Anywhere out of my blog!
juillet 11th, 2006
La chaleur frappe aux portes de l’Europe. J’imagine la plupart d’entre vous, bientôt, en vacances. Quelle idée, alors, de continuer à vous infliger ma prose sur ce blog, à moins que… L’amitié m’appelle à Ouaga, aux côtés de mon ami Etienne Minoungou, directeur du festival Les Récréâtrales, pour un mois d’atelier de formation et de création dramatique. Au final, ma nouvelle pièce de théâtre, “Mon cancer aux tropiques”, verra peut-être le jour dans une mise en scène d’Alfa Ramsès, pas le Nègre, le dégingandé qui sévit du côté de Lomé!
Alors, jusqu’aux prochaines retrouvailles, ce sera service minimum dans les posts,
au gré de mes humeurs et du nombre de bières ingurgitées sur l’avenue Kwame Nkrumah à Ouagadougou. Tout doux, jaloux, ne me regardez pas comme ça, c’est le soleil qui m’a grillé! A bientôt, et surtout profitez du silence! Lisez, écoutez les autres lire sur le site de mon éditeur. Bonnes vacances à tous et à toutes!
http://www.gallimard.fr/catalog/Html/rentree_2006/index.html/
Entry Filed under: BLABLABLOG

31 Comments Add your own
1. Peul | juillet 11th, 2006 at 12:43
Alem,
Franchement si à cause de bières que tu vas te foutre dans la panse tu n’assureras qu’un service mini, de chez les mini-jupes, tu peux rester là -bas!
Ne viens surtout pas nous déranger, dans notre “dérangement” comme on dirait du côté de RFI. Je sais combien tu sais sévir.
Ta pièce on lui souhaite tout le mal du créateur, trouver un prenneur.
Depuis le sable de Nouakchott, Le Peul
2. Eloi | juillet 11th, 2006 at 13:06
Alem,
J’ai bien lu “mon clan c’est aux tropiques” ? Alors, je te souhaite tout le plaisir tropical, surtout que Ouaga jouxte Ti-Brava.
A bientôt donc, faux frère.
Eloi.
3. K.A. | juillet 11th, 2006 at 13:30
Peul, ô Peul, que tu es vache, comme une vache peule! A peine remis de tes émotions, te revoilà dans nos pâturages. T’inquiète, je ne bois plus de bière, mais les hommes intègres ont certainement inventé d’autres breuvages pour des humanoïdes associatifs comme moi. Et puis, et puis, mon silence n’est pas une invite à délaisser le blog, eh! Tant de sujets restent à commenter ici que je ne résiste pas au plaisir (honneur aux femmes) de désigner notre Sandrine “internationale” modératrice par intérim, et animatrice patentée des sujets laissés en plan.
Eloi, pas mal “mon clan c’est aux tropiques”, sauf que mon clan est partout, des tropiques à l’équateur. “L’âme volatile, j’ai une âme volatile” comme le chante Susheela Raman, sur son dernier album, un cadeau du Peul, je l’avoue, il n’est pas que mauvaise langue, il sait offrir aussi des cadeaux!
4. sandrine | juillet 11th, 2006 at 16:32
N’oublie pas, Alem, que je suis adepte comme toi du recueillement.
Indispensable pour éviter le “pétage de plomb”.
A bientôt donc et …
MERCI POUR TOUT !!!
5. ALITI | juillet 11th, 2006 at 16:33
Hé, tu sera à nos portes? Et tu abandonnes le blog? Qui t’a donné l’autorisition de fuir le blog, hein, il n’y a plus de cyber en Afrique? En tout cas, fais signe au moins si tu passes dans nos murs. je ne comprends pas ton histoire de cancer, tu es malade? Rires.
6. Peul | juillet 11th, 2006 at 19:10
C’est ça, c’est ça Alem!
Tu crois que Sandrine sera là pour s’occuper des cendres mortes?
Tu peux aller dormir où tu voudras. Elle ne s’occupera de rien!
Du côté de Ouaga, j’ai prévenu les Intègres, ou du moins les Intégresses (que les esprits tordus ne fassent de lien avec tigresses, Senghor est mort depuis!) de ne point te servir la cola d’honneur des peuples du diatiguiya (hospitalité, en langue mandé). Car au lieu de songer à permettre à l’une de leurs soeurs (Sandrine) de bénéficier de ses vacances, tu voudrais confiner celle-ci à surveiller ton fourneau.
Pour reprendre l’expression d’un ancien combattant, je te dis : bandit cochon!
Le Peul
7. Viviane | juillet 12th, 2006 at 8:55
Si tu vas à Ouaga
salue pour moi le lycée Philippe Zinda Kaboré
j’y ai fait toutes mes études…
8. sandrine | juillet 12th, 2006 at 9:03
Ami Peul, te lire me manque quelque Peul, euh pardon !!! quelque peu…
9. Peul | juillet 12th, 2006 at 10:51
Sandrine,
Alem a dit te le souffler à l’oreille : autant je suis dur à cuire, autant il m’est impossible d’être régulier devant un clavier.
ici du côté du désert, impossible de savoir quand la connection est possible ou pas. Et quand celle-ci est accessible, c’est le sable qui vient nous pourrir la vue. Lorsque cette étape est franchie, ce sont les tacots qui nous usent les fesses, au point qu’on peut oublier souvent vers où nous nous destinions (ce temps si je pouvais le changer!). Tu vois, Sandrine, ce sont tous ces facteurs qui font que je suis très souvent absent de la toile. Mais le brave alem et moi nous voyons dans le songe, avec son autre frère Kotocoli (scotché colis qui s’appelle Sami). Ensemble nous écoutons Sushle Raman dans ses envolées d’exil.
