Vanessa Worou vs King Mensah ?

juin 10th, 2008

vanessa2.jpgUn ami m’a prêté à écouter le premier disque de la jeune chanteuse togolaise Vanessa Worou. J’avoue avoir été agréablement surpris à la découverte des plages du disque. Un petit air de Kidjo, par endroit, mais dans l’ensemble une assurance dans le chant et une orchestration simple, efficace. Ce week-end, je crois, elle donne un concert à Lomé. Malheureusement pour elle, elle devra se faire à la concurrence de King Mensah, lequel donne le même jour dans la capitale un concert gratuit. Quel dommage ! Paraît-il que Vanessa a été autrefois choriste de King Mensah, ce dernier n’aurait-il pas pu faire un geste sympa pour soutenir la demoiselle qui monte ? Ah, no pitié en communication !

P.S. Écoutez ce son, et que Vanessa me pardonne l’utilisation « illégale » de cette ballade, mais j’ai vraiment envie que les ami(e)s du blog aient une idée de son talent :Zando.wma

Un seul regret à l’écoute du disque, les plages sont trop courtes, comme formatées exclusivement pour la radio !

Entry Filed under: MUSIKA

15 Comments Add your own

  • 1. ABDON  |  juin 11th, 2008 at 8:43

    Jolie voix

  • 2. sami  |  juin 11th, 2008 at 21:15

    Le nouveau kossi Efoui sort en septembre au Seuil, son éditeur. Le livre est prêt pour la presse et Kossi fera son service le 16 juin. Grâce à Alain (Mabanckou) j’en ai déjà un exemplaire. Titre: Le solo d’un revenant. C’est un roman en court chapitres dont certains font une demi-page, les plus longs atteignant rarement quatre pages. mais dès la première ligne, c’est du Kossi. je vais vous reproduire dans un post différent tout le premier chapitre, mais vous n’aurez pas le livre avant septembre, je vous le répète. tout le monde ne peut appartenir à la caste des privilégiés, eh oui, c’est comme ça. et réjouissez-vous que mon accès de générosité me conduise à vous en offrir un chapitre entier.

  • 3. sami  |  juin 11th, 2008 at 21:30

    Le solo d’un revenant, Kossi Efoui, à paraître en septembre 2008. Premier chapitre:
    On peut les voir maintenant. On peut les voir marcher à travers les trouées fléchées dans le paysage pour guider les derniers dérivants que la forêt recrache. Par petites échappées. On peut les voir arriver jusqu’à la ligne de démarcation, entrer dans la Zone neutre. Entre un panneau marqué CHECKPOINT et un autre panneau marqué CHECKPOINT, on entend le crachin des mégaphones.
    - Laissez passer quelques jours/Laissez passer quelques jours/Il faut laisser passer quelques jours.
    Il faut imaginer la ligne de démarcation, la Zone neutre, les points de contrôle, la foule vivante sortie de longues forêts, des files d’hommes pourrissant sur pied, parlant une langue qui coule mollement comme lave, morve, salive et sueur, une langue dans laquelle on finira par comprendre que l’odeur des forêts n’est plus celle des arbres.
    On finit par apprendre qu’une odeur montant depuis quelque source bubonique de la terre (dont la couleur a tourné peu à peu à la peau bouillie) avait avalé celle de la feuille verte, de l’herbe séchée et de l’humus. Une odeur qui n’est d’aucune bête, qu’ils ne savent nommer qu’en crachant.
    - Cette odeur.
    Il faut imaginer l’agrégat vaguement sage d’hommes et de bêtes traquant avec avidité quelque chose encore dans le regard des soldats: les Forces de l’Internationale Neutre en stationnement dans la zone. Les Forces de la Protection, comme on aurait dit de la Providence veillant sur la ligne de démarcation qui a scindé la ville de Gloria Grande pendant dix ans.
    Dix ans mécaniquement. Aussi mécaniquement qu’on a assemblé ces briques de murs, aussi mécaniquement qu’on a tissé les cercles concentriques des hauts barbelés entre Nord Gloria et Sud Gloria.

  • 4. sami  |  juin 11th, 2008 at 21:47

    je vous signale qu’il y a plusieurs niveaux de styles, de langage. parfois, cela devient un récit fluide, direct, il y a même une narration à la première personne. en exemple, ce premier paragraphe du chapitre commençant page 113 (le roman fait 207 pages et les chapitres n’ont pas de titre): “J’ai couru vers l’escalier. Un flot d’images soudain libérées en vrac par je ne sais quelle poche du cerveau: le quartier Vieilleville éclairé par un restant de lune, l’arrière-boutique du Couvent des Vierges folles, une courette où la moitié de la ville va priser de la poudre noire, cette mélasse, disent les gens.”

  • 5. sami  |  juin 12th, 2008 at 12:56

    Je vous mets aussi ici le premier chapitre du roman de Mamadou Mahmoud N’Dongo, jeune romancier et cinéaste sénégalais que certains d’entre vous ne connaissent peut-être pas encore. Titre: El Hadj. A paraître en septembre 2008 au Serpent à Plumes.

