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A quoi reconnaiton une secte

A quoi reconnaiton une secte

Vous êtes entré dans un mouvement spirituel et vous vous demandez s’il s’agit d’une secte ? Apprenez à reconnaître les signes qui ne trompent pas !

Il existe beaucoup de mouvements spirituels et religieux et il n’est pas toujours évident de reconnaître un mouvement sectaire pouvant nuire à l’intégrité physique et morale de ses adeptes. S’il existe des différences de doctrine et de pratique dans les différents mouvements, certains éléments problématiques reviennent souvent. Voici quelques signes qui devraient susciter la méfiance.

L’impossibilité de remettre en question la parole du gourou

Les mouvements sectaires préconisent une obéissance aveugle aux enseignements du gourou. Par conséquent, la liberté de pensée et d’expression y est mal vue. Un adepte qui posent trop de questions, qui émet un doute sur la validité de tel ou tel enseignement risque d’être ostracisé par les autres membres de la secte. On lui dira que ses doutes sont le signe que sa foi n’est pas assez grande ou qu’il est sous l’influence d’une force maléfique.

La diabolisation du monde extérieur

Les sectes encouragent une vision simpliste du monde dans laquelle l’humanité se sépare en deux clans, celui des « bons », ceux qui observent la doctrine du mouvement et celui des « mauvais », ceux qui seront damnés. Les adeptes peuvent être encouragés à se méfier des médias. Certains mouvements s’opposent même à l’instruction publique et créent leurs propres écoles.

Les mouvements sectaires s’efforcent généralement d’encourager leurs membres à ne fréquenter que les autres membres du mouvement et tentent de les soustraire à l’influence de toute personne étrangère à leur mouvement : la famille, les amis, les collègues de travail, etc.

Le contrôle de l’argent et de la force de travail

Si certains mouvements visent à satisfaire chez le gourou une soif de pouvoir, il est fréquent que le but premier soit d’ordre monétaire. Plusieurs mouvements exigent de leurs adeptes un certain pourcentage de leur salaire. Les membres peuvent aussi être encouragés à léguer leurs biens au mouvement après leur mort.

Souvent, ils doivent vendre des objets promotionnels, comme des livres, des CD ou des talismans, par le biais du porte-à-porte, sur la rue ou sur Internet. Il s’agit généralement de bénévolat. Ironiquement, même les mouvements prônant le rejet de l’argent et des possessions matérielles peuvent insister pour obtenir l’un et l’autre de la part de leurs adeptes!

Le contrôle de la sexualité

Certains mouvements cherchent à exercer un contrôle sur la sexualité de leurs membres, en particulier celle des femmes. Dans certains cas, le gourou s’arroge le droit d’avoir des rapports sexuels avec les adeptes de sexe féminin de son choix, voire avec des adolescentes et des fillettes.

Dans certaines sectes, les mariages doivent être approuvés par le gourou ou sont arrangés par lui, parfois même entre des personnes inconnues. Les enfants conçus par le gourou ainsi que leurs mères bénéficient parfois d’un statut supérieur aux autres enfants et aux autres mères de la secte.

La mise en danger de la santé physique

Dans les sectes vivant en autarcie, il arrive que l’on cherche à briser la résistance mentale des membres en restreignant leur apport calorique et leur temps de sommeil ou en les faisant travailler jusqu’à épuisement. Parfois les jeunes filles y sont mariées dès la puberté, ce qui peut mener à des grossesses précoces. Il arrive aussi que les enfants subissent de mauvais traitements, physiques ou sexuels.

Un mouvement bien connu interdit à ses adeptes les transfusions sanguines et les greffes d’organes. Dans d’autres cas, les membres rejettent la médecine conventionnelle, même pour un problème aussi sérieux qu’un cancer. Plusieurs personnes sont d’ailleurs décédées après avoir abandonné leurs traitements médicaux pour suivre des « cures » préconisées par de pseudo-thérapeutes, que ce soit au sein de mouvements sectaires ou en cabinet.

Les représailles contre les membres qui quittent

Quitter un mouvement sectaire n’est pas toujours facile. L’ostracisme des autres membres est souvent le prix à payer particulièrement dans le cas de mouvements où les adeptes n’ont de relations sociales et amoureuses qu’entre eux. La personne qui quitte la secte quitte donc, par le fait même, sa famille, ses amis et parfois ses enfants.

Les anciens membres d’un culte sont parfois victimes de harcèlement et reçoivent des menaces. Pour cette raison, certain d’entre eux ne témoignent de leur passage dans une secte que sous le couvert de l’anonymat. La réadaptation au monde extérieur est parois ardue, surtout pour les anciens adeptes nés à l’intérieur d’une secte isolée.

L’importance de s’informer

Un mouvement spirituel n’a pas à comporter tous ces éléments pour être potentiellement nuisible pour ses membres. Avant d’adhérer à un mouvement, il faut bien s’informer, auprès de plusieurs sources, comme des témoignages d’anciens membres. Il faut se demander quelles sont les choses auxquelles le nouvel adhérant est censé renoncer en intégrant le mouvement, quel y est le statut des femmes, si chacun est libre de ses opinions et de ses déplacements.

Il ne faut jamais renoncer à son sens critique et être attentif à tout élément incohérent comme un décalage entre les valeurs officiellement défendues par un mouvement et l’attitude réelle du gourou et de ses membres. Enfin, il faut garder en tête que ce n’est pas parce que des valeurs sont belles que la personne qui en fait la promotion est sincère.

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