Aï, aï la possière, impossible de me relire. pardon aux fautes ou mots sautés, Le Peul
10. sandrine | juillet 12th, 2006 at 15:40
Ame volatile… Tu parles d’un volatile ! Je ne sais plus très bien, Peul, si tu es l’oiseau ou le vent. Te souviens-tu quand je te disais que tes visions croisent les miennes. Tu n’avais de cesse que je me mette à essai-yer d’écrire sur le dialogue entre communautés. Pfffffff ! quelle foutaise, comme dirait l’ami Alem.
A propos de volatile, ton ange-gardien est venu me parler (sérieux)
Hier en écoutant le silence les yeux fermés, j’ai vu pour la première fois mes paupières internes, latérales comme des portes coulissantes (tout aussi sérieux)
Pourvu que je ne retrouve pas à l’HP avec … celui dont on ne cesse de parler en ce moment !
Aïe ! aïe ! le sable est arrivé jusqu’à moi …Gare aux fesses quand même…
11. sami | juillet 12th, 2006 at 17:10
Peul, content de te retrouver sur le registre de l’humour. Bon, écoute, tu devais arriver par ici, non? Fais signe pour que je sache. Quant à l’Alem, qu’il aille se faire griller sous le soleil de Ouaga! Enfin, je la lui envie, cette ville. Les ambiances entrées-sorties au collège Philippe Zinda Kaboré… Ouaga et ses chars… Naguère les Togolaises et les Ghannéennes dans tous les bars (aujourd’hui les Ouagalaises ont pris les choses en mains, nos soeurs n’ont pas perdu du terrain mais leur aura est ternie). A toi les poulets bicyclettes, les carpes et pintades braisées… le jus de tamarin ou le dolo si tu veux… et puis une promenade au bord du Kadiogo à sec ou en crue selon les périodes. Actuellement il pleut. Quand tu auras trop chaud, alors tu courras entre Kologh-Naba et Tampoui pour te baigner dans le barrage de Baskui. Si tu as un vague à l’âme, cours à Yagma, le lieu saint où la Sainte-Vierge s’est montrée, si, si, si!!! Bon, la poussière de Ouaga est arrivée jusqu’ici et je suis obligé de protéger mes yeux!
12. K.A. | juillet 12th, 2006 at 17:49
Oh, ça sent la nostalgie de Ouaga… dis donc, dans cett ville, s’il y a un truc qui m’impressionne, c’est la petite forêt préservée au coeur de lacité, où je suis allé marher l’an dernier quand je l’avais découvert; mais j’ai oublié le nom du quartier, on part de la Place des Nations et on se dirige vers l’est, vers une sorte de buse où passe l’eau d’un drainage, enfin je n’ai que la mémoire des lieux, mais ce parc bien tenu au coeur d’un pays sahélien m’a foutu des complexes, moi le Loméen qui n’a aucun équivalent à Lomé pour marcher ou faire le jogging. On me dira la plage, bof, les gens y font leurs besoins et je n’aime pas courir avec la foule des joggers.
Bon, je suis content de faire des jaloux avec ce voyage qui n’st même pas d’agrément. mais j’ai noté les adresses, ça me changera de l’Avenue Nkrumah!
13. sami | juillet 12th, 2006 at 17:59
Forêt parfois un peu dangereuse appelée, oui, Le Bois de Boulogne, dans les parages de l’hôpital et l’université. En tout cas, s’il s’agit d’une sorte de forêt au coeur de Ouaga, c’est Le Bois de Boulogne!
14. Ticha | juillet 12th, 2006 at 19:21
Le Bois de Boulogne, c’est pas vrai, vrai nom ou surnom?
15. Peul | juillet 12th, 2006 at 19:37
Sami,
Je te retrouve dans le texte : “braisées… le jus de tamarin”, “au bord du Kadiogo” périodes (des règles?), “baigner dans”… la” Sainte-Vierge”.
Toute cette succession de mots doit dire des choses à Alem.
Lequel n’est d’ailleurs que le Loméen que Ouaga devrait mettre dehors. Il se promène sur les avenues, et ose oublier leurs noms!
Je parie que, ayant grandi en Af’Togo, il t’est arrivé de faire sur la rue (le besoin j’entends, grand ou petit : un simple jet de pisse sur un mur!) Alors que tu dises que tu ne vas courir, ou te ballader parceque d’aucuns y auraient fait leur besoin, mon oeil! Tu n’auras qu’à ouvrir tes yeux pour ne pas y traîner tes orteilles!
Et quoi encore? Tu es là -bas maintenant et tu te moques de nos marchés. Viens les construire et nous priver d’espaces vides pour besoins!
Quant à Sandrine, tu sembles toute indiquée pour la mission que Alem voudrait te confier. A vous d’être solidaires, dans “le solidairement” (merci Rfi!)
La nuit approche, et n’ayant pas la lampe de Diogène je me cazsse, Le PEUL
16. sami | juillet 12th, 2006 at 20:06
Bois de Boulogne, oui, c’est bien connu à Ouaga, ça. Un petit brin de Paris à Ouaga, oui, Ticha. Mais il ne s’y passe pas exactement ce qu’on sait au vrai bois de Boulogne. Des agressions de femmes, oui, ça oui, ça arrive!
17. sandrine | juillet 12th, 2006 at 20:59
Et Peul, tu exagères ! Mes vacances t’en fais quoi ?
18. sandrine | juillet 12th, 2006 at 21:57
Jamais d’Internet pendant les vacances, c’est un principe auquel je ne déroge jamais, histoire de savoir où j’en suis de mon addiction et surtout de VRAIMENT écouter le silence ….
