Beckett et les langues africaines

juin 8th, 2006

beckett_0s.jpgOndjaki lisant Beckett en portugais, Tanella Boni en français, Evans Hunter (Ghana) en anglais… Nous avons lu dans nos langues Fin de Partie de Becket pour conclure les cérémonies de la World Cup littéraire à Mülheim, en Allemagne. Le théâtre de Becket se prête admirablement à l’exercice du bruissement des langues. Dans cette arène de 32 nationalités, les langues se chevauchaient dans un découpage précis : l’arabe, le serbo-croate, le coréen, le japonais, le néerlandais… Quand j’ai lu ma partie, en français, j’ai soudain ressenti comme un malaise. À ma droite était assis Philippe Malone, dramaturge et photographe français ayant vécu au Togo, je l’ai regardé et soudain j’ai compris le piège dans lequel l’exercice m’avait enfermé, à savoir que j’étais censé représenter le Togo et je lisais Becket dans une langue certes parlée au Togo mais « étrangère » à la moyenne des Togolais, fondamentalement !

kim_6.JPGSoudain, j’ai eu envie d’entendre ma langue maternelle au milieu de toutes ces langues du monde. Et puisque l’improvisation théâtrale ne m’a jamais fait peur, en attendant que mon tour de lecture revienne, j’en ai profité pour traduire le court monologue de Hamm, le personnage de Beckett, en un mélange d’éwé et de mina, les deux langues véhiculaires du Togo que je parle. Dommage que Tanella Boni ne m’ait point suivi en traduisant sa partition en dioula ou baoulé, ni Evans Hunter en gan ou ashanti. Je me suis néanmoins dit que j’allais continuer l’exercice sur le blog, et proposer à mes amis, écrivains ou simples amateurs des lettres, de traduire, chacun dans sa langue (tem, basque, gaélique, swahili, lingala, sango, fang…) le court extrait suivant de Fin de partie de Samuel Beckett. Avis donc aux courageux, mon petit atelier de traduction en langues africaines et autres est ouverte !

Voici le court monologue à traduire, ne faites pas attention aux didascalies.

HAMM : « Et puis ? (Un temps.) Instants nuls, toujours nuls, mais qui font le compte, que le compte y est, et l’histoire close. (Un temps. Ton de narrateur.) S’il pouvait avoir son petit avec lui… (Un temps.) Vous ne voulez pas l’abandonner ? Vous voulez qu’il grandisse pendant que vous, vous rapetissiez ? (Un temps).) Qu’il vous adoucisse les cent mille derniers quarts d’heure ? »

Samuel Becket, Fin de partie, Editions de Minuit, 1957, page 109.

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16 Comments Add your own

  • 1. Ewé-mina (K.A.)  |  juin 8th, 2006 at 6:58

    « Kpoa dé, nu kê djo? Gapopo plu plu, gapopo ma nya gblon! Gapopo kéwoé na na bé gamea va su na! Eye ne ga mea va su kpoa, nusianu kpa na! Kaflan, ela ke nyon be evi’a b’a non ahada dzi ne. Game ke mu le te to te kpoa, gamea su vo. Amegan, o ma tem ta si devia n’tia? O le dzi be ba no ye té, ba non si sion gakeme ye wo le ku mo di a? Nyawo, ba non gon me no, ba non fa dzi non, ba na apoa gbe be gapopo kpo tea wo woa vivi abe anyi si ene a? »

    Commentaire : il va de soi que la graphie de l’éwé-mina pose quelques problèmes dans lla transcription, l’écriture, et ne disposant pas sur mon ordinateur de l’Alphabet Phonétique idoine, j’ai essayé de compenser les pertes par une graphie phonétique basique!

  • 2. Sami  |  juin 8th, 2006 at 8:20

    Kangni, moi je renonce. J’aurais tenté l’exercice avec un auteur qui se contente d’utiliser une langue, pas avec Beckett qui fait partie de ces rares auteurs à avoir inventé leur propre langue. Il faut déjà le traduire en français pour comprendre, ou tenter de comprendre, qu’il s’agisse de ses pièces ou de ses romans. Courage aux autres.

