Comment coloniser l´Afrique? Un jeu facile !

juin 5th, 2006

afrika_0.jpgUn jeu tout ce qu´il y a de plus facile pour tuer le temps. Thème: l’Afrique coloniale. Vous prenez la tête d’une puissance coloniale en 1880 et votre habileté de négociateur vous permetra de conclure des alliances avec vos concurrents. Votre but est d’explorer, de conquérir et de développer ces nouvelles colonies. Vous pourrez tromper des alliances pour profiter des terres de vos adversaires; le but étant d’en posséder le plus à la fin de la partie. Bon jeu!
http://www.ludivers.ch/page.php?np=fiches&no=73&photo=oui

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9 Comments Add your own

  • 1. Abdon  |  juin 5th, 2006 at 22:23

    Pas marrant, je reviendrai

  • 2. Abdon  |  juin 6th, 2006 at 11:43

    Acheter cette chose? Pourquoi un tel jeu? Pour quelle intention? Donc on pense encore que la colonisation est une partie de plaisir… je ne sais pas si je dois en rire ou en pleurer.

  • 3. Sandrine  |  juin 7th, 2006 at 13:58

    Mon Dieu !
    Quel manque de conscience !

  • 4. Bernard  |  juin 7th, 2006 at 15:04

    Mais terriblement réaliste! On peut s’imaginer que les agents coloniaux envisageait la conquête comme un jeu, véritablement!

  • 5. Sandrine  |  juin 7th, 2006 at 19:04

    Mais enfin, le jeu gain au déni de toute humanité, ce sont des forces toujours à l’oeuvre, actuellement, sur la planète !!!
    Heureusement il y aussi des personnes qui concilient réussite éco et prise en compte de la personne
    Je pense notamment au livre “80 Hommes pour changer le monde”

  • 6. Sandrine  |  juin 7th, 2006 at 19:14

    Bon je sais c’est long
    Et puis je ne suis pas protestante
    Mais je n’ai rien lu d’aussi pertinent depuis longtemps
    Et ce texte me touche !!! Bingo

    Des raisons d’espérer dans un monde de barbarie
    Entretien avec Jean-Claude Guillebaud

    Comment en êtes-vous arrivé à prendre pour sujet constant de vos livres, le monde dans lequel nous vivons ?

    Ma vie professionnelle a commencé au Biafra en 1968. Et durant plus de dix ans, j’ai été confronté quasi quotidiennement à l’empire du mal. Comme journaliste, j’ai vu de braves pères de famille devenir du jour au lendemain des assassins, voire des tortionnaires. J’ai des souvenirs du Liban que je ne peux même pas raconter aujourd’hui encore. Face à cette énigme du mal, soit on s’y fait et on devient cynique, soit on cherche à comprendre. Et puis j’ai acquis rapidement une conviction qui est devenue aujourd’hui un lieu commun mais qui ne l’était pas il y a vingt ans : la planète vit des mutations qui entraînent une rupture bien plus radicale qu’on ne l’imagine. Aujourd’hui, les concepts qui définissent l’identité humaine sont remis en question. La perception du temps et de l’espace est modifiée par la révolution informatique, les systèmes de parenté érodés par la révolution génétique, la démocratie ébranlée par la mondialisation de l’économie. Le monde vit un immense basculement et, face à cela, la pensée est impuissante. J’ai eu envie de me mettre au travail et de penser, avec d’autres, ce monde nouveau.

    Vos essais appellent souvent à une relecture de la tradition judéo-chrétienne. Qu’y trouvez-vous de si utile pour penser la modernité ?