Je vais aller me nettoyer des ondes d’ordinateur dans l’Océan,
celui de mon enfance,
opportunité inattendue, cadeau de la Vie,
dans les traces de mes parents tous les deux passés sur l’autre rive, histoire de concéder au culte des ancêtres …
19. uhuruwazobia | juillet 12th, 2006 at 22:57
Au Nigeria, le gouvernement s’apprête à publier une nouvelle loi anti-gay, interdisant « les relations sexuelles entre des personnes de même sexe, la célébration de leur mariage, et tout autre sujet en relation avec ce qui précède ». Celà avec l’appui de l’Eglise Anglicane du Nigeria et du président Olusegun Obasanjo qui a déclaré que l’homosexualité était « anti-biblique, anti-naturelle, et définitivement anti-africaine ». L’homosexualité était déjà considérée comme un crime au Nigeria, puni de 14 ans d’emprisonnement ou de mort par lapidation, suivant la confession (chrétienne ou musulmane) de l’accusé-e. Et le gouvernement propose d’étendre la criminalisation à toute organisation travaillant sur les sujets gays et lesbiens. Toute manifestation publique, littérature sur le sujet, sera un crime ; toute personne souhaitant témoigner, défendre en cour ou exercer son droit à l’association avec des personnes homosexuelles sera considérée comme criminelle. Sous couvert de défendre l’institution sacrée du mariage, cette nouvelle loi va définitivement isoler les gays et lesbiennes de la communauté et déchaîner une homophobie déjà profondément enracinée dans la population, tout en empêchant tout recours juridique.
Source : Uhuru-Wazobia (organisation de défense et d’information pour les gays, lesbiennes, bisexuel-e-s et transgenres d’Afrique Continentale).
Contact : uhuruwazobia@gmail.com
20. Antonio | juillet 13th, 2006 at 11:27
Bonjour, Kangni Alem!
Jolie ton weblog.
Salus de l’Italie!
a bientot!
21. K.A. | juillet 13th, 2006 at 11:36
Merci Antonio, dommage que je ne lise plus bien l’italien, que j’avais taquiné au Wisconsin en 1996, mais je vois que nore Zidane Nationale et désormais internationale est à la Une aussi de ton blog que je siganale à eux qui peuvent lire italien:
http://liberidallaforma.blogspot.com/
22. K.A. | juillet 13th, 2006 at 13:10
C’est bien ce break, j’en profite pour classer les articles du blog en catégories, ainsi en relisant le post sur Miss World Cup (catégorie Res publica), me suis-je souvenu qu’elle m’a envoyé un autographe, oh les jaloux! Miss Togo World Cup, notre res publica!
23. Antonio | juillet 13th, 2006 at 13:53
Je ne parle très bien le français.
Habituellement dans mon blog je parle d’arte, de literature, de philosophie. Je ne parle pas de football. Mais pour moi l’affaire-Zidane est très important, surtout pour les enfants qui suivent le footbal.
Excuse moi pour mon français.
ciao!
24. Antonio | juillet 13th, 2006 at 14:06
A propos, j’ai ajouté ton link dans mon blog! Je suis professeur de langue et littérature italienne. ciao
25. K.A. | juillet 13th, 2006 at 14:14
Molte grazie, Antonio!
26. mama africa | juillet 13th, 2006 at 14:42
Voici le site du dernier film d’Abderrahmane Sissako qui avait fait avant “En attendant le bonheur”, film sur l’immigration des Africains qui avait gagné “Un certain regard” à Cannes en 2003. “Bamako” a été sélectionné pour Cannes 2006 hors concours. Je ne l’ai pas encore vu à part quelques séquences.
Son site http://www.bamako-film.com
est très instructif. Aminata Traoré, l’anthropologue, écrivain de l’essai “L’étau” est témoin dans ce film et peut-être vue dans le premier extrait quand vous cliquerez. Ce film va être projeté à Salvador cette semaine dans le cadre de la IIème Conférence Mondiale des Intellectuels d’Afrique et de la Diaspora (pour les Brésiliens Gilberto Gil était à Cannes cette année le soir de sa projection et l’a sélectionné pour la Conférence). Le Brésil aussi est victime des
“réajustements structurels des institutions financières internationales comme la Banque Mondiale et le FMI” et le peuple brésilien reproche d’ailleurs à Lula de se plier comme un “bon élève” et de le saigner drastiquement !
27. K.A. | juillet 17th, 2006 at 10:25
Merci Monique “mama africa”, si loin de nous, mais proche par le net. Embrasse nos amis communs à Rio, Muniz, Hajji, et ceux du Bureau du Livre au Consulat de France…
28. Rentrée littéraire | juillet 19th, 2006 at 13:51
http://www.gallimard.fr/catalog/Html/rentree_2006/index.html
29. monofila | août 6th, 2006 at 0:10
La sécurité internationale à l’aube du XXI ème siècle
Entre sécurité de l’ Etat* et sécurité humaine : quoi choisir ?
Cas du conflit Israëlo-Libanais
Par M. Dimina-Monofila
Master en Risques et Responsabilités
Faculté de Droit Alexis de Tocqueville
Université d’Artois
La sécurité est l’un des grands problèmes politiques contemporains auquel chaque Etat se trouve confronté. Si les méthodes de résolution des problèmes de sécurité diffèrent d’un Etat à l’autre, on semble s’accorder sur le fait que leurs causes restent identiques à l’intérieur des Etats. L’actualité internationale fourmille d’exemples qui illustrent bien la tendance actuelle au surarmement face à la menace que ferait peser sur le territoire national un Etat frontalier ou une faction armée. Selon le constat du professeur Richard Falk, la tendance semble à la généralisation de la « légitime défense préventive ». Après l’invasion des Etats-Unis sur l’Iraq, suspecté constitué une menace nucléaire à la sécurité internationale, vous voici celle d’Israël sur le Liban, suspecté abrité un bastion du terrorisme- Le Hezbollah-. Et qui sait peut-être demain celle des troupes onusiennes sur l’Iran : reproché d’avoir entamé d’activités d’enrichissement de l’uranium. Et si tous ces conflits n’avaient pour motifs que des raisons de leadership économique : le contrôle du marché pétrolier des Proche et Moyen-Orient, le fait d’évoquer des motifs de sécurité désormais classés sous l’appellation de « simples prétextes » par l’opinion internationale, ne va-t-il pas à vider ce concept, pourtant riche d’enseignements historiques, de toute sa raison d’être au point de le rendre plus tard simplement inopérant ? Cependant on peut toujours se demander si le meilleur moyen de lutte contre ce que l’on nomme par « insécurité », demeure l’affrontement armé ou la « guerre préventive » qui, plutôt que de limiter le danger d’exposition aux risques que l’on suppose éradiquer, pourrit souvent la situation et fait peser de réelles menaces sur l’Etat, tandis que celui-ci avait bien au départ le choix d’un règlement amiable à cette place; et, si par là même, l’acteur de cette même « sécurité » n’en devenait pas sa propre victime.