  • 3. théo  |  juin 8th, 2006 at 9:13

    Kangni, je te l’ai dit. Le sango n’est plus ma langue depuis longtemps ; et pourquoi essayer en éwé-mina ce que tu as déjà fait ? Je suis donc dispensé, n’est-ce pas ?
    Excuse bidon, bidon… Pauvre de moi.
    Mais encore une fois : bravo !
    p.s. Il faut dire que Tanella Boni et Evans Hunter ne pouvaient pas t’imiter ; c’était vers la fin.

  • 4. Gaëtan  |  juin 8th, 2006 at 10:29

    Cerains comédiens togolais, en France n’ont cessé de parler mina ou ewé. On a réussi même à l’imprimer au dernier spectacle Oncle vania de Tchékov avec le Théâtre de l’Unité. Marcel Djondo qui joue une Nounou a souvent, dans le spectacle, parlé Mina avec les Moujiks. Si les écrivains et les dramaturges veulent emboiter le pas aux comédiens, ce serait bien. dans Chobun, l’ATL a exploré la même démarche en traduisant grâce à Bruno Folly et Macaire Gbikpi O’tae Sok, un auteur coéren en mina. Alors, Sami revoit ta langue maternelle, Théo essaie d’apprendre Ewé chez les allemands, Kangni sort un livre dans ta langue Ewé-Mina que tu inventes car ta traduction n’est ni mina ni Ewé. Au boulot!!!!!

  • 5. K.A.  |  juin 8th, 2006 at 11:53

    Ce que tu dis, Gaétan est révélateur d’une vérité : l’éwé ou le mina n’ont pas de forme écrite standardisée. J’aime dire qu’il n’y a pas d’idéologie dans une langue, il n’y a que la maîtrise ou l’invention d’une langue qui compte dans l’acte de communiquer, et je me souviens bien de la faleuse traduction de la pièce coréenne, ce n’était non plus ni éwé ni mina, et poyrtant nous comprenions le spectacle. Je ne suis pas éwé, pourtant j’ai appris cette langue au collègue, en même temps que le kabyè, et ce que j’en garde, dans ma pratique de Mina, c’est que le seul impératif reste la poésie recherchée quand je prends la parole. Ma traduction de Beckett est en Ewe-mina, j’insiste sur le mélange, car c’est un acte performatif, un acte théâtral, le sens y est, la syntxe est baroque et le vocabulaire bâtard, à la Rabelais. D’ailleurs, essaye de traduire le texte et en éwé et en mina séparément, tu verras bien vite que par-delà la littéralité il n’y pas de rythme. Je n’oublierai jamais comment on s’ennuyait au cours d’éwé au collège, tant le répertoire littéraire utilisé pour la didactique était pauvre et guindé : il s’agissait des extraits du roman AGBEZUGE du Ghanéen Sam Obianim, un des rares auteurs éwé dont parlent tous les défenseurs de cette langue. Or, quand je faisaits mes enquêtes de terrain en année de Licence théâtrale, je puis t’assurer que je n’ai vu aucun comédien du Concert Party parler l’ewe d’Obianim. Qu’est-ce à dire? Qu’une langue ça s’invente, et je mets au défi tous les locuteurs de l’ewe ou du mina d’oser faire ouvertement ce que j’ai tenté, à savoir retrouver la gouaille communicative de ces deux langues, que ce soit dans l’acte de la traduction (Macaire Gbikpi n’a jamais réusi à traduire ma pièce Chemins de croix, why?), que ce soit dans l’acte d’écriture d’un texte original dans une ou l’autre de ces deux langues. Dernière chose, une question, sincèrement Gaétan, dans la vie de tous les jours, quand tu sillones Lomé, quelle langue parles-tu et crois-tu que j’écrris comme je parle français?