    “Ainsi, en dépeçant le corps de mon meilleur ami, dans la baignoire de son appartement, je ne cessai de revenir sur certains épisodes de ma vie. De façon désordonnée m’apparaissent différents souvenirs, tous avaient en commun d’être des déconvenues ou bien des faits anodins que j’amplifiais. Mais ce n’était pas tant le souvenir de mes échecs qui me tourmentait, que la fréquence avec laquelle ils se manifestaient. Combien de fois ces derniers jours, mais surtout ces dernières heures, il m’était arrivé de ressasser un épisode où je n’avais guère le beau rôle? Mais pour autant, je continuais encore et encore à y faire référence. La mémoire, certes, est sélectives, disons, nous la rendons sélective, puisque c’était avec une délection toute perverse que je recherchais ces échecs dans les recoins de ma mémoire”.

    (c’est un roman de 300 pages, mais avec des chapitres beaucoup, beaucoup plus brefs que ceux de kossi. Quelques lignes, rarement le chapitre fait une page)

  • 6. sami  |  juin 12th, 2008 at 13:27

    en voici le chapitre (j’utilise chapitre à défaut de dire séquence, mamadou est aussi cinéaste, on doit se le rappeler):

    “Du palier on entendait les cris de la fille” (page23)

  • 7. sami  |  juin 12th, 2008 at 16:57

    j’allais dire en voici le chapitre le plus court, mais il y a plus court. quel roman! je me suis assis et je l’ai presque déjà terminé. je me contente de dire Quel roman! Comme il n’est pas encore disponible, inutile d’en faire de longs commentaires. je retourne dans Kossi. en deux jours, je suis comblé…

  • 8. K.A.  |  juin 12th, 2008 at 17:33

    Sami, enfoiré de privilégié, en tout cas merci pour ces pages, du Kossi. Le revenant, c’est forcément lui, mais il est en forme on dirait

  • 9. Manané  |  juin 13th, 2008 at 16:12

    http://www.republicoftogo.com/central.php?o=1&s=344&d=3&i=2176

  • 10. Gaëtan  |  juin 13th, 2008 at 22:24

    Vanessa Worou sur Togocultures
    http://www.togocultures.com/musique/vanessaworou/index.html

  • 11. julios  |  juin 20th, 2008 at 11:25

    Vanessa Worou, quel talent, quelle voix. Les vedettes togolaises nous longtemps habitué à des incongruités, des dissonances, des mauvais arrangements à la va-vite, si ce n’est pas des plagiats de la musique congolaise, camérounaise ou ivoirinne. Bref que de médiocrité. Et puis un jour au coin du restaurant du CCF, un poste HiFi distaillait la musique langoureuse de Vanessa. Un produit bien travaillé, rigoureux, authentique, original venant d’une togolaise. Ma foi j’étais sidéré. Amis mélomanes Togolais, voici enfin une grande vedette de l’étoffe de Bell Bello. A toi Vanessa, le plus dur reste à venir. Après ce premier album pétillant, il faut que tu tiennes ton rang. Celle d’une star incontestée et incontestable. Et tant pis si les jaloux maigrissent. Nous t’aimons beaucoup, Bisous.

  • 12. Sami  |  juin 20th, 2008 at 13:58

    Julios, non, non, non, Vanessa ne doit pas tenir un rang de star! Qu’elle fasse tout pour réussir le plus difficile, mais la seule chose qui compte: devenir ou demeurer une artiste accomplie comme Bella Bello. Beaucoup de stars ne résistent pas à l’épreuve de l’aiguille. Quand tu l’enfonces dans leur ventre, ça fait pffffffff! L’air s’en va et ça tombe à plat. Un artiste accompli, oui! Gaëtan, je vois que tu seras aujourd’hui sur France O, dans Contes africains!

  • 13. julios  |  juin 20th, 2008 at 14:47

    Salut Sami, qu’est-ce que tu m’as fait rire avec ton pffffffff!

  • 14. koko  |  juin 24th, 2008 at 17:11

    elle me fait penser à ces chanteuses de jazz dans les cabarets newyorkais. un zeste de bibi BRIGDWATER ,un peu d’Ella FIDGERALD ,mélangé é bella

  • 15. Henri-georges Madyba  |  octobre 4th, 2009 at 13:08

    Slt ma grande sÅ“ur c’est Henri, je suis très heureux pour toi et sache que toute ta famille ici au Gabon te soutiens. Nous sommes tous fier de toi et nous prions tous d’un commun accord que Dieu le tout puissant t’accompagne et protège dans ta carrière musicale afin que tu puisses ainsi continuer sur cette voie avec plus d’originalité. Apporte encore et encore à nous ta famille qui t’aime tant et aussi au peuple togolais qui te voit évoluer, tout en sachant que tu as nos soutiens les plus sincères.
    Aujourd’hui tu es comparé à la grande artiste de tout les temps que le Togo a connu : Bella Bello et ce pas rien ; mais travaille plus encore et tu iras très loin !!!

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