quelques factions armées, au cœur des revendications communautaires, nous avions été amenés à recenser les besoins des populations, la reconnaissance des identités et l’égalité de traitement entre citoyens d’un même Etat. Au moment où l’idée d’un nouvel ordre politique international fait du chemin, les sentiments communautaires n’ont jamais autant gagné les esprits : après le nationalisme Corse et le Mouvement indépendantiste basque en Espagne, nous voici à présent les incursions d’Al-Quaïda et du Hezbollah en Iraq et au Liban, où Schites et Sunnites s’empoignent, arabes et juifs se promettent des coups … et derrière lesquels américains et français jouent à cache-cache. C’est le règne du chaos !
Si « le concept de sécurité fait depuis trop longtemps l’objet d’une interprétation restrictive, la cantonnant à la sécurité du territoire face aux agressions extérieures, à la protection d’intérêts nationaux face à l’étranger, ou à la menace d’un holocauste nucléaire », sous sa première acception, il semble aujourd’hui qu’il paraît davantage désigné « la protection contre la maladie, la faim, le chômage, la criminalité, les conflagrations sociales, la répression politique et les catastrophes naturelles » La plupart des conflits qui surviennent à l’intérieur des Etats ont plus ou moins pour cause directe l’une de ces raisons. L’actuelle précarité dans laquelle se trouve le peuple libanais plaiderait en faveur d’un cessez-le-feu immédiat afin de permettre aux missions humanitaires onusiennes et étatiques de venir au secours des besoins des populations.
Par ailleurs la sécurité humaine comprend plusieurs composantes ignorées des Etat comme la sécurité économique- qui suppose la garantie d’un revenu minimum-, la sécurité alimentaire-le droit qu’a toute personne de disposer à tout moment d’une alimentation de base-, la sécurité sanitaire-le droit qu’à toute personne de bénéficier de soins et traitements à la charge de l’Etat quand elle se trouve en situation précaire-, la sécurité de l’environnement- pour la préservation des échos systèmes et des chance de survie des générations futures-, la sécurité personnelle- contre toutes formes de violences : physiques ou morales-, la sécurité de la communauté –pour la préservation des identités communautaires, indispensable à la tranquillité des Etats- et la sécurité politique qui elle englobe toutes les autres et garantit aux citoyens le respect de leurs droits fondamentaux. Approfondissant sa réflexion sur les courants de pensées qui ont examiné la question de la sécurité internationale, le Professeur Fidèle Ebonza de l’Université Marien Ngouabi, se réclame favorable aux idées soutenues par les écoles critiques de la sécurité d’Etat auxquelles il apporte une réflexion critique : « Les écoles critiques de sécurité (entendent définir) la sécurité humaine comme étant le secours aux humains en situation de vulnérabilité face au système d’exclusion, injuste et inopérant. Dans cette vision, nous pensons à cet effet que l’Etat-nation est dépassé et constitue une entrave à l’émancipation des humains. Les consciences individuelles doivent changer ; les structures guerrières être abandonnées et les apprentissages de la paix (y) doivent être développés. Le discours doit également s’adapter (au changement des besoins des populations) : de la sécurité pour quoi, on doit aller vers une sécurité pour qui. Autrement dit c’est l’individu en premier qui doit être l’objet de la sécurité. La sécurité individuelle, (personnelle, humaine), doit primer sur la sécurité (d’Etat ). » -Critique approfondie de l’ouvrage de Krause et Williams, Gurical security studies concepts and cases, Minneapolis, Minneapolis university Press, 1997, p. 78- par Monsieur Fidèle Ebonza, Grands problèmes politiques contemporains, Deuxième partie, Conférences, année académique 2004, maîtrise Droit public, Université Marien Ngouabi (Doc. Confid.)