  • 6. Richard  |  juin 8th, 2006 at 12:57

    Ah, décadence des écrivains, décadence de la langue maternelle. Qui oserait donc se taper la poitrine et affirmer « moi je peux parler uniquement dans une langue africaine » sans mettre un mot du francais, de l’anglais ou d’une autre de ces langues étrangement officielles chez nous? Je me souviens du brillantissime feu John-Bosco Adotevi, qui, dépité un jour de nous entendre, sa fille et moi, mélanger allègrement et sans retenue le Francais et l’Ewé, nous interpella: « Dis-donc vous deux, ou vous parlez Francais ou vous parlez Mina. C’est quand même malheureux, cette jeunesse qui ne sait pas maîtriser sa langue maternelle ». Piqués au vif, nous lui lancâmes alors un défi tout simple: qu’il ne parle que le mina pendant une journée. Et nous nous mettons à l’épier dans ces moindres paroles, le suivant dans ses moindres déplacements dans les coins et recoins de la maison. L’érudit Adotevi avait voulu nous prouver que sa génération, au moins, savait ce que c’était que de parler le vernaculaire. Au bout de même pas pas 30 mn, il fut surprit en pleine utilisation automatique et inconsciente d’un mot purement technique dans la langue de Molière. Défi lui fut lancé, par les deux teigneux qui avaient décidé de lui pourir la vie ce jour là, de traduire ce mot en mina pour leur gouverne. Il esquiva la demande par une pirouette. Au bout de deux heures de ce jeu là, et après que nous ayons renoncé à compter ses nombreuses entorses à la règle qu’il s’était assigné lui-même. il éclata de rire devant son incapacité à traduire des mots aussi simple que « catalyseur de voiture, girouette, disque dur du PC ». Il faisait moins le malin et à dû reconnaître que c’était difficile, avec l’excuse que nous lui concédâmes, qu’il se débrouillait quand-même mieux que nous et tous les autres de notre génération. Alors pour la performance de Kangni, moi je dis bravo, même si effectivement la traduction Ewé-Mina n’est pas très orthodoxe. Alors sacré gaétan, on attend ta traduction académique ici et maintenant, à la ville et au monde, urbi et orbi comme dirait l’autre en soutane.

  • 7. K.A.  |  juin 8th, 2006 at 14:17

    Je suis d’autant plus à l’aise que je savais qu’elle n’était pas orthodoxe, qu’il y avait un Ghanéen à côté qui parlat Ewé, qui lui-même m’a dit, « you are a rebel », cela voudrait-il dire que je suis vraiment un écrivain « décadent », comme dirait Sénamin sur le post concernant Sami Tchak? J’aurais pu me contenter de dire que j’ai traduit un bout de Beckett et ne pas montrer ma traduction, mais justement, le débat sur la justesse, la précision ou l’invention e la langue éwé-mina mi’intéresse au plus haut point. d’ailleurs, j’ai l’ahabitude de la traduction de l’éwé-mina, je traduit actuellement un vieux texte de concert-party, TEIGLA, enregistré dans les années 70 à Lomé; je suis prêt à voir ma traduction contestée et corrigée, surtout sur le blog. Frissonnons, mais corrigeons!

  • 8. soeur marie-claude  |  juin 8th, 2006 at 14:44

    Alem, tu as interprété plus que traduit, et ta langue est plus proche du mina urbain, forme corrompue que tout le monde à Lomé que de l’éwé de Togo Presse ou de l’Académie Ewe; bravo quand même, moi je n’aurais pas osé!

  • 9. Gaëtan  |  juin 8th, 2006 at 15:29

    Le grand problème de l’Ewé est la façon dont les enseignants l’enseignent. sa grammaire est surtout basée sur les déclinaisons comme en latin. c’est ennuyeux. généralement, quand on écrivait éwé la remarque est cinglante « Mé sé egbé o ». Ah oui. L’éwé académique n’st parlée nulle part. du moins la forme écrite est là. je partage la défaite de Kangni sur l’éwé. il préfère l’Ewé-Mina. Quand tu prends la pratique de l’Ewé dans « la grand kloto », on ne retrouve pas les mêmes mots pour désigner les mêmes choses. par conséquent, je crois que la langue véhiculaire au Togo reste le mina parlé à Lomé, dans tout le territoire et non egui gbé à Aného qui est plus décadent. je n’oserai rien traduire du Togo. je préfère parler et jouer avec mon pauvre Mina…je donne raison à Richard. la formule du comique Azé kokovina ou du regretté Kokovito est la meilleure: chercher l’humour à travers le mina parlé à Lomé et la langue maternelle villageoise!