Lorsque la sécurité des individus passe par la sécurité de l’ Etat
Il est incontestable que la sécurité des individus passe par celle de l’Etat, censé garantir le bien-être social et surtout maintenir le calme et la tranquillité indispensables à l’essor des activités économiques. On ne saurait donc pas aucun instant imaginer une sécurité des citoyens sans sécurité de l’Etat. Pour ce faire, l’Etat durcit ses positions et s’arme contre ce qu’il croit être la menace imminente. C’est le schéma classique de protection du territoire national face aux menaces extérieures. Il nécessite quand besoin se fait l’usage de la force. Cependant si le recours à la force est régi sur le plan international par La Charte des Nations Unies comme l’ultime et dernière voie de recours**, l’usage qui en est fait à présent laisse plutôt à réfléchir.
Toutefois le discours sur la sécurité de l’Etat semble se reposer sur des principes qui ne semblent pas avoir évolué depuis bien des siècles. Au nombre de ceux qui continuent à gagner du terrain, il y a par exemple celui de la nature conflictuelle des rapports entre sociétés et acteurs des relations internationales, inhérente semble-t-il à la nature humaine, une idéologie professée par Thucydide, Machiavel , Hobbes et plus près de nous Barry Posen et Stephan Van Evera. Ce courant dénommé réalisme offensif considère la guerre comme une impasse incontournable à la sécurité des Etats. Face donc à l’anarchie des Etats, il a été pourtant mis en oeuvre des règles de conduite internationales en la matière. Mais l’expérience atteste que leur application ne semble pas faire l’unanimité de l’ensemble de la communauté internationale aujourd’hui partagée entre les partisans de la guerre préventive – Les USA et l’Etat d’Israël- et ceux du respect du droit international*** liant les Etats quant à leurs engagements sur le plan international. On peut toujours se demander comment se traduit aujourd’hui la sécurité de l’Etat sur les plans interne et externe.
La sécurité au sein des Etats se traduit par le renforcement des capacités d’intervention militaire, la lutte contre l’incivisme et l’antipatriotisme, le désarment des rébellions, la restauration de l’autorité de l’Etat sur tout le territoire, la lutte contre les replis communautaires et les escalades des conflits, la surveillance des frontières et le renforcement des rapports de coopération régionaux en matière de répression des crimes de terrorisme. Si jadis la sécurité de l Etat présentait un aspect « curatif », elle s’oriente de plus en plus aujourd’hui vers une conception « préventive ». A tel point qu’elle semble ne plus contraster avec l’abus, de par l’usage qu’en font surtout les grandes puissances économiques et militaires.
Par ailleurs sera d’une toute nature la question de savoir quel discours faut-il tenir sur cette sécurité de l’Etat. Au travers de cette interrogation se pose la question du rôle et de la place des médias dans l’interprétation des faits censés mettre en cause la sécurité au sein des Etats. Les médias jouent pourtant un rôle d’information et de conscientisation des masses. Mais ils peuvent aussi être corrompus ; gagnés à une idéologie ils se transforment en organes de propagande. Mus par le chauvinisme, ils deviennent de véritables armes de dissuasion de l’adversaire. Cependant les discours même les plus scientifiquement élaborés ne s’affranchissent jamais de la partialité, ni d’ailleurs des courants qui les ont vu naître et se développer, pas plus de l’emprise du patriotisme et du contexte historique de leur élaboration. A ce sujet le conflit israëlo-palestinien est un exemple frappant de la guerre entre médias teintés du fanatisme politique et/ou religieux, à peine voilé: d’un côté les partisans du fondamentalisme islamique et de l’autre les fanatiques du christianisme politique, au rang desquels se retrouvent sans le savoir des athées gagnés à la morale chrétienne, la seule s’étant révélée « juste » à leurs yeux, et de croyants-païens, incrédules et sceptiques sur l’avènement d’un monde meilleur à partager avec d’autres croyants. C’est l’époque des confréries mais aussi celui des fanatismes et de la foi aveugle, animée par des dieux à visages humains. Nous sommes donc aux confins de l’égarement des esprits mais aussi à la « fin de l’histoire » et des utopies, annoncée naguère par des philosophes comme François Fukuyama et aujourd’hui par des sociologues et juristes comme Noam Chomsky et Richard Falk!****
Dans le conflit israëlo-libanais, qui depuis plus deux semaines fait de nombreuses victimes innocentes, le concept sécurité de l’Etat a plus d’une fois été évoqué. Les médias semblent unanimes à déclarer que la violation de la souveraineté territoriale du Liban se justifierait par le fait que ce dernier abriterait un groupe armé commettant des exactions dans le pays voisin : Israël : le très protégé des USA. C’est à se demander si la conduite des dirigeants politiques des deux parties Raficariri assassiné, et Ariel Sharon, hospitalisé à Tel Avive, avant leur départ ne consistait pas à raviver les tentions entre ces deux peuples au bénéfice des puissances protectrices que sont la France pour le Liban et les USA pour l’Israël ? Après avoir perdu l’Iraq entre les mains des USA, faute d’avoir participé à ce qu’on appellerait un « crime d’Etat », la France accepterait-elle de perdre le Liban dont les gisements de pétroles sont convoités par les USA ? On ne saurait répondre à cette question sans pour autant préjuger des causes exogènes de l’hégémonie américaine sur les relations internationales.
