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Avatar Call of Duty Heroes rois du piratage Facebook na qua bien se tenir le P2P prend le large

Avatar Call of Duty Heroes rois du piratage Facebook na qua bien se tenir le P2P prend le large

En Europe, pirater est devenue la première activité des internautes. Mais si pirater ne nuit pas à la santé, cet acte illégal ne nuit pas non plus forcément aux marchés.

Pirater, ça peut couter cher. Très cher. Demandez donc à cette mère célibataire américaine de 32 ans qui en juin 2009 a été condamnée à verser près de 2 millions de dollars pour le téléchargement de 24 chansons ! Même si cette amende record a été ramenée à 54.000 dollars en appel, ça fait quand même 2 250 dollars par titre piraté. De quoi faire réfléchir.

Le Peer to Peer, activité favorite des internautes

Mais la peur du gendarme n’effraie pas les foules. Des foules de pirates qui partent à l’abordage du Net afin d’y piller ses trésors. Films, jeux vidéos, musique, logiciels, tout y passe. Rien n’échappe à la horde de sabres numériques. Le piratage est même devenu le sport favori des internautes. Rien qu’en Europe, en 2009, le Peer to Peer (P2P) a représenté près de 30% du temps de connexion Internet, se positionnant ainsi comme la première activité des internautes. Derrière, et derrière seulement, arrive le streaming (26%), puis la navigation classique (24%).

Rapidshare et Megaupload, plus fort que Facebook !

Mais cette même année 2009 a vu s’effectuer un glissement de terrain en faveur du streaming, des jeux en réseaux et du téléchargement direct sur serveurs. Selon la société canadienne Sandvine, des sites de téléchargements comme Rapidshare ou Megaupload totalisent chacun plus d’ 1% du trafic mondial, soit plus que le réseau Facebook !

« Avatar », le film le plus téléchargé de tous les temps

Parmi les titres les plus piratés, « Avatar » fait encore parler de lui. Avec près de 2 milliards de dollars de recettes, non content d’être sacré film le plus lucratif de l’histoire cinématographique, le long-métrage de James Cameron est aussi un blockbuster sur la Toile où il vient de recevoir un nouveau sacre, celui du film le plus téléchargé de tous les temps. Rien qu’en une semaine d’exploitation, il aurait été téléchargé plus d’un millions de fois !

« Heroes », piraté 50 millions de fois !

Plus fort encore, Call of Duty. Dans sa version “Modern Warfare 2 », cette édition de ce jeu vidéo s’est vu « subtiliser » cinq millions de copies, englouties dans des tuyaux illégaux. Mais la palme revient sans conteste à la série télé « Heroes », dont la saison 2008-2009 a été piratée 50 millions de fois !

Et maintenant les livres

Même les livres n’échappent plus aujourd’hui à cette armada de pirates du Net. Un secteur qui jusqu’ici qui se pensait à l’abri de tels agissements frauduleux. La cible ? Les e-books. Ainsi, Selon l’Association des Publieurs Américains, il y aurait eu l’an dernier 9 millions de téléchargements illégaux d’œuvres protégées dans le monde. Manque à gagner, 3 milliards de dollars.

Le disque va mieux… grâce au Web

Quant à la musique, c’est le grand paradoxe. Après 10 ans d’une lente et inexorable érosion, l’industrie du disque renait tel un Phénix. Ainsi, si le volume de vente en 2007 accusait -17%, en 2008, il passait à -15% pour finalement se stabiliser en 2009 à seulement -3%. Et ce, grâce à qui ? A Internet. Longtemps accusé d’être le grand coupable de la fonte des ventes, le Web représente aujourd’hui 15% des ventes de musiques en France, participant ainsi au boom du marché français, lequel a progressé de 56%, passant de 24,6 millions d’euros en 2008 à 38,3 millions l’an passé.

Pirates, d’accord, mais consommateurs d’abord !

Et parmi les internautes consommateurs légaux de musiques en ligne, la pôle position revient aux… pirates ! D’après une étude britannique rapportée par la BBC en novembre 2009, ces derniers ont mis deux fois plus la main à leur porte-monnaie que les internautes soucieux de la légalité. Ces vilains pirates dépenseraient quelques 85 euros en achat de musique légale contre 49 euros pour un internaute lambda. Un bon pirate est aussi un bon consommateur. Avis à Hadopi !

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