  • 10. Richard  |  juin 8th, 2006 at 15:58

    Gaétan a raison sur le mina d’Aného, surtout le Mina académique parlé dans certains milieux où le vouvoiement est de mise. Tu mets les pieds dans une église dans les lacs et tu écoutes l’évangile et toute la messse en Mina, tu vas croire que tu viens de débarquer dans un pays étranger. Le décalage est trop grand entre l’académique et le parlé courant. En plus, pour l’Ewé (il serait intéressant de lire ici l’avis de personnes parlant d’autres langues africaines, j’ai toujours eu un problème dans l’alignement des phrases, à savoir séparer articles et verbes, et même articles et compléments. Certainement que j’ai dû mal apprendre cette (non, c’est une certitude, je l’ai mal apprise), mais je me suis toujours demandé si d’autres que moi avaient ce problème là, y compris dans d’autres langues africaines.

  • 11. Timba Bema  |  juin 8th, 2006 at 16:26

    Drôle de choix que cette pièce  »Fin de partie » pour la clôture des cérémonies de la World Cup Littéraire. Cette pièce est pourtant à mille lieux de l’univers du Football international à moins que, à y voir de plus prés, oui y voir d’encore plus près, à la loupe, que dis-je au microscope à neutrons, on ne distingue sous les traits de Hamm l’aveugle impotent la FIFA et sous ceux de Clov les traits des Footballeurs professionnels.

    En effet, la relation tyrannique entre Hamm et Clov est une caricature parfaite de la relation de pouvoir entre la FIFA et les Footbaleurs professionnels. La FIFA est composée de l’ensemble des fédérations nationales de Football c’est à dire de ceux qui détiennent le pouvoir d’organiser et de gérer le Football. A cause de son aveuglement à vouloir en faire un business rentable, la FIFA est parvenue à créér, fait exceptionnel dans l’Histoire, une  »race » d’esclaves riches c’est-à-dire les Footbaleurs professionnels, qui s’échangent entre clubs comme des  »marchandises ». Comme Hamm, la FIFA réclame aux Footbaleurs de produire du beau, de marquer plus de but, d’être fair-play, de ne pas ôter les maillots aprés un but, etc… alors que les règles du jeu sont déjà faussées au départ.

    On peut donc se demander si cette  »Fin de partie » n’annonce pas le réveil des footbaleurs professionels ou alors si ce n’est que la manifestation subtile du pouvoir tyrannique de la FIFA? Vive le FIFFOOTBALLL!!!!!!

  • 12. K.A.  |  juin 8th, 2006 at 18:17

    Tu es bon, Timba, je vais faire suivre ton analyse de Becket à Rolf, l’excellent directeur artistique du festival de Mülheim, à suivre, c’est un régal à te lire!

  • 13. Tanella Boni  |  juin 9th, 2006 at 16:17

    Cher Alem,
    bien reçu tes mots sur ton blog. Tu peux y publier les miens. J’y ai fait un tour ce matin. je te renvoie le passage que tu as lu en éwé-mina, traduit en dioula revu par une personne qu’y s’y connaît. J’ai juste deux remarques à faire à ce sujet.
    la première : pourquoi devons-nous nous sentir si coupables?
    la deuxième : après avoir approché le Directeur du théâtre de Mülheim et lui avoir posé quelques questions à propos de la rencontre qu’il a organisée, je me dis: voilà un homme qui ne se contente pas de rêver ou de brasser des idées, mais un homme qui agit…
    1. Chacun est libre, n’est-ce pas, d’écrire dans la langue qu’il veut. Qui donc devra l’en empêcher? D’autant plus qu’il faut, à mon avis, faire la différence entre parler une langue et l’écrire de manière littéraire. La traduction du texte de Beckett existe dans de très nombreuses langues y compris en swahili, comme tu le sais. Les écrivains qui ont lu ces traductions l’ont fait, il me semble, dans la perspective du jeu. Ils ne se sont pas dit : il faut absolument que je lise dans telle langue, qui est ma langue maternelle. Du reste personne ne sait si les langues dans lesquelles ils ont lu ces traductions sont leurs langues maternelles ou pas. Bref : être libre de parler une langue africaine (par ailleurs langue maternelle ou pas!), l’écrire si le coeur nous en dit et ne pas se dire, comme si l’épée de Damoclès nous poursuivait à chaque instant « il faut que »…Non! personne ne tient ma main, n’est-ce pas? Ni institutions, ni milieux, ni idées, pour former le premier mot dans la langue dans laquelle je choisis d’écrire. Sereine je suis par rapport à ce débat, un de ceux que nous traînons, comme un boulet à nos pieds déjà si meurtis par des problèmes tout aussi sérieux…Et puis, d’un pays à l’autre, le rapport avec nos langues est différent, la politique linguistique n’est pas la même. Laissons donc les individus choisir leur langue d’écriture,la seule qui appartienne à chaque écrivain en propre. Laissons chacun parler la langue qu’il a envie de parler (langue maternelle ou pas) officielle ou autre…J’arrête là : voici l’extrait et je n’ai aucun brevet pour la traduction!