Les Etats-Unis d’Amérique : une puissance à la recherche du leadership économique
A l’origine de chacune de ses actions sur le plan international, les USA ont toujours évoqué des raisons de menace imminente à la sécurité internationale. C’est sans doute cette raison qui explique le comportement hégémonique des USA plus d’une fois condamné par la France et avec elle l’ensemble des pays avec lesquels ils partagent plusieurs intérêts. La sécurité internationale semble donc être une préoccupation personnelle des USA, plus qu’aucun autre Etat. Pourtant, à l’évidence on peut toujours douter du sérieux d’une telle affirmation, au regard des choix d’intervention souvent effectués par celui-ci. On va par exemple constater qu’en Afrique, ses interventions deviennent de plus en plus rares et mitigées depuis la disparition du charismatique et célébrissime homme de main, Mobutu Sese Seko, roi du Zaïre- aujourd’hui devenu République Démocratique du Congo- Et même ses actions en Serra Léone et en Angola, n’étaient jamais désintéressées. Sans aucun doute, puisque la rébellion tenue par l’infatigable Jonas Savimba, aujourd’hui neutralisée par les forces loyalistes que contrôle le Général Dos Santos, recevait des financements du gouvernement américain en échange de diamants et de promesses d’exploitation des puits de pétrole on shore. Souvenons-nous également des énormes charters remplis d’or, de diamants et de minerais envoyés aux USA par Mobutu, en remerciement à Jimmy Carter pour son soutien au gouvernement congolais dans sa lutte contre la sécession du Katanga, la région diamantifère du Bas-kongo. On aura donc compris que sous prétexte du maintien de la paix, les USA se déplacent en quête de précieux trésors, si ce n’est en échange de promesses d’accords mettant en jeu de grands intérêts. Mais ceci n’est pas propre aux USA et il paraît que cela soit devenu une coutume des Etats contre laquelle sans succès, luttent les organisations internationales à but humanitaire comme le CICR et le HCR. L’intervention d’une puissance étrangère au maintien de la sécurité dans un autre Etat, aurait de ce fait perdu tout caractère d’une mission simplement humanitaire pour devenir une stratégie de conquête de promesses d’accord futur sur l’exploitation d’une branche d’activités, si ce n’est l’exercice d’un droit de monopole dans l’exploitation des gisements de minerais. Du coup le statut du diplomate d’Etat se révélerait désormais différent de celui de diplomate d’Organisations- lire sur cette question Alain Plantey : Traité de la fonction publique internationale- intergouvernementales : le premier oeuvrant à défendre les intérêts de l’Etat à mots couverts où qu’il se trouve, car ayant la charge d’en assurer la représentation, c’est-à -dire le prolongement, et le second restant soumis aux missions de l’Organisation qui n’a de compétences que dérivées c’est-à -dire souscrites dans l’acte constitutif et limitées par la souveraineté des Etats qui conservent la qualité de destinataires principaux, sujets originaires de la règle de droit international. De là s’expliquent les dérives de certains Etats qui, sous prétexte d’apporter leur secours, dessinent en secret une géostratégie économique de l’après-guerre face à toute puissance cherchant à leur disputer le monopole de la gestion des ressources. Une stratégie non ignorée des intellectuels des PEV et PPTE, et pratiquée par la plupart des membres du G8 dont la divergence de points de vue traduite par le souci du leadership, est à l’origine de ce qu’on appelle par le « nouvel équilibre de la terreur ». Certains penseurs, qui tirent l’essentiel de leur doctrine du constructivisme d’Alexander Wendt et de Jean Piaget*****voient en la misère des Nations du sud l’œuvre d’un « projet macabre » ; ils vont jusqu’ à affirmer que certaines de ces puissances à l’instar des USA seraient ainsi instigatrices des tensions qui secouent le monde et des crises qu’on retrouve partout, parce qu’elles en tirent profit.
Quoiqu’il en soit, le concept de sécurité de l’Etat, à l’échelle internationale semble avoir été vidé de toute sa substance. A l’heure actuelle, l’affaiblissement et l’ineffectivité de l’application de la règle de droit international dans le maintien de la paix parassent expliquer le retour à l’anarchie des Etats. Un retour à l’homogénéisation des acteurs des relations internationales qui contraste avec la présence des organisations intergouvernementales comme l’ONU, née des cendres de la SDN s’étant révélée à l’époque incapable d’empêcher l’avènement de la deuxième Guerre mondiale. Un retour à l’anarchie des Etats et à la loi du plus fort qui explique sans doute pourquoi la tendance semble à la conquête moderne ou la préservation des monopoles par l’usage de la force, voire par le biais du « tout pour le tout », à savoir le jeu de la versatilité diplomatique et du possible soutien au « terrorisme d’Etat », les campagnes d’intoxication, les accords « souterrains » et même l’évocation de la lettre des normes des conventions internationales en méconnaissance de leur esprit. On peut toujours se demander si la France demeure absente de ce jeu.
Pourquoi un soutien de la France au Liban ?
