Des livres de mes amies…
mai 29th, 2006
Vraiment pas le temps de les lire tous, les livres des amis, mais je promets : mon devoir je le ferai tantôt, je le ferai ce soir. Les livres des amis, c’est sacré, il faut toujours les lire, parce qu’un ami c’est un ami. Les amies encore plus. Juste signaler la sortie des livres de deux d’entre elles.
SARA VIDAL : De la conférence des nuages, éd. Sens et Tonka, Paris.
Amba Till : La maison nuage, éd. Atlantica, Biarritz.
Les similitudes dans les titres sont fortuites, évidemment, ce sont mes amies, et elles ne se connaissent pas! Sara vit à Marseille, où elle dirige l’association Lectures du Monde, Amba vit à Paris, et Amba se considère comme une togolaise. Son premier roman, Le chemin d’Agoué (Atlantica) se passait d’ailleurs à la frontière du Togo avec le Bénin. Alors, si vous passez du côté d’une librairie… et surtout épargnez-moi la blague, “il ne manque que les oiseaux pour les mettre ensemble, Sara et Amba!”
Oups, j’ai gardé pour la fin, le livre d’une autre amie lointaine, la béninoise Adélaïde Fassinou, actuelle secrétaire générale de la Commission Nationale béninoise pour l’Unesco. Une histoire d’amour sous le titre Jeté en pâture, aux editions de L’Harmattan.
Lien Editions Atlantica: http://www.atlantica.fr/
Lien Editions Sens et Tonka : http://www.senstonkaediteurs.com/
Lien Harmattan : http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=20707
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12 Comments Add your own
1. TILL AMBA | mai 30th, 2006 at 8:07
Mon ami Kangni Alem a lancé le premier nuage, je vais donc continuer. Par ces pluies diluviennes qui nous aissaillent depuis plusieurs jours, je trouve cet état d’esprit tout à fait approprié.
Je suis fière d’être adoptée par l’Afrique, je suis Togolaise et Béninoise d’adoption, comme Richard Bohringer est devenu Sénégalais… Je serais d’ailleurs curieuse de savoir si nous sommes les deux seuls artistes adoptés par les cultures du continent Africain, ou bien s’il y en a d’autres. Qu’ils se fassent connaître?
Je voulais vous parler ici de mon blog:
http://ambatill.blog.lemonde.fr/
Il vous racontera mon roman “Le chemin d’Agoué”, paru en 2005. L’ensemble est basé sur la légende de Mammy Watta, qui règne sur la vie du héros masculin, Siko. J’y ai accroché une histoire d’amour impossible. Ce sont les plus belles, celles qui font frissonner les coeurs. Je peux vous dire que ce roman a beaucoup plu.
J’ai un rêve, depuis. Je souhaite qu’un cinéaste Africain, un de ceux qui aiment les films-culte, comme Souleymane Cissé,puisse en tirer une adaptation et que le tout fasse un tabac à Cannes. C’est un rêve, mais c’est faisable. Il suffit que ce projet intérèsse quelqu’un.
J’espère que vous lirez ce roman, il le faut.
Je viens de sortir en mai 06 “la maison nuage”. C’est un roman situé entièrement dans le Nord de la France. L’histoire d’un procès qui a spolié Clara, l’héroine, de son identité paternelle. Mais quelles sont ces lois? Clara se réfugie alors dans les rêves et cherche son chemin et sa maison.
Je m’attarde de préférence sur les thèmes d’actualité: l’exode, l’exil, la solitude, mais j’y ajoute une note d’amour et d’espoir, parce que je crois au destin. Rien n’est jamais perdu et il ne faut pas abandonner ce que l’on reçoit à la naissance: la vie.
Je suis plongée dans le roman suivant “Lonely”, qui sortira en septembre. On en reparlera le moment venu.
Je voulais dire à mes amis Africains que je les aime et qu’ils sont beaux, parce que différents. Merci à Kangni et à Kossi Effoui et aussi à Nurudin Farah. Ils font partie de moi au quotidien. Je reviendrai prochainement sur les questions abordées ici. Elles sont hyper intéréssantes.
D’ailleurs, on devrait penser à créer des cafés rencontre sur Paris, entre nous. Un peu dans le genre d’antan, c’est une idée que je lance vers Kangni. Il y a plein de choses à faire, et nous sommes dans le vent, nous les écrivains du 3ème Millénaire.
2. Abdon | mai 30th, 2006 at 12:18
Hé, Calude, c’est qui ta copine-là même, je la trouve marrante à faire sa promo comme une auteure américaine chez Oprah. Son idée que son roman donne lieu à un film surtout me semble… comment dire… bon, faudrait peut-être que je lise d’abord, en tout cas tu choisis bien tes amies!
3. demare | mai 30th, 2006 at 16:51
je vais faire un livre d’enfant a partir des chemins d’agoue
ce sera avant le film
bravo et courage
4. Sara | mai 31st, 2006 at 8:41
Merci Kangni et grâce à toi je me découvre une nouvelle amie-soeur Amba. Quel joli nom! Et comme nous aimons toutes les deux les nuages, je vais vite essayer de trouver son livre.
Beaucoup d’amitiés
5. Sandrine | mai 31st, 2006 at 13:20
Qu’est-ce que ça veut dire Amba, et dans quelle langue ?
6. TILL AMBA | juin 1st, 2006 at 7:51
Le prénom AMBA raconte toute une histoire en un seul prénom.