    A di ko mou? Wagati gbanzan hou, gbanzan ali bi, ka sôrô ohou bé sé ka djaté mina, djaté bin na, kouma bana. Na ya déni ti bé sé ka kê a kôrô…A ti fè ka labla wa? A bi fè a ka bogna ka sôrô a hou, a hou bi dôgô ya ra wa ? A ki laban ko gnê.

    2. Le football (comme je l’ai noté dans mon carnet de route, je ne sais quand je le publie) est, aujourd’hui, une métaphore de la globalisation. Le livre se vend. L’écrivain doit-il se vendre et le dramaturge, le meteur en scène, etc? Ce sont des humains, mot aujourd’hui en perte de vitesse. Les muscles du footballeur se vendent, semble-t-il, ses os aussi. Quand il se fracture la jambe, il faut imaginer la poisse sur toute une équipe, que dis-je, tout un pays! Quelqu’un l’ a dit sur ton blog. Aujourd’hui règne la loi du marché.
    Le Directeur du théâtre de Mülheim a voulu, dans une certaine mesure, que nous soyons à côté de cette loi- pas tout à fait dedans- que nous soyons des humains capables de nous rencontrer quelque part, de former une communauté éphémère avec ses forces et ses faiblesses et ses milliers de langues qui bruissent dans nos accents, nos paroles, nos textes.
    Un homme d’action qui sait d’abord rêver…J’ai envie de croire à ce rêve
    Tanella

  • 14. K.A.  |  juin 9th, 2006 at 16:27

    Chère Tanella, juste te dire que ça na jamais été une sommation de ma part, cette histoire de Beckett en langues africaines, tout au plus un jeu, mais je constate que tu as pris cela très au sérieux, tant mieux, ça ne fait que colorer le débat. Cela dit, tout ce que tu dis, j’y souscrit, alors oubloins nos faiblesses, et travaillons nos forces, dans l’écriture. Performance pour performance, il n’y avait aucune idéologie derrière la mienne, la preuve, la terre a continué de tourner, et le Nègre mina que je suis n’est même pas sûr d’aller au paradis avec ça, n’est-ce pas? Amicalement.

  • 15. ayélé  |  mars 4th, 2007 at 16:41

    Bonjour,
    Je suis d’origine togolaise, mais ne parle pas le mina, langue utilisée dans ma famille, et cherche désespérément un « professeur » qui puisse m’enseigner quelques rudiments du mina ou de l’éwé.

    contact: a.lo.ko@hotmail.fr

  • 16. KamtRâ  |  mars 15th, 2007 at 17:44

    HAMM : « eye ? (sela) gaƒoƒo viin, viin ko, si ke mloebala dea, eye dzidze la dea blibo, eye nya tכa. (sela. Nyatòla ƒe gbe) Ne é vi sue la a teŋu nכ kpli la…. (sela) Mia teŋu agbli dii oa ? Dohiã miedzi be woa no ga nyenye mo dzi, esime miele mכvitò zum maha ? (sela) be woà de fafa mia ƒe gaƒoƒo mloeawoa ? »

    ou kamtra@togocity.com

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