La France reste le premier Etat au monde connu comme celui qui revendique le plus le respect des règles posées par les conventions internationales dans la résolution des conflits armées, position allant à l’encontre du discours tenu par Monsieur Gorge Bush, Président américain mais suivie par les instances onusiennes. Plus encore qu’hier, la France affirme dans le conflit Israëlo-libanais la prééminence du règlement pacifique des différends sur tout usage de la force. Comme dans le conflit qui a opposé l’Iraq aux USA, elle évoque le respect d’un principe du droit international pour limiter les pertes humaines et de matériels aujourd’hui évalué à plus d’un millier d’innocents et près de 4 milliards d’Euros. Et monsieur Philippe Douste-Blazy, ministre des Affaires étrangères français, de sermonner les coupables: « Si la France avait été écoutée, on aurait évité au peuple libanais un tel massacre. » D’où l’idée que seul un cessez-le-feu immédiat, une cassation des hostilités paraît urgente à maintenir un minimum de sécurité dans la région. Le premier ministre israëlien Ehoud Olmer, de son côté pense le contraire. Soutenu par le gouvernement américain dont le Secrétariat commence à changer d’avis, l’Etat israëlien argue qu’aucune sécurité de ses citoyens n’est possible si tant que le territoire libanais servira de rempart au Hezbollah, le groupe terroriste tirant des roquettes et maintenant des missiles sur l’Etat d’Israël. Repousser ce groupe jusqu’à sa dernière tranchée et détruire toute trace du Hezbollah semblent être les missions que ce sont investis les gouvernements américain et israëlien, restés solidaires de la stratégie répressive et dissuasive. En quoi on peut se demander qui des deux puissances les USA ou la France semble se préoccuper le plus du devenir du peuple libanais.
L’amour de la France pour le Liban ne date pas d’aujourd’hui. Rafik Hariri mort, le gouvernement en place avait déjà choisi la France comme l’un des partenaires majeurs du pays. Cela n’a été que, sous une forme ou une autre, la continuation de la politique suivie par celui qu’on a souvent appelé « l’élu », lequel élu fut aidé par la France dans la reconstruction du pays. Et aujourd’hui, elle pèse de tout son poids pour qu’un cessez-le-feu immédiat soit observé par l’Etat d’Israël pour faciliter le passage des convois humanitaires et la sortie des populations croulant sous les canons. Au fondement de ses arguments, l’Etat français évoque la responsabilité des Etats et de l’ONU à la protection des droits de l’homme et l’usage de la force qu’à titre exceptionnel. Son impuissance semble se traduire par le constat fait de l’ineffectivité de l’application des règles choisies par tous, qui est aussi celle de la sanction internationale des Etats qui violent de manière délibérée ces mêmes normes : d’où le regret manifesté par la doctrine internationaliste sur le déclin annoncé du droit international qui cède du terrain à l’unilatéralisme des Etats.
Quoique la position française soit louable sur la question, elle ne reste pas moins une simple stratégie diplomatique. Et comme telle elle vise avant tout les intérêts de la France où qu’elle se trouve. Mais une autre question à se poser est celle de savoir si la sécurité des Etats ne passerait pas par celle des citoyens, et si en l’espèce le conflit qui oppose Israël au Liban, n’aurait pas pour origine profonde les besoins exprimés par les deux Communautés.
De la sécurité pour quoi à la sécurité pour qui
Nous avons été amenés à faire le constat selon lequel la sécurité des Etats par l’armement et la guerre est source d’unilatéralisme et du dilemme d’insécurité ; elle participe pour une bonne part à l’escalade des conflits et installe la peur et la méfiance. Inquiets d’assister leurs voisins s’armer et se préparer contre d’éventuels conflits frontaliers, les Etats ont désormais tous pris l’habitude de s’armer à leur tour, animés par cette peur que fait peser sur eux le voisinage. Il suffit dès lors d’une étincelle, pour qu’un conflit né entre deux Etats se généralise et traverse la région.
Le dilemme d’insécurité installe la peur à un tel degré que le recours à la guerre préventive semble devenir la règle du jeu. On sait d’ailleurs qu’il serait à l’origine d’une généralisation des conflits et d’un plus grand nombre de victimes innocentes. Dans un tel contexte, la sécurité des Etats menacerait celle des citoyens. Or on peut toujours se demander pourquoi les Etats se protègent-ils, si ce n’est pour ne pas exposer leurs citoyens aux menaces mais aussi pour leur garantir le bien-être nécessaire. « Le sujet de la sécurité (serait-il alors devenu) le sujet de l’insécurité ? », en ce que les Etats en tant qu’acteurs de la sécurité des citoyens dont il sont censés garantir le calme et la tranquillité viendraient hélas à les exposer au danger d’insécurité ouverte par une course à l’armement nucléaire. Autrement dit le destinataire de la sécurité ne serait-il donc que sa propre victime ?
« Notre mode de pensée, déjà affirmait le Rapport mondial sur le développement humain-1994******, doit connaître une nouvelle évolution : passer de la sécurité nucléaire à la sécurité humaine », car la sécurité des Etats tient à son cœur celle des citoyens qui n’est en rien « une question d’armement mais de vie humaine et de dignité ». Nous serions ainsi passés d’une sécurité pour quoi, dont on sait les conséquences sur les citoyens, à une sécurité pour qui. A l’origine d’un tel voeu, il a été évoqué à raison le fait que la multiplicité des conflits dans le monde était due aux besoins des citoyens, les excursions armées n’étant que des conséquences évidences du sort subi par les communautés. Condamnées à subir les décisions des Etats, les communautés revendiquent de plus en plus leur place dans le processus décisionnel, mais surtout un équitable partage des richesses nationales. De ce point de vue les incursions armées ne sont que l’expression manifeste d’un malaise identitaire, la conséquence évidente d’un oubli des communautés nationales par les Etats. Ce qui semble expliquer en partie l’existence des régimes dictatoriaux dans le tiers-monde – autorités des Etats renforcées et devenues absolutismes- et où le fossé entre riches et pauvre est des plus inquiétants. Il en est ainsi également de la multiplicité d’attentats dans le monde qui viennent sans doute à la rescousse des revendications communautaires. Mais est-ce toujours vrai que les menaces que connaît la communauté internationale, peuvent tous s’analyser par des réactions au manque d’intérêt porté sur les besoins exprimés par les Communautés ?