    Quand on veut nous faire croire que « nous n’avons pas le choix », par exemple, que tout est déterminé par les grandes lois de l’économie ou de la nature, l’idée que nous ne sommes pas esclaves du destin, mais bien coresponsables de notre histoire est stimulante. Dans la tradition juive et chrétienne, l’être humain est le sujet de son histoire, il n’en est pas l’objet. Une autre idée vient trancher utilement avec le catéchisme économique contemporain : la vérité n’est jamais figée. Elle est au contraire toujours négociable, toujours questionnable, la vérité est « devant ». Enfin, la manière dont les Juifs et, dans une moindre mesure, les protestants ont su porter leur tradition dans un contexte de minorité et d’oppression, a quelque chose à nous apprendre, si l’on veut résister à l’esprit du temps. J’ajouterai encore l’idée de la loi. Dans la tradition juive et chrétienne, devenir un homme, c’est désobéir à l’animal. Autrement dit, intégrer l’idée de la limite : nous ne sommes pas tout puissants. Nous ne perdrions rien à méditer ces vieilles intuitions…

    On reproche pourtant beaucoup aux religions de se refermer sur elles-mêmes, de céder aux fondamentalismes, d’alimenter les haines recuites.

    C’est une fausse querelle. Je vous ferais observer que ce sont les totalitarismes laïques profondément anti-religieux qui ont ensanglanté le XXe siècle. Mais le problème n’est pas là. Face aux barbaries qui s’annoncent, nous sommes dans le même camp. Il n’y a pas de tâches plus urgentes que de s’unir.

    Dans ce combat contre la barbarie, quelles sont les lignes de front ?

    C’est la grande question. Aujourd’hui, il me semble qu’on perd beaucoup de temps à mener de faux combats. Quand on lutte par exemple contre le « retour de l’ordre moral », il me semble que ce n’est pas là ce qui nous menace le plus aujourd’hui. Le vrai danger est plutôt dans le retour de l’ordre pénal qui révèle une dangereuse absence de normes régulatrices. Il faudrait se battre contre l’idée folle qui consiste à édicter des lois pour pallier le déficit de représentations collectives. Il est faux d’augmenter l’arsenal répressif pour lutter contre l’absence de repères. Autre exemple, on se bat aujourd’hui contre l’inégalité identitaire, pour la reconnaissance des droits des minorités. Parfait, mais on laisse tomber la question de l’inégalité économique, autrement plus cruciale. Les combats du moment, pour généreux qu’ils soient, font l’impasse sur la pauvreté, l’injustice, l’accroissement sans précédent des inégalités économiques. Le champ social est déserté, alors même qu’il devrait requérir toutes nos énergies. Seuls les réseaux associatifs, où les chrétiens sont d’ailleurs présents en force, sont présents sur ce terrain-là.

    Si les réseaux associatifs fonctionnent encore, l’Eglise d’Europe traverse une crise grave. Comment l’analysez-vous ?

    L’Église paie aujourd’hui la facture d’une très ancienne compromission avec le pouvoir temporel et l’ordre social établi. Elle paie son ralliement au XIXe siècle à un moralisme bourgeois qui n’était pas chrétien. Son refus crispé de la modernité n’a fait qu’augmenter son discrédit. J’ajoute un point important : l’étrange échec de sa catéchèse. L’enseignement religieux a produit à tour de bras des gens qui sont devenus farouchement anti-chrétiens. À force de transformer l’Évangile en injonctions dogmatiques, elle a nui au message qu’elle était chargée de transmettre. En même temps, il faut relativiser cette crise si on la replace sur l’échelle du temps. Enfin, il ne faut pas oublier le paradoxe suivant : dans l’histoire du christianisme, le message évangélique dans sa réinterprétation permanente, a toujours été transmis par des dissidents, des gens aux marges de l’Église. Or, les dissidents aujourd’hui ne manquent pas et leur parole est forte.

    Que dire aujourd’hui devant les crispations identitaires, les peurs qui gagnent nos sociétés ?

    La peur est logique, normale. Le vieux monde s’est écroulé, tout est allé très vite, on vit dans l’impensé et rien n’est plus favorable à la peur. La question est donc la suivante : comment contenir cette peur sans pour autant bercer les gens de fausses promesses. Dans cette perspective, nous n’avons pas de tâches plus urgentes, après avoir désigné les périls, que de désigner l’espérance. L’espérance a beau être une disposition subjective, un pari pascalien, il n’en demeure pas moins qu’elle n’est pas une sottise incongrue. Si on regarde un instant notre histoire, on prend très vite conscience que ce n’est pas la première fois dans l’histoire que le vieux monde s’effondre. Songez à la Renaissance ou à la chute de l’Empire romain, par exemple. On constate très vite que chaque génération a eu peur. J’avais vingt ans en 1954, on vivait dans une situation apocalyptique que l’on résumait par un slogan : l’équilibre de la terreur. Avoir vingt ans en 1942, c’était bien pire encore. Il y a pour chaque génération humaine toujours plus de raisons de désespérer que d’espérer, mais l’histoire nous apprend que ce sont toujours ceux qui espèrent qui finissent par gagner.