En tout état de cause, il semble urgent pour la communauté internationale de se prononcer sur la question, en ne perdant pas de vue que l’Etat libanais est de tous celui dont la survie des populations se trouve menacée, le territoire violé et la souveraineté atteinte. Ainsi donc, l’unilatéralisme sur le plan international serait-il alors devenu la mesure du jeu diplomatique désormais gouverné par la stratégie militaire ? Les théories de Clausewitz *******trouveraient-elles encore du soutien et de l’estime, à l’heure où tous semblent s’accorder sur un usage exceptionnel de la force comme fondement du nouvel ordre politique international ? Sommes-nous toujours si convaincus d’avoir opéré un grand tournant contre le règne de l’absolutisme à l’échelle internationale?
M. Dimina-Monofila
* Afin d’éviter toute confusion, le concept sécurité de l’Etat nous a été préféré à ceux de sécurité d’Etat et sécurité étatique. Pour la précision sémantique, la sécurité de l’Etat désigne ici la protection de l’Etat en tant que Nation tandis que la sécurité d’Etat la protection de l’Etat en tant qu’entité politique souveraine, paraît mieux s’appliquer dans le cadre d’études portant sur la défense territoriale ; quant à la sécurité étatique, elle concerne de notre avis plusieurs domaines de l’Etat à la fois, sans jamais opérer une précision quelconque. Cf raison d’Etat, affaire d’Etat ; perte ou réussite étatique ; succès de l’Etat : réussite de la Nation …
**L’art. 33 de la Charte des Nations Unies dispose : « Les parties à tout différend dont la prolongation est susceptible de menacer le maintien de la paix et de la sécurité internationales doivent en rechercher la solution, avant tout, par voie de négociation, d’enquête, de médiation, de conciliation, d’arbitrage, de règlement judiciaire, de recours aux organismes ou accords régionaux, ou par d’autres moyens pacifiques de leur choix. »
***Régi par le principe du consensualisme, « les règles liant les Etats procèdent de la volonté de ceux-ci. » Volonté manifestée par la ratification et l’adoption des conventions mais aussi la promesse de respecter « les usages acceptés par tous », qu’il s’agisse de la coutume internationale ou des normes de jus cogens. Cf Affaire du Lotus : CPIJ, 7 septembre 1927.
**** Professeur de Droit international à l’université de Princeton, R. Falk explique en quoi le courant internationaliste semble avoir été gagné par le pessimisme et le devenir du droit international menacé par le retour à l’unilatéralisme des Etats.
*****Se réclamant du constructivisme dialectique, J.Piaget, penseur et philosophe français du XX ème siècle, est à l’origine du réveil du constructivisme qui permet le lien de l’affiliation épistémologique avec le constructivisme de Broumer. Tous se reconnaissent à travers cette assertion de Gaston Bachelard : « La méditation de l’objet par le sujet prend toujours la forme d’un projet », c’est dire que l’objet scientifique est toujours construit et non donné.
******Le Rapport mondial sur le développement humain, Paris, Ed Economica, 1994 ; P.23-Source : PNUD.
******* Claudewitz, général d’armée allemand, concepteur de la théorie de la manœuvre stratégique consistant « à la destruction des principales armées ennemies sur le champ de bataille » par la frappe du « système nerveux » adverse et la destruction « des points d’alimentation civiles »La révision de cette théorie a permis la refonte de la doctrine de l’objectif ou du but militaire : « le véritable but n’est (plus) tant de chercher la bataille que de chercher une situation stratégique si avantageuse, que si elle n’amène pas d’elle-même la décision, sa continuation par une bataille produira certainement la même décision » : une défaite déclarée des forces ennemies.
Observations : à rappeler que cet article n’a pas pour but de livrer une quelconque information journalistique, il est
153. franck | janvier 18th, 2009 at 19:21
bonjour !!vraiment j’ai été toucher par la musique du grand Franco Luambo Makiadi et je voudrai si quelqu’un l’a ecouté de nouveau le sublinal titre qui est LIKAMBO YA NGANA ,s’il vous plait vous pouvez me l’envoyer par mon mail?
merci et bonne année a tous!
Quitter le commentaire
HTML autoris:
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>
Subscribe to the comments via RSS Feed