Il nous semble juste en effet de penser que la misère des communautés dites du tiers-monde arrange les puissances économiques. Avec un fardeau aussi important sur le dos- la dette intérieure et extérieure-, les Etats dits du tiers-monde, consacrent le plus d’efforts et de temps à chercher à remplir leurs engagements internationaux de paiement de la dette qu’à relever le niveau de vie des citoyens. Sachant bien que celle-ci ne sera jamais parvenue à terme avant l’échéance de leur mandat, les gouvernants du tiers-monde sont amenés à profiter le plus possible de leur gestion, laissant l’ensemble de la population dans le dénouement et la détresse. C’est cela qui explique sans aucun doute le pourquoi des monarchies aux Proche et Moyen-Orient, mais surtout en Afrique où les détournements des mécanismes démocratiques se font à ciel ouvert au service de la dictature des pouvoirs en place. Se maintenir au pouvoir par tous moyens, semble devenir la règle du jeu, cela même contre des aspirations de la grande majorité des citoyens. Les gouvernants vivent alors dans l’opulence totale au détriment des peuples et dans l’insouciance de leurs besoins élémentaires. Les programmes d’ajustement structurels du FMI ne viennent qu’augmenter les charges des Etats et empirer la situation de ceux qui ont déjà la corde au cou. Et d’autre part la gabegie financière des monarques modernes dont on hérite les gènes ne laisse pas augurer un avenir radieux de l’économie des Etats. Se disant alors pessimistes sur un possible changement de la situation perdue d’avance, les candidats à la magistrature suprême rêvent d’une conquête du pouvoir à des fins de jouissance personnelle ou ethnique. Ce triomphe des égoïsmes politiques entraîne la frustration des Communautés et paraît ainsi à ce jour, traduire l’instabilité politique qui s’ensuit le plus souvent par la multiplication des tensions et conflits armés.
Derrière ce rideau de l’infamie, se retrouvent évidemment oubliés les besoins des populations qui n’ont d’autres moyens pour se faire entendre que l’usage de la force. -Ce qui se passe en Afrique ne semble pas être propre à ces communautés- Et presque partout à travers le monde les besoins et revendications des communautés passent d’être ignorés et « enterrés » sous les décisions des Etats : le pouvoir central. Sans toute fois soutenir quelques factions armées, au cœur des revendications communautaires, nous avions été amenés à recenser les besoins des populations, la reconnaissance des identités et l’égalité de traitement entre citoyens d’un même Etat. Au moment où l’idée d’un nouvel ordre politique international fait du chemin, les sentiments communautaires n’ont jamais autant gagné les esprits : après le nationalisme Corse et le Mouvement indépendantiste basque en Espagne, nous voici à présent les incursions d’Al-Quaïda et du Hezbollah en Iraq et au Liban, où Schites et Sunnites s’empoignent, arabes et juifs se promettent des coups … et derrière lesquels américains et français jouent à cache-cache. C’est le règne du chaos !
Si « le concept de sécurité fait depuis trop longtemps l’objet d’une interprétation restrictive, la cantonnant à la sécurité du territoire face aux agressions extérieures, à la protection d’intérêts nationaux face à l’étranger, ou à la menace d’un holocauste nucléaire », sous sa première acception, il semble aujourd’hui qu’il paraît davantage désigné « la protection contre la maladie, la faim, le chômage, la criminalité, les conflagrations sociales, la répression politique et les catastrophes naturelles » La plupart des conflits qui surviennent à l’intérieur des Etats ont plus ou moins pour cause directe l’une de ces raisons. L’actuelle précarité dans laquelle se trouve le peuple libanais plaiderait en faveur d’un cessez-le-feu immédiat afin de permettre aux missions humanitaires onusiennes et étatiques de venir au secours des besoins des populations.
Par ailleurs la sécurité humaine comprend plusieurs composantes ignorées des Etat comme la sécurité économique- qui suppose la garantie d’un revenu minimum-, la sécurité alimentaire-le droit qu’a toute personne de disposer à tout moment d’une alimentation de base-, la sécurité sanitaire-le droit qu’à toute personne de bénéficier de soins et traitements à la charge de l’Etat quand elle se trouve en situation précaire-, la sécurité de l’environnement- pour la préservation des échos systèmes et des chance de survie des générations futures-, la sécurité personnelle- contre toutes formes de violences : physiques ou morales-, la sécurité de la communauté –pour la préservation des identités communautaires, indispensable à la tranquillité des Etats- et la sécurité politique qui elle englobe toutes les autres et garantit aux citoyens le respect de leurs droits fondamentaux. Approfondissant sa réflexion sur les courants de pensées qui ont examiné la question de la sécurité internationale, le Professeur Fidèle Ebonza de l’Université Marien Ngouabi, se réclame favorable aux idées soutenues par les écoles critiques de la sécurité d’Etat auxquelles il apporte une réflexion critique : « Les écoles critiques de sécurité (entendent définir) la sécurité humaine comme étant le secours aux humains en situation de vulnérabilité face au système d’exclusion, injuste et inopérant. Dans cette vision, nous pensons à cet effet que l’Etat-nation est dépassé et constitue une entrave à l’émancipation des humains. Les consciences individuelles doivent changer ; les structures guerrières être abandonnées et les apprentissages de la paix (y) doivent être développés. Le discours doit également s’adapter (au changement des besoins des populations) : de la sécurité pour quoi, on doit aller vers une sécurité pour qui. Autrement dit c’est l’individu en premier qui doit être l’objet de la sécurité. La sécurité individuelle, (personnelle, humaine), doit primer sur la sécurité (d’Etat ). » -Critique approfondie de l’ouvrage de Krause et Williams, Gurical security studies concepts and cases, Minneapolis, Minneapolis university Press, 1997, p. 78- par Monsieur Fidèle Ebonza, Grands problèmes politiques contemporains, Deuxième partie, Conférences, année académique 2004, maîtrise Droit public, Université Marien Ngouabi (Doc. Confid.)