    Quelles sont donc aujourd’hui les raisons d’espérer ?

    L’espérance, j’insiste, est toujours déraisonnable. C’est un acte volontaire qui renvoie chacun à soi-même. Ce qui est certain, c’est qu’on ne peut pas arrêter la marche du monde et qu’il ne sert donc à rien de se lamenter sur ce qui n’est plus. Le défi, c’est de vivre dans ce monde sans adhésion idiote au changement, et sans crispation nostalgique dans le conservatisme.

    Et les raisons de désespérer ?
    Celles-ci ne manquent malheureusement pas. Mesurer le moral d’un peuple à son aptitude à la consommation, penser que les problèmes du bonheur et de l’espérance se résoudront dans la croissance économique, croire que les OGM sont la réponse au problème de la faim dans le monde… la liste des superstitions contemporaines est longue. Mais demain, n’en doutez pas, nos petits enfants mettront bas nos idoles, comme nous avons rejeté les égarements nazis ou marxistes-léninistes de la génération qui nous a précédés. Ils se demanderont avec incrédulité comment nous avons pu croire à de telles âneries. Mais le phénomène de l’aveuglement mimétique n’est pas nouveau. À cet égard, on peut méditer cette ultime parole du Christ en croix : « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font ».

    Propos recueillis par Emmanuel Rolland
    Source : ProtestInfo, 11 novembre 2004

    URL: http://www.fondationdiagonale.org/article.php3?id_article=11

  • 7. Bernard  |  juin 9th, 2006 at 7:41

    Alem,

    voilà une phrase à méditer sur les dernières demeures de nos jeunes colons tombés sous le feu des mouches tsé-tsé, moustiques et autres flêches kokomba:

    « Des aventuriers, des excentriques, des missionnaires, des déserteurs, des marchands, des saints et parfois des meurtriers; des émigrants vivant aux crochets de leur famille; des explorateurs, des puînés, qui ne pou­vaient hériter du titre et de la fortune de leurs aristo­crates de pères; des romantiques qui voulaient vivre plus près de la nature et croyaient à la noblesse natu­relle de l’homme primitif; des joueurs, dont la famille payait les dettes à condition qu’ils déguerpissent à jamais; de jeunes alcooliques, censés être guéris par la vie active dans le bush; de vieux alcooliques, tou­jours en quête d’un nouvel endroit pour se soûler; des amateurs d’évasion, qui avaient «toujours voulu s’éloigner de tout ça», et ceux qui se trouvaient là sans savoir tout à fait comment ni pourquoi. Tous allèrent en Afrique et tous avaient un autre point com­mun: ils n’étaient vraiment pas des bâtisseurs d’em­pire et, pourtant, ils ont bâti des empires » Romain Gary, « Les coloniaux »[1959], in L’Affaire Homme, Gallimard/Coll.Folio, 2005[1977]

  • 8. VAUTOUR Sandra  |  septembre 7th, 2006 at 13:36

    Bonjour,
    en parcourant votre fiche descriptive, je ne peux que vous féllicitez et vous remercier de cette contribution.
    Je suis moi-même auteur de jeux et je souhaite vous faire partager une des création qui s’intitule TAMBOUR BATTANT

    TAMBOUR BATTANT 1er JEU DE SOCIETE SUR LES CULTURES
    AFRICAINES, CARIBEENNES, AFRICAINES-AMERICAINES ET EUROPEENNES

    JOUER AU RYTHME DE L’AFROCULTURE : http://www.tambourbattant.com
    Bonjour,
    Je m’appelle Sandra VAUTOUR et je viens vous présenter : « TAMBOUR BATTANT » dont je suis l’auteur. TAMBOUR BATTANT est un jeu de société dont le thème porte sur la connaissance de la culture africaine, africaine-américaine, caribéenne et européenne. Il s’agit d’un parcours initiatique qui invite le joueur sur un plateau de couleurs vivantes à faire évoluer son pion Tambour à la cadence de plus 600 questions d’Afro cultures sur les thèmes liés à : l’histoire, la géographie, le sport, la musique, la littérature et le cinéma, qui au final, le sacre ultime GARDIEN DU TAMBOUR DE LA MEMOIRE.