L’un de mes lecteurs m’a envoyé un mot depuis les Commorespour me dire que ce prénom signifiait “conteuse” dans la langue de son pays. Je l’ai accepté comme tel, cela me fait rêver. On m’écrit de si loin et on me lit audelà des mers…
Mais, au départ, c’est le prénom d’une amie Togolaise que je considère comme ma mère et qui a vécu cet exil dont je parle dans “le chemin d’Agoué”. J’ai voulu me rapprocher d’elle et créer un lien, en empruntant son prénom “Amba”. Ce sont des choses qui arrivent dans la vie, tout est mystérieux.
7. TILL AMBA | juin 1st, 2006 at 11:49
Quelques lignes écrites pas Tomi Ungerer au sujet d’un nuage. Il se trouve que ce nuage était bleu. L’histoire aurait-elle été diiférente, si le nuage n’avait pas été bleu, précisément? Il s’agit là d’un conte pour enfants, mais il nous raconte une histoire si simple.
Il était une fois,
Un petit Nuage Bleu.
Il vivait heureux,
La lune était son amie.
Il ne suivait jamais
Les troupeaux de nuages.
Il allait au gré de ses envies.
Par mauvais temps,
Il refusait de se laisser pleuvoir.
Et pendant les orages,
Il se moquait des autres nuages,
Qui essayaient de le foudroyer de leurs éclairs.
Les cerfs-volants qui le traversaient
Ressortaient tout bleus!
Les oiseaux aussi…
Et même les avions.
Comme il ne pleuvait pas,
le Nuage Bleu devenait de plus en plus gros.
Curieux de voir le monde,
Il entreprit un voyage…
…Bleuissant tout sur son passage,
Le sommet des montagnes…
Et la pointe des gratte-ciel.
Il devint très célèbre.
Son arrivée, son passage,
Étaient annoncés,
Dans les journaux et à la télévision.
Il était très à la mode.
Certains voyaient en lui,
Un messager de l’inconnu.
Il fut bientôt vénéré.
Un jour, tandis qu’il flottait,
Paisiblement dans l’espace,
Il vit monter devant lui,
Un gros nuage de fumée noire.
Intrigué, il s’approcha,
Et découvrit une ville qui brûlait.
Il s’approcha plus près encore.
Ce n’était que carnages et pillages.
Les blancs tuaient les noirs,
Les noirs assassinaient les jaunes,
Les jaunes trucidaient les rouges,
Et les rouges exécutaient les blancs.
Horrifié par tant de violence,
Le Nuage Bleu prit une grande décision.
Pour éteindre le brasier,
Il se laissa pleuvoir, Ã verse.
Ce fut un déluge bleu.
Il se vida jusqu’à la dernière goutte.
Et disparut.
L’averse avait éteint le feu
Et tout coloré en bleu.
Maintenant, tout le monde était de la même couleur.
La paix fut instantanée.
Et on fit la fête.
Une nouvelle ville émergea des ruines.
Une ville dont les bâtiments,
Étaient peints en bleu,
En souvenir du Nuage Bleu,
Qui s’était sacrifié.
8. Sandrine | juin 1st, 2006 at 15:25
Merci Amba pour cette confidence.
9. K.A. | juin 1st, 2006 at 20:49
Amba, j’étais entre la feuille d’impôts et le quotidien d’un bizarre père de famille, je n’ai pu réagir à temps à ton clin d’oeil. Créer des rencontres sur Paris? Pour un provincial comme moi, c’est une démarche impossible. Avec l’espace duMusée Dapper, il y avait des projets, mais j’habite trop loin de paris. Alors, en attendant je me rabats sur Fest’Africa de mon ami Nocky à Lille. un festival à sauver, à tout prix, appel à toutes les bonnes volonté intéressées par la promotion des lettres africaines.
10. TILL AMBA | juin 15th, 2006 at 8:15
Kangni, j’ai adoré ton analyse ‘un dîner chez Thierry”. Ah, ces snobinnards qui se tapent sur le ventre pour mieux dégérer les autres, tous ceux qui ne font pas partie de leur groupe. Le monde est ainsi fait et on s’en fout, celà donne matière à réfléchir et à se moquer gentiment.
Moi, je viens de terminer mon nouveau roman “LONELY”, depuis hier 17 heures! Grand moment, la conclusion d’un roman. On reste assis devant la dernière page et on pense”Voilà , je l’ai fini” et on ébauche le roman suivant. Ce que j’aime dans l’écriture c le plaisir de rester devant mon Mac à attendre que déferlent les émotions qui feront naître de nouveaux sujets. Vivent les écrivains et tous ceux qui vivent dans l’imaginaire!
11. TILL AMBA | juin 28th, 2006 at 9:50
Voilà , je voulais vous mettre dans la confidence. J’ai terminé mon troisième roman “Lonely”, qui est à l’étude chez deux éditeurs actuellement. Je me suis cantonnée à deux, pas la peine de perdre son temps ailleurs.
Et, bien sûr, ne pouvant rester sans écrire, c une passion et un besoin chez moi, je me suis mise depuis qq jours à l’écriture du prochain roman que j’ai baptisé spontanément ” La nuit impudique”. J’aime ce mot, l’impudeur. Qu’évoque t’il pour vous?
12. K.A. | juin 28th, 2006 at 10:06
Amba, peu de chances qu’on lise ton commentaire ici, essaye de le reposter dans un article sur la page en cours, celle-ci n’est plus récente et les gens parfois ne reviennent pas en arrière pour commenter; tu pourrais le mettre par exemple dans Traites négrières, n’aie pas peur du hors-sujet. je t’embrasse!
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