En tout état de cause, il semble urgent pour la communauté internationale de se prononcer sur la question, en ne perdant pas de vue que l’Etat libanais est de tous celui dont la survie des populations se trouve menacée, le territoire violé et la souveraineté atteinte. Ainsi donc, l’unilatéralisme sur le plan international serait-il alors devenu la mesure du jeu diplomatique désormais gouverné par la stratégie militaire ? Les théories de Clausewitz *******trouveraient-elles encore du soutien et de l’estime, à l’heure où tous semblent s’accorder sur un usage exceptionnel de la force comme fondement du nouvel ordre politique international ? Sommes-nous toujours si convaincus d’avoir opéré un grand tournant contre le règne de l’absolutisme à l’échelle internationale?
M. Dimina-Monofila
* Afin d’éviter toute confusion, le concept sécurité de l’Etat nous a été préféré à ceux de sécurité d’Etat et sécurité étatique. Pour la précision sémantique, la sécurité de l’Etat désigne ici la protection de l’Etat en tant que Nation tandis que la sécurité d’Etat la protection de l’Etat en tant qu’entité politique souveraine, paraît mieux s’appliquer dans le cadre d’études portant sur la défense territoriale ; quant à la sécurité étatique, elle concerne de notre avis plusieurs domaines de l’Etat à la fois, sans jamais opérer une précision quelconque. Cf raison d’Etat, affaire d’Etat ; perte ou réussite étatique ; succès de l’Etat : réussite de la Nation …
**L’art. 33 de la Charte des Nations Unies dispose : « Les parties à tout différend dont la prolongation est susceptible de menacer le maintien de la paix et de la sécurité internationales doivent en rechercher la solution, avant tout, par voie de négociation, d’enquête, de médiation, de conciliation, d’arbitrage, de règlement judiciaire, de recours aux organismes ou accords régionaux, ou par d’autres moyens pacifiques de leur choix. »
***Régi par le principe du consensualisme, « les règles liant les Etats procèdent de la volonté de ceux-ci. » Volonté manifestée par la ratification et l’adoption des conventions mais aussi la promesse de respecter « les usages acceptés par tous », qu’il s’agisse de la coutume internationale ou des normes de jus cogens. Cf Affaire du Lotus : CPIJ, 7 septembre 1927.
**** Professeur de Droit international à l’université de Princeton, R. Falk explique en quoi le courant internationaliste semble avoir été gagné par le pessimisme et le devenir du droit international menacé par le retour à l’unilatéralisme des Etats.
*****Se réclamant du constructivisme dialectique, J.Piaget, penseur et philosophe français du XX ème siècle, est à l’origine du réveil du constructivisme qui permet le lien de l’affiliation épistémologique avec le constructivisme de Broumer. Tous se reconnaissent à travers cette assertion de Gaston Bachelard : « La méditation de l’objet par le sujet prend toujours la forme d’un projet », c’est dire que l’objet scientifique est toujours construit et non donné.
******Le Rapport mondial sur le développement humain, Paris, Ed Economica, 1994 ; P.23-Source : PNUD.
******* Claudewitz, général d’armée allemand, concepteur de la théorie de la manœuvre stratégique consistant « à la destruction des principales armées ennemies sur le champ de bataille » par la frappe du « système nerveux » adverse et la destruction « des points d’alimentation civiles »La révision de cette théorie a permis la refonte de la doctrine de l’objectif ou du but militaire : « le véritable but n’est (plus) tant de chercher la bataille que de chercher une situation stratégique si avantageuse, que si elle n’amène pas d’elle-même la décision, sa continuation par une bataille produira certainement la même décision » : une défaite déclarée des forces ennemies.
Observations : à rappeler que cet article n’a pas pour but de livrer une quelconque information journalistique, il est
30. tlalac | janvier 27th, 2008 at 22:11
Ce message est un appel au secours. Dimina Monofila est sans logis et sans ressources à Douai (Nord de la France). Il n’est plus inscrit à l’université après son échec en master de droit. Je crois qu’il n’a plus toute sa tête, il y a des moments où il devient méchant et violent. Il vient dormir à la bibliothèque municipale toute la journée, probablement sans manger. Amis africains de Monofila, faites le revenir dans son pays, dans sa famille et parmi ceux qui l’aiment. Il va mourir comme un pauvre clochard abandonné de tous.
31. Virginie Renard-Bonyi Mukadi | mai 1st, 2008 at 19:18
Certainement que c’est un hyper-jaloux qui s’est permis une telle audace. Bimbou Miguel-l’orgueilleux-paris 1-, Jean Dionca-le fanfaron-manoeuvre de son état-Lille-, Aboudoulaye Niangui-l’idiot: l’homme à la calvitie luisant au soleil de Douai- ou Bouanga, cet autre étudiant plus fou que toute son ethnie, qui auraient agi contre notre généreux et loyal ami Monofila. On ne dira jamais assez que ce dernier a toujours brillé par une bonne conduite et un excellent sens de l’amitié:Le seul étudiant ayant commis des articles de qualité à la Fac. Le connaissant bien, nous le soutenons et informons tous nos amis qu’il a bien satisfait à ses examens, avec mention: seul et sans aide de quiconque. C’est à féliciter, en tout cas: pour un publiciste assermenté!
Quant aux imbéciles et barbares, nous disons que le diable les emporte! Ce sont tous ces idiots qui usent de faux et usages de faux; qui trichent des diplômes et ont du mal à admettre ou reconnaître le talent d’autrui: bande de tribalistes dangeureux, de criminels en col blanc! Bande d’assassins! C’est à juste titre que la gendarmerie française les appelle les indigents!!!
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