    Le jeu « Tambour Battant » met à l’honneur un peuple, le peuple Noir ou Nègre, dans l’univers des jeux de société éducatifs.

    A travers les questions et réponses de « Tambour Battant » j’invite le joueur à promener attentivement son esprit pour découvrir ; émerveillé, interloqué, ébahi et parfois éhonté l’apport prodigieux des Noirs de la diaspora et d’Afrique, à la connaissance, la création et au développement des sciences, lettres, techniques, arts, médecine et politique. Les joueurs découvrent également des parties du monde qui leurs sont méconnues voir inconnues.

    Le but de Tambour Battant est d’être au plus près de chacun.
    Tambour Battant, c’est ma contribution dans notre histoire commune, celle de l’humanité. En particulier, celle du monde noir. Au sein d’une société dont les derniers événements (émeutes dans diverses villes de France, tentative pour certains élus d’imposer par la loi l’apologie de la colonisation française…) soulignent un profond malaise identitaire et une certaine perte de repères. Il s’agissait avant tout, de lever le voile et de remédier à l’occultation, jusque là systématique des pages les plus sombres et les plus douloureuses de l’histoire d’une grande partie du peuple noir.

    Espoir ! Tambour Battant est aussi un message d’espoir. J’ai conçu ce jeu dans l’espoir que d’autres jeux viennent compléter et enrichir celui-ci. Par cette démarche, je démontre là, que nul n’est besoin de sortir des grandes écoles pour imaginer, concevoir et écrire une histoire et l’enseigner sous forme de jeux de société. Maintenant que Tambour Battant est là, faisons donc place au jeu. Et rendez-vous sur mon site : http://www.tambourbattant.com Pour une commande ou plus d’infos contactez-moi : afrodrums@voilà.fr ou au 06 14 65 44 23

    TAMBOUR BATTANT est un jeu : éducatif, pédagogique, interculturel et intergénérationnel qui s’adresse à tous à partir de 12 ans.
    Sandra VAUTOUR, Nekheb.

    EXEMPLES DE PERSONNALITES ABORDEES DANS LES QUESTIONS

    L.S.SENGHOR , PRESENCE AFRICAINE, Houphouët-BOIGNY, Aimé CESAIRE, Frantz FANON, Alioune DIOP, Marcus GARVEY, Miriam MAKEBA, Angéla DAVIS, Nelson MANDELA, Toussaint LOUVERTURE, Louis DELGRES, M.L.KING, Rosa PARKS, Steve BIKO, Amilcar CABRAL, Thomas SANKARA, J-M TJIBAOU, L.G DAMAS, Bob MARLEY, C.A.DIOP, Maryse CONDE, Euzhan PALCY, Public ENEMY, J-M MORMECK, Spike LEE, Denzel WASHINTON, Anthony PHELPS, Mohamed ALI, Wole SOYINCA, Awa THIAM, James BALDWIN, Joseph ZOBEL, M-J PEREC, Ronald POGNON, Roger BAMBUCK, Lilian THURAM, PASSI, Darling LEGITIMUS, …

  • 9. mortgage refinancing  |  octobre 26th, 2006 at 20:05

    Si eres cualquier cosa como mí, odias el pensamiento del gasto cuarenta horas a la semana en un trabajo del punto muerto. Las luces fluorescentes de zumbido, la gerencia idiota, el hecho de que necesitas despertar doloroso temprano - el único alto punto son que viene viernes cada semana. Dije tan a me, allí me consigo ser una manera mejor. ¡Una cierta manera de hacer el dinero que me deja fijar mis propias horas y hacer una cantidad cómoda del dinero!

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